LE BONJOUR-COMM ANDEIJ R
Genre moineau. (Cuvier.)
On appelle ainsi dans l’île de Cayenne une espèce de bruant qui a coutume de chanter au point du jour,’ et que les colons sont à portée d’entendre, parce qu’il vit autour des maisons. Quelques-uns l’appeJlent bruant de Cayenne ; il ressemble si parfaitement à celui du cap de Bonne-Espérance, représenté dans les planches enluminées, n" 2,
de l’édition in-4", que M. de Sonnini le regarde comme le même oiseau sous deux noms différents : d’oii il suit nécessairement que 1 une de ces deux dénominations est fautive; et comme, suivant M. de Sonnini, ce bruant est naturel à l’île de Cayenne, il est plus que probable qu’il ne se trouve au cap de Bonne-Espérance que lorsqu’il y est porté par les vaisseaux. Une autre conséquence plus générale que l'on doit tirer de là, c’est
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que toutes ccs dénominations, en partie gcographi((ues, où l'on lait entrer le nom du pays comme marque distinctive, sont équivoques, incertaines, et ne valent pas à beaucoup près celles que l’on tire des caractères propres à l’animal dénommé, 1" parce que cet animal peut se trouver clans plusieurs pays; 2" parce qu’il arrive souvent qu’un animal n’est point aborigène du pays d’où on le tire, suilout d’un pays tel que le cap de Bonne-Espérance, où abordent des vaisseaux venant de toutes les parties du monde.
Les bonjour-commandeurs ont le cri aigu de nos moineaux de France ; ils sont le plus souvent à tei’re, comme les bruants, et presque toujours deux à deux.
Le mâle a sur la tète; une calotte noire traversée par une bande grise; les joues cendrées; une raie noire qui s’étend delà base du bec à Ta calotte d’ont j’ai parlé; au-dessous de cette calotte, par d(‘rrière, un demicollier roux; le dessus du corps d’un brun verdâtre, varié sur le dos par des taches noires oblongues; les couvei tures des ailes bordées de roussàtre; tout le dessous du corps cendré.
11 est un peu plus petit que notre zizi, n’ayant que cinq pouces de longueur totale : scs ailes sont courtes et vont à peine à la moitié de la queue.
LE CALFAÏ.
M. Lommerson, qui a décrit cet oiseau de l’ile de France sur les lieux nous apprend (ju’il a le dessus de la tète noir; toute la partie supérieure du corps, compi'is les ailes cl la queue, d’un cendré bleuâtre; la queue bordée de noir, la gorge de celte dernière couleur; la poitrine elle ventre d’une couleur vineuse; une bande blanche qui va de l’angle de l’ouverture du bec à l’occiput; le tour des yeux nu et couleur de rose : l’iris, le bec et les pieds aussi couleur de rose ; les couv ertures inférieures de la queue blanches.
Le call'at est d’une taille moyenne, entre le moineau et la linotte.