LE TYRAN DE LA CAROLINE
Genre gntie-mouches, sous-genre tyran. (Covii.b.)
Au caractère et à l’instinct que Catesby donne à cet oiseau de la CarolioCj nous 11 hesitorons pas dVn faire une mémo espèce avec celle du pipiri de Saint-Domingue : même hardiesse, morne courage et mêmes habitudes naturelles; mais la couronne rouge que celui-ci porte au sommet de la tête l’en distingue, aussi bien que la manière de placer son nid, qu’il lait tout à découvert, sur des arbrisseaux ou des buissons, et ordinaireinent sur le sassalras; au contraire, le pipiri cache son nid ou même l’enfouit dans des trous d’arbres. Du reste, le tyran de la Caroline est à peu près de la même grosseur que le grand pipiri : son bec paraît moins crochu. Catesby dit seulement lyu’// est large et plat, et qu’il va en diminuant. La tache rouge du dessus de la tête est fort brillante, et entourée de plumes noires qui la cachent, lorsqu’elles se resserrent. Cet oiseau paraît à la Virginie et à la Caroline vers le mois d’avril; il y fait ses petits, et se retire au commencement de l’iiiver.
l n oi.seau envoyé au Cabinet du Roi, sous le nom de tyran de la /-ormhme, paraît être exactement le même que le tyran de la Caroline de Catesby : il est plus grand que le tyran de Cayenne, cinquième espèce, et presque égal au grand pipiri de Saint-Domingue. Le cendré presque noir domine sur tout le dessus du corps, depuis le .sommet de la tête jusqu’au bout de la c^ueiie, qui est terminée par une petite bande, blanche en festons : de légères ondes blanchâtres .s’entremehent dans les petites pennes de l’aile; et à travers les plumes noirâtres du .sommet de la tête, percent et brillent quelques petits pinceaux d’un orangé foncé presque rouge; la gorge est d’un blanc assez clair, qui se ternit et se mêle de noir sur la poitrine, pour s’éclaircir de nouveau sur l’estomac et jusque sous la queue.
LE BENTAVEO OU LE CUIRIRI.
Genre gobf-niouclK's, sous-genre lyrati. (Ciivibr.)
Ce tyran, appelé bentaren h Biienos-Ayres d'où l'a rapporté M. Comrapr^Cix\,e\ pitangun-guarv.pHT les Brésiliens, a été décrit par Maregrave;
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il lui donne la taille de I etourneau (nous observ erons ouVlle est plus ramassée et plus épaisse); un bec gros, large, pyramidal, tranchant par les bords, long de plus d un pouce; une tete épaisse et élargie • le cou accourci ; la tète, le haut du cou, tout le dos, les ailes et la queue d’un brun noirâtre, légèrement mêle d’une teinte de vert ob.scur; la gorac blanche ainsi que la bandelette sur l’œil; la poitrine et le vcntrtrjaunes et les petites pennes de l’aile frangées de roussâtre. Maregrave ajoute qu’entre ces oiseaux les uns ont une tache orangée au .sommet de la tète, les autres une jaune. Les Brésiliens nomment ceux-ci cuiriri, du reste tout scmbkdiles au pitancjua-guacu. Seba applique mal ii propos ce nom de cuiriri ;i une espèce toute dilFérente.
Ainsi le bentaveo de Buenos-Avres, le pilangua et le cuirir i du Brésil ne font qu’un même oiseau, dont les mœurs et les habltutlcs naturelles sont semblables à celles du grand pifiiri de Saint-Domingue, ou tiriri de (jayenne , mais les couleurs, la taille épaisse, le gros et large bec du bentaveo sont des caractères assez apparents pour qu’on puisse le distinguer aisément du pipiri. °