‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 443 sur 525 · LE COTINGA A PLUMES SOYEUSES · texte numérisé non relu

LE COTINGA A PLUMES SOYEUSES

Sous-genre cotinga. (Cuvier.)

Presque toutes les plumes du dessus et du dessous du corps, et même

* M. Cuvier, d’après M. Temminck, considère la lersine comme une simple variété de l’espèce précédente, qu’il laisse parmi les cotingas |udprcment dits. M. Vieillot partage si peu cette opinion, qu’il fait un geme particulier de ecl oiseau, en laissant le quereiva dans le genre coliiiga. (Note de M. Desmarcsl.)

niSTOlUK NATl UELI.K

les couvertures des ailes et de b queue sont effilées, décomposées dans

^ ffij’à de véritables plu-

mes; ce qui doit le distinguer de toutes les autres espèces de cotingas. La couleur generale du plumage est un bleu éclatant changeant en un beau bleu d aigue-inarme, comme dans l’espèce précédente : il faut seulement excepter la gorge qui est d’un vert foncé, et les pennes de la queue i des ailes dont la couleur est noirâtre; encore la plupart sont-elles liordecs extérieurement de bleu. Les jilumes de la tète et^u dessous du cou sont longues et étroites, et le "

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plumes supérieures. Le bec est brun, et les pieds sont noirs.

Longueur totale, sept pouces un tiers; bec, neuf à dix lignes; tarse de

lemc ; \ ol, treize pouces un tiers ; queue, trois pouces cn\ iron, composée de douze pennes; elle dépasse les ailes d’uii pouce.

LE PACA PAC OU POèlPA DOüR.

Suus-g.iire colinga. (Llviek.)

Tout je plumage de ce bcl oiseau est d’un pourpre éclatant et lustré, à 1 exception des jiennes des ailes qui sont blanches, tcrniinées de brun, et (les couvertures inférieures des ailes qui sont totalement blanches : aioiitez encore que le de.ssous de la cnieiie est d’un pourpre plus clair; que le lond des plumes est blanc sur tout le corps; les pieds noirâtres; le bec giis bi on, et que de chacjiio coté do sa base sort un petit trait blanchâtre qui, passant au-dessous des yeux, lorme et dessine le contour de la physionomie.

Cet oiseau a les grandes couvertures des ailes singulièrement conformées; elles sont longues, étroites, roides, pointues et faisant la gouttière; leurs baibcs sont dctachccslos unes dos autres* leur cote est blanche et lia point de barbes a son extrémité; ce qui a quelque rapport avec ces appendices qui torinineiit les pennes moycrmes de l’aile rlu jaseiir, et ne sont autre chose qu’un prolongement du bout de la côte au delà des barbes. Ce trait de conformité n’csl pas le seul qui soit entre ces deux especes; elles se ressemblent' encore par la forme du bec, par la taille par les dimensions relatives de la queue, des pieds, etc. ; mais il faut avouer quelles diirerent notablement par l’instinct, puisque colle du jaseiir se plaît sur les montagnes, cl toutes les espèces de cotingas dans les lieux bas et aquatiques.

Longueur totale, sept pouces et demi ; bec, dix à onze lignes; tarse, neuf a dix lignes; vol, quatorze pouces et plus; queue, deux pouces et demi, composée de douze pennes : elle dépasse les ailes de .sept à huit lignes

Lepompadour est un oiseau voyageur; il iiaraîl dans la Guyane aux (Mi\ irons des lieux hal)itcs, vers les mois do mars et de septembre, temps (le la maturité des fruits qui lui servent de nourriture : il se fient sur les grands arbres au bord des rivières. 11 niche sur les plus hautes branches, et jamais ne s’enfonce dans les grands bois. L’individu qui a servi de sujet a cette description venait de Cayenne.

Variété)) du pacapac.

I. Le pacapac cuis pourpre. Il est un peu plus petit que le précédent, mais ses proportions sont exactement les mêmes : il a les mibncs singu-

J)!vS COTINGAS. 029

laritos dans la couibnuation des gi-andes cou\ei dites des ailes et il est dii luèinc pays. Tant de choses coninmnes ne pernicltent pas de douter que ces deux oiseaux, quoique de plumage dillérent, n’appartiennent à la meme espece; et comme celui-ci est un peu plus petit, je serais norté a le regarder comme une variété d’àgc, c est-a-dire comme un jeune P'^'’ t-f'core pris son entier accroissement, ni ses couleurs deddees. Tout ce qui est pourpre dans le précédent est varié dans celuici de pourpre et do cendré; le dessous de la queue est couleur do roseles pennes de la queue sont brunes : ce qui paraît de colles des ailes est brun aussi ; leur^coté intérieur et cache est blanc depuis rorigine de chaque penne jusqu aux deux tiers de sa longueur; et de plus, les moYcnnes ont le bord extérieur blanc.

11. Nous avons vu, M. Daubenton le jeune et moi, chez M. Mauduit uncotinga gris qui nous a paru appartenir à l’espèce du pacapac, et n être qu'un oiseau encore plus jeune que le précédent, mais qu’il ne faut pas conlondre av ec un autre oiseau auquel on a aussi donné le nom de cotinga gris, et dont je parlerai plus bas sous le nom de auirarou.

Il est piobabic que ce ne sont pas là les seules variétés qui existent ( ams cette espece, et qu’on en découvrira d’autres parmi les Jemcllcs de diricrents âges.

L'OUETTE OL COTINGA ROUGE DE CAYENNE.

Soiis-genre cüliiig;i (Ccvieh.)

Le rouge domine en effet dans le plumage de cet oiseau ; mais cc routée se diversifie par les diH'érentes teintes qu’il prend en differents endroits ■ la teinte la plus vive, et qui est d’un rouge écarlate, est répandue sur la partie supérieure de la tète, et forme une espèce de couronne ou de calotte dont les plumes sont assez longues, et peuvent se relever en manière de huppe, suivant (a conjecture de M. Edwards. Cette même couleur écarlate rogne .sous le ventre, sur les jambes, sur la partie inférieure du dos, et presque jusqu’au bout ch's pennes de laqueuc, lesquelles sont terminées de noir; les cotés de la tète, le cou, le dos et les ailes ont des teintes plus ou moins rembrunies, qui cliaagent le rouge en un beau mordoré velouté : mais la plus sombre de toutes ces teintes est celle d une espece de bordure qui environne la calotte écarlate; cette teinte s éclaircit un tant soit peu derrière le cou et sur le dos, et encore plus sur la goige et a poitrine. Les couvertures des ailes sont bordées de brun et les grandes pennes vont toujours s’obscurci.ssant de plus en plus de la base a la pointe, ou elles sont pre.sque noires; le bec est d un rouce terne; les pieds d’un jaune sale, et l’on y remarque une singularité, c’c'st que le tarse est garni par derrière d’une sorte de duvet jusqu’à l’orioinc des doigts.

L ouette voyage ou plutôt circule comme le pacapac; mais elle est plus commune dans 1 intérieur de la Guyane.

Longueur totale, sept pouces environ; bec, neuf lignes; pieds, sept lignes; queue, deux pouces et demi ; elle dépasse les ailes d envii-on virmt lignes; d’où il suit que ce cotinga a moins d’envergure que les précédents.

LE GUIRA PANGA OU COTINGA RLANC.

Sous-genre eolinga, diû.cioii des proenias. (CiviEa. )

Laët est le seul qui ait parlé de cet oiseau, et tout ce qu’il nous en apprend se réduit a ceci ; qu’il a le plumage blanc et la voix trè.s-fortc.

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