‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 260 sur 525 · LE MERLE SOLITAIRE DE MANILLE · texte numérisé non relu

LE MERLE SOLITAIRE DE MANILLE

Cette espèce paraît faire la nuance entre notre merle solitaire et notre merle de roche ; elle a les couleurs de celui-ci et distribuées en partie dans le même ordre; mais elle n’a pas les ailes si longues, quoiqu’elles s’étendent dans leur repos jusqu’aux deux tiers de la queue; son plumage est d’un bleu d’ardoise, uniforme sur la tète, la face postérieure du cou et le dos, presque entièrement bleu sur le croupion; moucheté de jaune sur la gorge, la face antérieure du cou et le haut de la poitrine; plus foncé sur les couvertures des ailes avec des mouchetures semblables, mais beaucoup plus clairsemées, et quelques taches blanches encore moins nombreuses : le reste du corps est orangé, moucheté de bleu et blanc; les grandes pennes des ailes et de la queue sont noirâtres, et les dernières bordées de roux; enfin le bec est brun et les pieds presque noirs.

Ce solitaire approche de la gros.seur de notre merle de roche. Sa longueur totale est d’environ huit pouces, son vol de douze ou treize, sa queue de trois, et son bec d’un seul pouce.

La femelle n’a point de bleu ni d'orange dans son plumage, mais deux

ou trois nuances de brun qui forment entre elles des mouchetures assez régulières sur la tête, le dos et tout le dessous du corps. Ces deux oiseaux faisaient partie de l’envoi de M. Sonnerat.

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