LE MERLE VERT D’ANGOLA
Le dessus du corps, de la tête, du cou, de la queue et des ailes est dans cet oiseau d’un vert olivâtre; mais on aperçoit sur les ailes des taches rembrunies, et le croupion est bleu : on voit aussi sur le dos, comme devant le cou, quelque mélange de bleu avec le vert; le bleu se retrouve pur sur la partie supérieure de la gorge; le violet règne sur la poitrine, le ventre, les jambes et les plumes qui recouvrent l’oreille; enfin les couvertures inférieures de la queue sont d’un jaune olivâtre, le bec et les pieds d’un noir décidé.
Cet oiseau est de la même grosseur que celui auquel M. Rrisson a donné le même nom, et lui ressemble aussi par les proportions du corps, mais le plumage de ce dernier est différent; c’est partout un beau vert canard, avec une tache de violet d’acier poli, sur la partie antérieure de l’aile.
La grosseur de ces oiseaux est à peu près celle de notre merle; leur longueur d’environ neuf pouces, leur vol de douze pouces et un quart, et leur bec de onze à douze lignes ; leurs ailes dans leur repos vont à la moitié de la queue, qui est composée de douze pennes égales.
Il est probable que ces deux oiseaux appartiennent à la même espèce : mais j ignore quel est celui des deux qui représente la lige primitive, et quel
452 IIISTOIKE NATURELLE
est celui qui doit n’ètrc regardé que comme une branche collatérale, ou si 1 on veut comme une simple variété.