le milan de la caboline
L’oiseau appelé parCatesby Vépervier à queue d’ hirondelle, et par M.Brisson le milan de la Caroline.
a Cet oiseau, dit Catesby, pèse quatorze onces ; il a le bec noir et crochu ; mais il n’a point de crochets aux côtés de la mandibule supérieure comme les autres éperviers : il a les yeux fort grands et noirs, et Tiris rouge ; la tête, le cou, la poitrine et le ventre sont blancs ; le haut de Taile et le dos d’un pourpre foncé, m.iis plus brunâtre vers le bas, avec une teinture de vert ; les ailes sont longues à proportion du corps, et ont quatre pieds, lorsqu’elles sont déployées : la queue est d’un pourpre foncé, mêlé de vert et très-fourchue, la plus longue plume des côtés ayant huit pouces de long de plus que la plus courte du milieu : ces oiseaux volent longtemps comme les hirondelles, prennent en volant les escarhols, les mouches et autres insectes, sur les arbres et sur les buissons : on dit qu’ils font leur proie de lézards et de serpents, ce qui fait que quelques-uns les ont appelés éperviers à serpents. Je crois, ajoute M. Catesby, que ce sont des oiseaux de passage (en Caroline), n’en ayant jamais vu aucun pendant l’iiiver. »
DES OISEAUX ÈTRAiNGEIlS. 78
Nous romarqiu roiis, au sujet de ce que dit ici cet auteur, que l’oiseau dont il est question n’est point un épervier, n’en ayant ni la (orme ni les mœurs ; il approche beaucoup plus, par les deux caractères, de l'espèce du milan; et si on ne veut pas le regarder comme une variété de l’espèce du milan d ’Europe, on peut au moins assurer que c’est le genre dont il approche le plus, et que son espèce est infiniment plus voisine de celle du milan que de celle de i'épervier.