LA COIFFE NOIRE
Genre tgngara, sous-genre tangara proprement dit. (Cuvier.)
La longueur totale de cet oiseau est de quatre pouces dix lignes; son bec est noir et a neuf lignes de long; tout le dessous du corps est blanc.
Icgcrcmcnl varie de cendré; le dessus de la tète est d’un noir lustn: qui s eteiid de chaque côté du cou, pai' une bande noire qui tranche sur le blanc de la gorge, ce qui donne à l’oiseau l’air d’ètre coift'é de noir. Les pennes de la queue ne sont pas par étage et ont toutes vingt et une lignes de longueur; elles dépassent d’un pouce les ailes pliées. Le pied a neuf lignes de long.
Le tijepiranga de Maregrave, dont M. Brisson a fait son tangara cendré du Brésil, ressemblerait parfaitement cà cet oiseau, si Maregrave eût fait mention de cette couleur noire en forme de coiffe; ce qui nous fait présumer que celui dont nous venons de donner la description est le mide et que le tijepiranga de Maregrave est la femelle. ’
Au reste, on le trouve dans les terres de la Guyane comme dans celles du Brésil ; mais on ne nous a rien appris de scs habitudes naturelles.
LES PETITS TANGARAS.
^s tangaras de moyenne grandeur dont nous venons de faire l’énumération ne sont en générai pas plus gi-os qu’une linotte; ceux dont nous allons donner la description sont encore sensiblement plus petits, et il y en a qui ne sont pas plus gros qu’un roitelet.
LE ROUVERDIN.
Genre langara, sous-genie langara proprement dit. (Cuvikr.)
C(î nom, que nous lui avons donné, indique pour ainsi dire toute la description des couleurs de l’oiseau, car il a le corps entièrement vert avec la tête rousse : seulement il a sur la poitrine une légère couleur bleue avec une tache jaune sur le haut de l’aile.
Cette espèce de tangara se trouve dans plusieurs contrées de l’Amérique méridionale, au Pérou, à Surinam, à Cayenne; il paraît mémo (|u’il voyage, car on ne le voit pas aux mômes endroits dans tous les temps de l’année. Il arrive dans les forêts de la Guyane deux ou trois fois par an, pour mangtsr le petit fruit d’un grand arbre'’sur leqm'l ces oiseaux se perchent en troiipes, et ensuite ils s’en retournent apparemment dès que cette nour riture vient à leur manquer. Comme ils sont assez rai'es, et qu’ils fuient constamment tous les lieux découverts et habites, on ne les a pas assez bien observés pour en savoir davantage sur leui's habitudes naturelles.
LE SYACOU.
Gciiri' langara, sous-genie langara proprcmcnl dit. (CrviEu.)
L’on peut regarder le tangara tacheté des Indes, et le tangara de Cayenne cormuc deux oiseaux de môme espèce, qui ne nous paraissent différer que par h; sexe : mais ils nous sont trop peu connus pour' décider absolument sur cette identité; nous présumons .seulement que celui de ces oiseaux qui a le ventre blanc est la fciuelle, et que celui qui l’a ^ ert est le mâle.
DES TANGAIÎAS.
Ot oisoau csl ccrlaiucnn'ul de rAniériquc nieridiunalc.
Nous donnons à celle espèce le nom de sijacou, par contraclion de son nom l)r('ïsilien sayaam, car nous ne douions pas cpie cet oiseau, que iM. lirisson indique sous le nom de ianyaru varié du Brésil, ne soit encore le même que celui-ci.
Ces deux oiseaux nous sont venus de Cayenne, où ils sont assez rartîs.