DU PINSON
tagci- avec le padda le nom d'oiseaux de riz. Mais je leiif conserverai celui de maias, qui est leur vrai nom; je veux dire le nom sous lequel ils sont connus dans le pays de leur naissance, et dont Fernandez devait cire bien instruit. Cet auteur nous apprend que leur chair est bonne à manger et lacile à digérer.
Le mâle a la tète, ta gorge et tout le dessous du corps noirâtres; le dessus, d’un marron pourpré, plus éclatant sur le croupion que partout ailleurs : il a aussi sur la poitrine une larg(! ceinture de la meme couleur, le bec gris et les pieds plombés.
La femelle est fauve dessus, d’un blanc sale dessous : clic a la gorge d'un marron pourpré, et de chaque côté de la poitrine une tache de la meme couleur, répondant à la ceinture du male : son bec est blanchâti-e, et ses pieds sont gris.
Fernandez raconte comme une merveille que le maia a le ventricule derrière le cou. Mais si cet auteur eût jeté les yeux sur les petits oiseaux auxquels on donne la bcc(}uéc, il aurait vu que cette merveille est trèsordinaire, et qu’à mesure que le jabot se remplit, il se porte vers l’endroit où il trouve moins de résistance, souvent à côté du cou, et quelquefois derrière; enfin il se serait aperçu que le jabot n’est pas le ventricule. La nature est toujours admirable, mais il faiit savoir l’admirei’.
LE .^[AIAN.
Genre moineau, sous-genre gros-bec. (Cuvii h.)
La Chine n’est pas le seul pays où se trouve cet oiseau : celui qu’a gravé M. Edwards venait de Malacca, et, suivant foute a[)parcnce, il n’est point exclu des contrées intermédiaires; mais on peut douter raisonnablement qu’il existe en Amérique, et qu’un si petit oiseau ait franchi les vastes mers qui séparent ces deux continents : du moins il est assez différent de celui de tous les oiseaux d’Amérique auquel il a le plus de rapport, je veux dire du maia, pour qu’on doive lui donner un nom différent.' En eflct, scs proportions ne sont point du tout les mêmes; car, quoiqu’il soit un peu plus grand, ses ailes et sa queue sont un peu plus courtes, son beo est tout aussi court; d’ailleurs son plumage est dillcrent, et a beaucoup moins d’ticlat.
L(! maian a tout le dessus du corps d’un marron rougeâtre, la poitrine et tout le dessous du corps d’un noirâtre prexsque uniforme, cependant un peu moins foncé sous la queue.; le bec couleur de plomb; une espèce de coqueluchon gris clair qui couvre la tête et tombe jusqu’au bas ducou : les couvertures inférieures des ailes sont de la couleur de ce coqueluchon, et les pieds couleur de chair.
Le maian de IM. Brisson diffère de celui-ci en ce qu’il a la poitrine d’un brun clair, quelques-unes des piomières pennes des ailes bordées de blanc, le bec et les pieds giis, etc. Ces dilfércnces sont trop sensibles pour n’être regardées que comme de simples variétés de descriptions, surtout si l’on fait attention à l’exactitude scrupuleuse des descripteurs.