I.E GüBE-MOl’CIlES BRUN DE LA CAROLINE
Genre gobe-mouebes (Ccmek.)
Celui-ci est le j)etit preneur de mouches brun de Catesivy. 11 est de la taille et de la figure du gobe-mouches olive aux yeux et pieds rouges, donne par le même aifiruu', et nous aurions voulu les réunii'; mais cet observateur exact les distingue. Une teinte brune et morne (jui couvre uniformément tout le dessus du corps de cet oiseau, n’est coupée que I)ar le brun roussfttro des pennes de l’aile et de la queue; le des.sous tlu corps est blanc .sale avee une nuance jaune; les jambes et hîs pieds sont noirs; le bec est aplati, large et un peu crochu à la pointe; il a huit lignes, la queue deux pouces; l'oiseau entier, cinq pouce.s huit lignes; il ne pèse que trois gros. C’est tout ce, qu’en a dit Catesl)y, d’aju-ès" lequel .‘^eul on a parlé de ce petit oiseau.
LH GOJIE-},iOl GUES OLHE DE CAYENNE.
(iciiie gobe-niuiichos (Ci'vi.Mi.)
Ce «iobe-rtioiicbcs u'eslpas plti.? grand que le. ponil/ot d'Europe; il a sa taille et scs couleurs, si ce ii’esl que le vcrdàire domine un peu plus ici .sur le cendré cl le blanc sale, qui ionl le fond du plumage de ces petits oiseaux : celui-ci, par son bec aplati, apjiarlient à la l'iimillc des gobemouches; nos pouillots et soucis, sans y être expressément compi-rs, en ont les mœurs : ils vivent de même de mouches et moucherons. C’est pour les saisi)- que dans les jours d’été ils ne ce.ssent do voleter, et quand la saison i-igourcusc a l'ail disptiraître fous les insectes volants, le souri et le pouillot les cho’chent encore en clii-ysalidcs, sous les écorces oii ils sont cachés.
Longueur totale, quatre pouces cl demi; bec, sept lignes; queue, vingt ligru's, laquelle d(';passe l'am; pliée de quinze lignes.
Lh] ÜOBE-MOUCIIES TACHETÉ DE CAYENNE.
(iciii'o gobo-mouclies. (CiniEii.)
Le gobe-mouches de Cayenne est à peu près de la gi-andeur du gobeiriouches olive, naturel au même climat. Le blanc sale, mêlé sur l’âile de quelque ombre do rougeâtre, et de quckiues taches de blanc jaunâtre plus distinctes, avec du ccntlré brun sur la tète et le cou, cl du cendré noirâtre sur les ailes, fonneiit, avec coni'usion, le mélangé dos taches du plumage, de cet oiseau; une petite mentonnière de pluincs blanchâtres et hérissées lui prend sous le bec, et les plumes cencli-ées du sommet de la tète, mêlées de filets jaunes, se soulèvent en demi-huppe. Le liée est delà même grandeur quecelui du gobe-mouchivs olive, la queue de même longueur, mais la couleur les dinérencie. L’oli\ e paraît aussi avoir la taille plus fine, le mouvement plus vif que le tacheté, autant du moins qu’on peut en juger par leurs dépouilles.