‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 295 sur 525 · LE MERLE DE SURINAM · texte numérisé non relu

LE MERLE DE SURINAM

Nous retrouvons dans ce merle d’Amérique le meme fond de couleur qui règne dans le plumage de notre merle ordinaire : iUest presque partout dAn noir brillant, mais ce noir est égayé par d’autres coideurs : sur le sommet de la tète, par une plaqued’un fauve jaunâtre; sur la poitrine, par deux marques de cette môme couleur, mais d’une teinte plus claire; sur le croupion, par une tache de cette meme teinte; sur les ailes, par une ligne blanche qui les borde depuis leur origine jusqu’au pli du poignet ou de la troisième articulation; et enfin sous les ailes, par le blanc qui règne sur tout-es leurs couvertures inferieures; en sorte qu en volant, cet oiseau montre autant de blanc que de noir : ajoutez a cela que les pieds sont bruns, que le bec n’est que noirâtre, ainsi que^ les pennes de l’aile, et que toutes ces pennes, excepté les deux premières et la dernière, sont d’un fauve jaunâtre à leur origine, mais du côte intencur seulement.

Le merle de Surinam n’est pas plus gros qu une alouette; sa longueur totale est de six pouces et demi, son vol de neuf et demi, sa queue de

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trois à peu près, son bec de huit lianes, et son pied de sept à huit; enfin ses ailes, dans leur repos, vont au delà du milieu de la queue.

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