‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 455 sur 525 · I.E CAIA-NDTIE · texte numérisé non relu

I.E CAIA-NDTIE

EE COCIIEVIS,

L’ALOLÎETTF, DES MARCUS.

EE GOBF.-MüUCIIE. iE GOBE -MÜIÎCHE DE LORRAINE,

DES (^OHE-MOÜCIIES. 051

oiseaux qui ne vivent pas (Je chair, ruais qui se uoun isseut de mouches (Je moucherons et d’aulres insectes volants, sans loucher ni aux fruits ni aux. graines.

On les a nommés gobc-mouclies, moucherolbs cl tyrans; c’est un des genn's d’oiseaux les plus nombi'oux on esp(rces. Les unes sont plus petites c|uc le rossignol, et les plus grandes approchent de la pie-gricélie ou 1 (égalent; d'autres espfîces moyennes remplissent tous les degrés intermédiaires de ces deux termes de grandeur.

Cependant des rapports de ressemblance et des formes communes caractérisent toutes ces espèces : un bec comprimé, large à sa base et presque triangulaire, environné de poils ou de soies herfssées, courbant sa pointe en un petit crochet dans plusieurs d('s moyennes espèces, et plus fortement courbé dans toutes les grandes; une queue assez longue, et dont l’aile pliée ne recouvre pas la moitié, sont des caractères que portent tous l(îs gobe-mouches, rnoucherolles et tyrans. Ils ont aussi le bec échancré vers la pointe; caractère qu’ils partagent avec le genre du merle, de la grive et de quelques autres oiseaux.

Leur natund paraît en général sauvage et solitaire, et leur voix n’a rien de gai ni de mélodieux. Trouvant à vivre dans les airs, ils quittent peu le sommet d(;s grands arbres. On les voit rarement à terre; il .semble que I habitude et le be.soin do s(îrrer lc..s branclu'S sur l(!squclles ils se tiennent constamment, leur ait agrandi le doigt postérieur, qui, dans la plupart des espèces de ce genre, est presque aussi long que le grand doigt antérieur. °

Les terres du Midi, oii jamais les insectes no cessent d’éclorc et do voler, sont la véritable patrie de ces oiseaux ; aussi contre deux espèces de gobe-moiiclics que nous trouvons en Europe, en comptons-nous plus de huit dans l’Afriijuc et les n'gions chaudes de l’Asie, et près (le trente en Amérique, oii se trouvent aussi les plus grandes e.spèce.vS; comme si la nature, en multipliant et agrandis.sant les insectes dans ce nouveau continent, avait voulu y multiplier et fortifier les oiseaux qui d(vvaient s’en nourrir. Mais l’ordre de grandeur étant le seul suivant lequel on puisse bien distribuer un aussi grand nombre d’espèces, que les ressemblances dans tout le reste réunissent, nous ferons trois classes de ces oiseaux musa'vores: la première, do ceux qui sont au-dessous de la grandeur du rossignol, et ce .sont les gobe-mouches proprement dits; la seconde, sous le nom de rmucherolles, de ceux qui égalent ou surpassent un peu la taille de ce m('mo oiseau ; dans la troisième, qui est celle des tyrans ils sont tous on à peu près, si môme ils ne l’excèdent, de la grandeur de l’écorcheur ou pie-grièchc rousse, du genre de laquelle ils se rapprochent par l’instinct, les facultés et la figure : ils terminent ainsi ce genre nombreux d’oiseaux chasseurs aux mouches, en le rejoignant à la dernière espèce des oiseaux carnassiers.

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