LE GOBE-MOUCHES
(le GORE-MOUCIIES GIÎIS.)
Ordre des passereaux, famille des dontiroslres, genre gobe-moiichcs. (Cüviek.)
Nous conserverons le nom générique de gobe-mouchesacchii d’Europe comme étant généralement connu sous ce seul et môme nom. D’ailleurs ce gobe-mouches nous servira de t(!rme de comparaison pour toutes les autres espèces. Celui-ci a cinq pouces huit lignes de longueur; huit pouces
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et demi de vol; l’aile; pliée s’étend jusqu’au milieu de la queue, qui a deux pouces de longueur; le b(;c est aplati, large à sa base, long de huit lignes, environné, de poils; tout le plumage n est que de trois couleurs, le gris, le blanc et le cendré noirâtre; la gorge est blanche; la poitrine et le cou, sur les côtés, sont tachetés d’un brun faible et mal termirnî ; le reste du dessous du corps est blanchâtre; le dessus de la tète paraît varié de gris et de brun; toute la partie supérieun; du corps, la queue et l’aile sont brunes; les pennes et leurs couvertures sont légèrement frangiies de Itlanchàtre.
Les gobi'-mouches arrivent en avril, et parlent en septembre. Ils se tiennent communément dans les forets, ou ils cherchent la solitude et les lieux couverts et fourri's; on en rencontre aussi quelquelois dans les vergei's épais. Ils ont l’air triste, le naturel sauvagiq peu animé et même assez stupide. Ils placent leur nid tout à découvert, soit sur les arbres, soit sur les buissons : aucun oiseau faible ne se cache aussi mal, aucun n’a l’instinct si peu décidé. Ils trav'aillent leurs nids différemment; les uns le font entièrement de mons.se, et les autres y mêlent de la laine. Ils e-mploient beaucoup de temps et de peines pour faire un mauvais ouvrage;, et l'on voit quelquefois ce nid entrelacé de si grosses racines, qn’qn n’itniagi lierait pas qu'un ouvrier aussi petit pût employer de tels matériaux. Il pond trois ou quatre œufs et quelquefois cinq, couverts de taches rousses.
Ces oiseaux pi'Ciinent le pleis souvent leur noeirriturc en volant, et ne se posent qeie rarement et par instants ;i terre, sur laquelle ils ne courent pas. Le mâle ne diffère de la femelle qn’en ce qu’il a le front plus varié de brun, et le ventre moins blanc. Ils arrivent en France au printemps, mais les froids qui surviennent quelquefois vers le milieu de cette saison leur sont funestes. >L Lottinger remai-que qu’ils p^d'irent presque tous dans les neiges qui tombèrent en Lorraine, en avril i 7()7 et 1 77'2, et qu’on les prenait a la main. Tout degré de froid qui abat les iiisceles volants dont cet oiseau fait son unique nonrritnro, devient mortel pour lui : au.ssi abandonne-t-il nos contrées avant le.s premiers froids de rantonme, (;t on n’en voit [ilus dès la fin de septembre. Aldrovandc dit qn il ne qwlte point le pays; mais cela doit s’entendre de l'Italie on de pays encore plus chauds.
LF GOBE-itlOUClIES NOIR A COLLIER, OU CORE-.MOUCHES