‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 261 sur 525 · LE MERLE SOLITAIRE DES PHILIPPINES · texte numérisé non relu

LE MERLE SOLITAIRE DES PHILIPPINES

On retrouve dans cet oiseau la ligure, le port et le bec des solitaires, et quelque chose du plumage de celui de Manille; mais il est un peu plus petit. Chaque plume du dessous du corps est d’un roux plus ou moins clair bordé de brun; celles du dessus du corps sont brunes et ont un double bord, le plus intérieur noirâtre et le plus extérieur blanc sale; les petites couvertures des ailes ont une teinte de cendré, et celles du croupion et de la queue sont absolument cendrées; la tête est d’un olive tirant au jaune, le tour des yeux blanchâtre, les pennes de la queue et des ailes brunes bordées de gris, le bec et les pieds bruns.

La longueur totale de ce solitaire est d’environ sept pouces et demi : il a plus de douze pouces de vol, et ses ailes repliées vont jusqu’aux trois quarts de la queue, qui est composée dedouze pennes, et n’a que deux pouces 2^5 de long.

Cet oiseau, qui a été envoyé par M. Poivre, a tant de rapports avec le solitaire de Manille, que je serais peu surpris qu’il fût reconnu dans la suite pour n’être qti’une simple variété d âge dans cette espèce, d’autant qu’il est plus petitetque ses couleurs sont, pour ainsi dire, moyennes entre celles du mâle et celles de la femelle.

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