‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 399 sur 525 · L’OLIVET · texte numérisé non relu

L’OLIVET

Genre langara, sous-genre loriot. (Cuvieb.)

Nous lui avons donné ce nom, parce qu’il est partout d’un vert couleur d’olive, plus foncé sur le dessus du corps, et plus clair en dessous: les grandes plumes des ailes sont encore plus foncées en couleur que le dos, car elles sont presque brunes; on y distingue seulement des reflets verdâtres.

Sa longueur est d’environ six pouces, el les ailes s’étendent jusqu’à la moitié delà queue.

Ce tangara nous a été apporté de Cayenne par M. Sonnini de Manoncourt.

Les dix-sept espèces précédentes composent ce que nous avons appelé les grands tangaras; nous allons maintenant donner la description des especes moyennes pour la grandeur, qui ne sont pas si nombreuses.

LE TANGARA DIABLE-ENRHLMÉ.

Genre langara, sous-genre langara proprement dit. (Cuvieb.)

C’est le nom que les créoles de Cayenne donnent à cet oiseau, dont te plumage est mélangé de bleu, de jaune et de noir, el dont le dessus elles côtés de la tète, la gorge, le cou et le croupion , la partie antérieure du dos, sont noirs sans aucune teinte de bleu. Les petites couvertures des ailes sont cependant d’une belle couleur d’aigue-marine, et prennent au sommet de 1 aile une teinte violette; le dernier rang de ces petites couvertures est noir terminé de bleu violet. Les pennes dos ailes sont noires ; les grandes (la première exceptée) sont bordées extérieurement de vert jusqu’à environ la moitiôde leur longueur; les grandes couvertures sont noires, bordées extérieurement de bleu violet. Les pennes de la queue sont noires, bordées légèrement à l’extérieur de bleu violet, jusqu’auprès de l’extrémité; la première penne de chaque côté n’a pas cette bordure; elles sont toutes grises en dessous. Une légère couleur jaune couvre la poitrine et le ventre, dont les côtés ainsi que les couvertures des jambes sont semés de plumes noires, terminées de bleu violet et de quelques plumes jaunâtres tachetées de noir.

Nous avons cru devoir donner la description exacte des couleurs prises sur l’oiseau vivant, parce qu’elles sont differentes de celles de la planche enluminée de l’édition in-i", qui n’a été peinte que d'après un oiseau mort; on lui a donné dans cette planche la dénomination de tangara tacheté de Cayenne.

' Sa longueur totale est de cinq pouces et demi; le bec a six lignes de long; la queue, un pouce dix lignes; elle dépasse les ailes plie.es d'un pouce.

On le trouve à la Guyane, où il n’est pas commun, et nous ne savons rien du tout de ses habitudes naturelles.

M. Ri’isson a pensé que cet oiseau était le même que le teoauhtototl de Fernand(îs, mais Fernandes dit seulcmont que cet oiseau est environ de la grandeur d un moineau; qu il a le bec courte le dessus du corps bleu, et le dessous d un blanc jaunâtre avec les ailes noires. Il n’est guère possible, d’après une description aussi incomplète, de décider si le teoauhtototl est le mémo oiseau que le diable enrhumé. Au reste, Fernandès monte que le teoauhtototl vit dans les campagnes et sur les montagnes de Tetzocan cm Mexique, qu’il est bon à manger, qu’il n’a pas un chant agréable, et qu’on no le nourrit pas dans les maisons.

LE VERDEROUX.

Gi'nre iMe-grièclic. (Cuvieb.)

Nous avons appelé cet oiseau verderoux, parce qu’il, a tout le plumage d un vert plus ou^moins foncé, à Texception du front, qui est roux dés deux côtés de la tête, sur lesquels s’étendent doux bandes de cette couleur, depuis le front jusqu’à la naissance du cou en arrière de la tête : le reste de la tête est gris cendré.

Sa longueur est cle cinq pouces quatre lignes ; celle du bec est de sept lignes, et celle des pieds de huit lignes; la queue n’est point étagée, et les ailes pliées ne s étendent pas tout à fait jusqu’à la moitié do sa longueur.

^ Cette espèce est nouvelle : nous en devons la connaissance à M. Sonnini de Manoncourt, mais il n’a pu nous rien apprendre des habitudes naturelles de cet oiseau, qui est fort rare a la Guyane, et qu’il a trouvé dans les grandes forêts de cette contrée.

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