‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 316 sur 525 · LE CARDINAL HUPPÉ · texte numérisé non relu

LE CARDINAL HUPPÉ

Gfnr© moineau. 'Ccvikb.)

L’oi.seau des climats tempérés de l’Amérique repré.senté dans les planches enluminées, n” 37 de l’édition in-4'’, sous la dénomination f/c Vmpnie, appelé aus.$i cardinal Imppé, et auquel nous conserverons ce dernier nom, parce qu’il exprime on meme temps deux caractères, savoir^ la couleur et fa hupjie. Cette espèce approche assez de la précédenUv c’est-à-dire de celle du dur-bec ; d est do la mémo, grosseur et cti gi'andé partie de la meme couleirr : il a le bec aussi fort, la queue de la même longueur, et il est à peu près du même climat. On pourrait donc, s'il c’avait pas une huppe, le regarder comme une variété cfans cette belle espèce. Lé mâle a les couleurs beaucoup plus vives que la femelle, dont le plumage n’est pas rouge, mais seulement d’un In un rougoâti-e ; son bec est aussi d’un rouge bien plus pâle, mais tous deux ont la huppe. Ils peuvent la remuer à volonté et la remuent très-souvent. Je placerais volontioi‘3' pet oiseau avec les bouv rcuils ou avec les pinsons, plutôt qu’avec le.s gros- Irecs, parce qu’il chante très-bi(;n, au lieu que les gros-becs ire chantent pas. M. Salerne dit que le ramage du cardinal hnp|->é est diilicioiix, que son chant ressemble à celui du ro.ssignol, qu’on lui apprend aussi à .sifller, comme aux serins de Canarie, et il ajoute que cet oiseau, qu’il a obsf'n-é vivant, est hardi, fort et vigoureux, qu’on le nourrissait de graines et surtout de millet, et qu’il s’apprivoise aisément.

Les quatre oiseaux étrangers que nous venons d’indiquer sont tous de la même grosscair à peu pi-ès que le gros-bec d’Europe : mais il y a plusieurs autres c.spèces moyennes et plus |îOtites, que nous allons donner par ordre de grandeur cl de climat, et qui, (luoifpie toutes dilTérentes entre elles, ne peuvent être mieux comparées qu’avec les gros-bœs, et sont plutôt du genre de ces oiseaux que d’aucun autre genre auquel on voudrait les rapporter. On leur a même donné les noms de moyens f/roshecs, piiliis yros-becs, parce (ju’en ell’et leur bec est proportionneilement de la même forme et de la meme grandeur que celui îles grocs-becs d’Europe.

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