‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 306 sur 525 · LE VERDIN DE LA COCHINCHINE · texte numérisé non relu

LE VERDIN DE LA COCHINCHINE

Ordre de.s passereaux, genre merle. (Cuvier )

Le nom de cet oiseau indique assez la couleur principale et dominante de son plumage, qui est le vert; ce vert est môle d’une tomte de bleu plus ou moins forte sur la queue, sur le bord extérieur des grandes pennes des ailes et sur les petites couvertures qui avoisinent le dos; la gorge est d’un noir de velours, à l’exception de deux petites taches bleues qui se trouvent de part et d’autre a la hase du bec inférieur : le noir de. la gorge s’étimd derrière les coins de la bouche et remonte sur le bec supérieur, où il occupe l’espace qui est entre sa ba.se et l’œil, et par en bas il est environné d’une espèce de hausse-col jaune qui tombe sur la poitrine ; le ventre est vert, le bec noir et les pieds noirâtres. Cet oiseau est à peu près de la grosseur du chardonneret. Je n’ai pu mesurer sa longueur totale, parce que les pennes de la queue n’avaient pas pris tout leur accroissement lorsque l’oiseau a été tué, et qu’on les voit encore engagées dans le tuyau : aussi ne dépassent-elles point l’extrémité des ailes repliées.

Le bec a environ dix lignes, et paraît formé sur le modèle de celui des merles; ses bords sont échancrés près de la pointe. Ce petit merle vient certainement do la Cochinchine, car il s est trouvé dans la meme caisse que l’animal porte-musc envoyé en droiture de ce pays.

L’AZLRIN.

Ontre (les passereiiux, genre fourrnilior (Coviek.)

Cet oiseau n’est certainement pas un merle; il n’en a ni le port, ni la physionomie, ni les proportions; cependant, comme il en a quelque chose

dans la forme du bec, des pieds, etc., on lui a donné le nom de merle de lauuyane, en attendant que des voyageurs zélés pour le progrès de l’histoire naturelle nous instruisent de son vrai nom, et surtout de ses mœurs. A en juger jiar le peu qu’on en sait, c’est-à-dire par l’extérieur, ie le placerais entre les geais et les merles. ’ j

Trois larges bandes d un beau noir velouté, séparées par deux bandes plus étroites d’un jaune orangé, occupent en entier le dessus et les côtés de la tete et du cou ; la gorge est d’un jaune pur, la poitrine est décorée d’une grande plaq^ue bleue : tout le reste du dessous du corps, compris les couvertures intérieures de la queue, est rayé transversalement de ces deux dermeres couleurs, et le bleu règne seul sur les pennes de la queue, qui sont etagees. Le dessus du corps, depuis la naissance du cou, et les couvertures des ailes les plus voisines, sont d’un brun rougeâtre; les couvertures les plus éloignées sont noires, ainsi que les penires des ailes; mais quelques-unes des premières ont de plus une tache blanche, d’où résulte une bande de cette couleur dentelée profondément, et qui court presque parallèlement au bord de 1 aile repliée. Le bec et les pieds sont bruns.

Let oiseau est un peu plus gros qu’un merle ; sa loncucur totale est de huit pouces et denii, sa queue de deux et demi, son bec de douze lignes et ses pieds de dix-huit. Les ailes, dans leur repos, vont presque à la moitié de la queue.

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