LE TYRAN DE CAYENNE
Genre gnbe-mouches, sotis-genre tyran. (Cuvifk.)
Le tyran de Cayenne est un peu plus grand que la pie-grièche d’Europe nommée ïécorchmr. I/individu que nous avons au Cabinet a tout le dessus du corps d’un gris cendré, so nuançant jusqu’au noir sur l’aile dontquelques pennes ont un léger bord blanc; la queue est delà mêmetcinlé noirâtre; elle est un peu étalée et longue de trois pouces : l’oi.scau entier a sept pouces, et le bec dix ligne.s; un gris plus clair couvre la et se teint de verdâtre sur la poitrine; le ventre est jaune paille ou s° lîfre clair ; les petites plumes du haut et du devant de la tète relevées à demi lafsscnt apercevoir enti-e elles quelques pinceaux jaune citi-on et jaune auioïc : le bec, aplati et garni de ses soies, se coui'bcen crochet à la pointe. La lemellc est d’un brun moins foncé.
Le petit tyran de Cayenne est un peu plus petit que le précédent, et n en est qu une varietri. Celui que décrit M. Biâsson n’est aussi qu’une variété de celui de la page 298 de son ouvrage.
LE CAUDEC.
Genre gube-mouches, sons-genre tyran. (Cuvieb.)
C’est [ç, fjobe-mouches tacheté de Cayenne des planches enluminéesmais le bec ci’ochii, la force, la taille et le naturel .s'accordent potirexclui-e cet oiseau du nombre des gobe-mouches et en faire un tyran. A Cayenne on le nomme caudec. 11 a huit pouces de longueur;' le bec échancré par les bords vers sa pointe crochue, et héris.sé de .soies, a treize lignes. Le gris noir et le blanc mêlé de quelques lignes roiissàtres sur les ailes composent et varient son plumage ; le blanc domine au-dessous du corps, oii il est grivelé de taches noirâtres allongées; le noirâtre, à son tour, dorninesiir le dosoiile blanc neformequequelqijes bordures; dei’ix lignes blanches passent obliquement rime sur l’œil, l’autre dessous ■ de petites plumes noirâtres couvi-ent à demi la tache jaune du sommet de
G7i fllSTOIRL’ NATUREl.fJi:
latclej les pennes de la qnene, noires dans le milieu , sont largeinetit bordées de roux; longle p<}stéricnr est le plus fort de tous. ].,e caudec vit le long des criques, se poreliant sur les bi-anches basses des arbres, surtout des palétuviers, et chassant apparemment aux mouches aquatiques. Il est moins commun que le titiri, dont il a l’audacc cl la méchanceté. La leraelle n’a point de tache jaune sur la tète, et dans quelques mâles cette tache est orangée : différence qui probablement tient à celle de l'àge.