‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 303 sur 525 · LE MERLE NOIR ET BLANC D’ABYSSINIE · texte numérisé non relu

LE MERLE NOIR ET BLANC D’ABYSSINIE

Le noir règne sur toute la partie supérieure, depuis et comprisse bec, jusqu’au bout de la queue, à 1 exception néanmoins dcsailes,surlesquelles on aperçoit une bande transversale blanche qui tranche sur ce fond noir ; le blanc règne sur la partie inférieure, et les pieds sont noirâtres. Cet oiseau est a peu près de la grosseur du mauvis, mais d’uné forme un peu plus arrondie; il a la queue l’ondc et carrée pai' le bout, et les ailes si courtes,^ qu’elles ne s’étendent guère au delà de l’origine de la queue ; il chante à peu près comme le coucou , ou plutôt comme ces horloges de bois qui imitent le chant du coucou.

Il se tient dans tes bois les plus épais, où il serait souvent difficile de le découvrir s’il n’était décelé par son chant : ce qui peut faire douter qu’en se cachant si soigneusement dans les feuillages il ait intention de se dérober au chasseur; car avec une pareille inttûition il se garderait bien d’élever la voix : l'instinct, qui est toujours conséquent, lui eût appris que souvent ce n’est point assez de se cacher dons l’obscurité pour vivre heureux, mais qu il faut encore savoir garderie silence.

Cet oiseau vit de fruits et de baies, comme nos merles et nos grives *.

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