‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 498 sur 525 · LA COQUILLADE · texte numérisé non relu

LA COQUILLADE

( I, ’ A L 0 ü E T ï E COCHEVIS.)

Gnnrc alonetle. (Caiviek.)

C’est une espèce nouvelle que ]M. Guys nous a envoyée de Provence ; je la rapproche du cochevis parce qu’elle a sur la tête une petite huppe couchée en arrière, et que sans doute elle sait relever dans l’occasion : elle est proprement l’oiseau du malin ; car elle commence à chanter dès la pointe du jour, et semble donner le ton aux autres oiseaux. Le mâle ne quitte point sa femelle, selon le môme 31. Guys : et tandis que l’un des deux cherche sa nourriture, c’esl-;i-dire des insectes tels quechenillcs et sauterelles, et même des limaçons, l’autre a l’œil au guet et avertit son camarade des dangers qui menacent.

La coquillade a la gorge et tout le dessous du corps blanchâtres, avei^ de petites taches noirâtres sur le cou et sur la poitrine; les plumes de la huppe noires, bordées de blanc; le dessus de la tête et du corps, varié de noirâtre et de roux clair; les grandes couvertures des ailes terminées de blanc ; les pennes de la queue et des ailes brunes, bordéesde roux clair, excepté quelques pennes des ailes quisontliordées ou terminées de blanc ; le bec brun dessus, blanchâtre dessous; les pieds jaunâtres.

Longueur totale, six pouces trois quarts; W, onze lignes, assez fort; tarse, dix lignes; doigt postérieur, neuf à dix lignes, ongle compris; cet ongle, six lignes; queue, deux pouces, dépassant les ailes de sept à huit lignes.

31. Sonnerat a rapporté du cap de Bonne-Espérance une alouette fort ressemblante à celle-ci, soit par sa grosseur et ses proportions, .soitpar son

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