‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 282 sur 525 · LE TANAOMBÉ OU MERLE DE MADAGASCAR · texte numérisé non relu

LE TANAOMBÉ OU MERLE DE MADAGASCAR

Je conserve à cet oiseau le nom qu’il a dans sa patrie, et il serait à souhaiter que les voyageurs nous apportassent ainsi les vrais noms des oiseaux étrangers ; ce serait le seul moyen de nous mettre en état d’employer avec succès toutes les observations laites sur chaque esjtèce, et de les appliciuer sans erreur à leur véritable objet.

Le tanaombé est un peu moins gros que le mauvis. Son plumage en général est très-rembruni sur la tête, le cou et tout le dessus du corps; mais les couvertures de la queue et des ailes ont une teinte de vert ; la queue est vert doré, bordée de blanc ainsi que les ailes, qui ont outre cela du violet changeant en vert à 1 extrémité des grandes pennes; une couleur d’acier poli sur les pennes moyennes et les grandes couvertures, et une marque oblongue d’un beau jaune doré sur ces mêmes pennes moyennes; la poitrine est d’un brun roux, le reste du dessous du corps blanc; le bec et les pieds sont noirs, et le tarse est fort court. La queue est un peu fourchue ; les ailes, dans leur repos, ne vont qu’à la moitié de sa longueur; néanmoins ce merle a le vol plus étendu à proportion que le mauvis. Il est à remarquer que dans un individu que j’ai eu occasion de voir, le bec était plus crochu vers la poitrine qu il ne paraît dans la figure enluminee, et qu'à cet égard le tanaombé semble se rapprocher du merle solitaire.

DES OISEAUX ETRANGEIIS,

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