‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 400 sur 525 · LE PASSE- VERT · texte numérisé non relu

LE PASSE- VERT

üeiiic- taiigara, snus-ÿonre langara pruiircunail dit. ({'.l'viKti.)

Nous avons déjîi donné cet oiseau sous ce même nom de passe-vert et on l a décrit sous la dénornination de moineau à tête rousse de Cayenne: c est cette dénomination qui nous a induit en erreur, et qui nous a fait joindre mal a propos cet oiseau au genre des moineaux, tandis qu’il appartient a celui des tanguras; c’est le mille de l’espèce : la femelle est le tangaraàtéte rousse. Ainsi je ne m’étais trompé que pour le mâle dont voici la description plus détaillée pour les couleurs, quoique la planche les représente assez fidèlement; mais c’est pour faire connaître ici la diftercnce des couleurs enti-e le mâle et la femelle.

La partie supérieure de la tête est rousse; le dessus du cou, le bas du dos et le croupion, sont d’un jaune pâle doré, brillant comme de la soie crue, et dans lequel on aperçoit, selon certains jours, une légère teinte de \ert; les cotes do la tote sont noirs; la partie supérieure du dos les plumes scapulaires, les petites couvertures supérieures des ailes et celles do la queue sont vertes.

La gorge est dun gris bleu; le reste du dessous du corps brille d’un mélange confus do jaune pale dore, de roux et de gris bleu, et chacune de ces couleurs devient la dominante, selon les difForents jours auxqiuLs

DES TANGARAS. 577

Toiseau esl exposé 5 les pennes des ailes et de la queue sont brunes avec une bordure plus ou moins largo d’un vert doré.

La femelle diffère du mâle en ce qu’elle a le dessus du corps vert, et le dessous d’un jaune obscur avec (|uclqucs reflets verdeUres.

Ces oiseaux sont très-communs à Cayenmi, où les créoles leur ont donné le nom de dmiphinois, que tions eussions adopté si nous n’avions employé précédemment celui de passe-vert, croyant que cet oiseau était un moineau ou passereau vert. 11 n’habite que les lieux découverts et s’approche mémo des habitations : il se nourrit de fiuits, et pique les bananes et les goyaves, qu’il détruit en grande cjuanlité; il dévaste aussi les champs de riz dans le temps de la maturité. Le mâle et la femelle se suivent ordinairement, mais ils ne volent pas par troupes; seulement on les trouve quelquefois en nombre dans les rizières. Ils n’ont ni chant ni ramage, mais un cri firef et aigu.

Variété du passe-vert « tête bleue.

L’on touve dans la collection académique une description d’un tangara qui paraît avoir beaucoup de rapport avec le passe-vert. Cet oiseau a, selon .M. Linnæus, le devant du cou, la poitrine et le ventre d’un jaune doré; le dos jaune verdâtre, et les ailes et la queue vertes, sans mélange d(^ jaune : mais ce tangara diffère du passe-vert par sa tète, qu’il a d’un bleu très- vif.

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