‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 479 sur 525 · LE SCIIET DE .MADAGASCAR · texte numérisé non relu

LE SCIIET DE .MADAGASCAR

(ieiire gobe-niiiuches, soiis-geiire moiicheroHe. ((àivikr.)

On nomme sch^t, a Madagascar, un beau moucherolleà longue (lucue; et on y donne à deux autres les noms de schot-nll et de scliel-vouloulou, qui signitienl apparemment schet roux ni schef. varié, et qui ne désignent que deux variétés d’une même e,«pèce. M. Brisson en comjjte trois : mais quelques diversités de couleurs rni peuvent former des espèces différentes, quand la lorme, la taille, et tout le r(;stc des proportions sont les memes.

Les schets ont la figure allongée de la lavandière; ils sont un peu plus grands, ayant six pouces (“t demi de longueur ju.squ’à l’extrémité de la vraie queue, sans parler dos deux plumes 'qui l’agrandiraient extrêmement si on les faisait entrer dans la mesure, le schèt que nous avons sons les yeux ayant onze pouces à le prendre do l’extrémité du bec à celle de ces deux pennes : le bec de ces oiseaux a sept lignes; il est triangulaire Irè.s-aplali, très-large à .sa base, garni do soies aux angles et tant soit peu crochu à la pointe. Une belle huppe d’un vert noirj avec l’éclat de l’acier poli, couchée et troussée en arrière, couvre la tète de ces trois schets; ils ont l’iris de l’œil jaune et la païqhèrc bleue.

Dans le premier, le même noir de la huppe enveloppe le cou, coin re le dos, les grandes pennes de l’aile et de la queue, dont les deux longues plumes ont sept pouces de longueur, (A sont blanches ainsi (luc les petites pennes de l’aile et tout le des.sous du corps.

Dans le schet-aU, ce vci’t noir de la huppe ne se trouve que sur les grandes pennes de l’aile, dont les couvertures sont marquées de larges lignes blanches; tout le reste du plumage est d’un rouge liai, vif et doni, qû’Edvvards di'-finit belle couleur cannelle éclatante, ^e\\n s’étend également sur la queue et sur les deux longs brins : ces brins sont semblidiles à ceux qui prolongent la queue du rollicr d’Angola ou de celui d’Abvssinic, avec la différence que dans le rollier ces deux plumes sont les plus extérieures, au lieu que dans le mouchcrolle de Madagascar, ce sont les deux intérieures qui sont les plus longues.

Le troisième .schet ou le schet vouloulou ne diffère presque du précédent que par les deux longues plumes de la queue, qui sont blanches, le reste de son plumage étant rouge bai, comme celui du .schet-all. Dans le schet-all du Cabinet du Roi, ces deux pennes ont six pouces; dans un autre individu que nous avons également mesuré, elles en avaient huit, avec les barbes extérieures boi'dées de noir aux tiois quarts d(- leur longueur, et le reste blanc; dans un fioisièmc ces deux longues plumes

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maiiquaiont, soit qu’un accident en eût [n ivé cet individu, soit qu’il ri’eùt pas encore atteint l’âge ou la nature les donne à son espèce, ou qu’il eût été pris dans le temps de la mue, qu'Edwards croit être de six mois de durée pour ces oiseaux.

Au l’este, on les trouve à Ceylan et au cap de Bonne-Espérance, comme à Madagascar. Knox les décrit assez bien. Edwards donne le troisième schet, sous le nom d’o/smu de paradis pie., quoique ailleurs il relève une pareille erreur de Seba. En ell'et, ces oiseaux difl’èrent des oiseaux de paradis par autant de caractères qu’ils en ont qui les unissent au genre des mouclierollcs.

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