LE MERLE D’AMBOINE
Je laisse cet oiseau parmi les merles, où M. Brisson l'a placé, sans être bien sûr qu’il appartienne à ce genre plutôt qu’à un autre. Seba, qui le premier nous l’a fait connaître, nous dit qu’on le met au rang des rossignols, à cause de la beauté de son chant : non-seulement il "chante ses amours au printemps, mais il relève alors sa longue et belle queue, et la ramène sur son dos d’une manière remarquable. 11 a tout le dessus du corps d’un brun rougeâtre, compris la queue et les ailes, excepté que celles-ci sont marquées d’une tache jaune; tout le dessous du corps est de cette dernière couleur, mais le dessous des pennes de la queue est doré. Ces pennes sont au nombre de douze, et régulièrement étagées.