‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 289 sur 525 · LE MERLE HUPPÉ DU CAP DE BONNE-ESPÉRANCE · texte numérisé non relu

LE MERLE HUPPÉ DU CAP DE BONNE-ESPÉRANCE

La huppe de cet oiseau n’est point une huppe permanente; mais ce sont des plumes longues et étroites qui, dans les moments de parfaite tranquillité, se couchent naturellement sur le sommet de la tête, et que l’oiseau hérisse quand il veut. La couleur de cette huppe, du reste de la tète et de la gorge, est un beau noir avec des reflets violets; te devant du cou et de la poitrine a tes mêmes reflets sur un fond brun. Cette dernière couleur brune domine sur tout le dessus du corps et s’étend sur le cou, sur les couvertures des ailes, sur une partie des pennes de la queue, et même sous le corps, où elle forme une espèce de large ceinture qui passe au-dessus du ventre ; mais dans tous ces endroits elle est égayée par une couleur blanchâtre fini borde cl dessine le contour de chaque plume à peu près comme dans le merle à plastron blanc. Celui de cet article a les couvertures inférieures de la queue rouges, les supérieures blanches le bas-ventre de cette dernière couleur, enfin le bec et les pieds noirs. Les angles de l’ouverture du bec sont accompagnés de longues barbes noires dirigées en avant. Ce merle n’est guère plus gros que Talouette huppée. 11 a onze à douze pouces de vol ; ses ailes, dans leur situation de repos ne s’étendent pas jusqu’à la moitié de la queue; leurs pennes les plus longues sont la quatrième et la cinquième, et la première est la plus courte de toutes.

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