LE BOUVREUIL
(ce boüvueuil cojimun.)
Genre bouvreuil (Ciuiiiii.)
La nature a bien traité cet oiseau; car elle lui a donné un beau plumage et une Ix'lle voix. Le plumage a toute sa beauté d’abord après la prmicre mue, mais la voix a besoin des secours de l’art pour acquérir sa perfection. Un bouvreuil qui n’a point eu de leçons n’a que trois cris, tons lort peu agréables ; le premier, je veux diic celui par lequel il débute ordinairement, est une espèce de coup de silllet : il n’en fait d’abord entendre qu un seul, puis deux de suite, puis trois et quatre, etc. Le son de ce sifflet est pur; et quand l’oiseau s’anime, il semble articuler cette syllabe répétée lui, lui, lui, et ses sons ont plus de force. Ensuite il fait entendre un ramageqDlus suivi, mais plus grave, presque enroué et dégénérant en fausset. Enfin, dans les intervalles il a un petit cri intérieur, sec et coupé, lort aigu, mais en même temps fort doux, et si doux qu’à pciiiB 011 1 entend. II exccute cc son^ fort rcsscinblant ù celui d’un ventriloque, sans aucun mouvement apparent du bec ni du gosier, mais seulement avec un mouvement sensilvie dans les muscles de l’abdomen. Tel