‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 509 sur 525 · DE LA FAUVETTE · texte numérisé non relu

DE LA FAUVETTE

au gésier, la ilislance était de deux pouces, et le premier, avant son insertion, formait une dilatation; la grappe de l’ovaire était garnie d’œufs d’inégale grosseur.

Dans un mâle ouvert au milieu du mois de mai, les viscères se trouvèrent à ti'ès-pou près les memes; des deux testicules, le droit était plus gi’osque le gauche, et avait dans son grand diamètre quatre lignes, et deux lignes trois quarts dans le petit. On observa le gésier muscideux, dont les deux membranes se dédoublent; il contenait quelques débris d’insectes et point de graviers. L’iris était mordoré clair, dans un autre il parut orangé ; ce qui montie que cette partie est sujette à varier en couleqrs, et ne peut point fournir un caractère spécifique.

Aldrovande remarque que l’œil de la grisette est petit, mais qu’il est vif cl gai. Le dos et le sommet de la tète sont gris cendré; les tempes, dessuset derrière l’œil, marquées d'une tache plus noirâtre; la gorocest blanche jusque sous l’œil; la poitrine et l’estomac sont blanchiUrcs, lavés d’une teinte de roussâtre clair, comme vineuse. Cette fauvette est un peu plus grosse que le beefigue : sa longueur totale est de cinq pouces sept lignes; elle a huit pouces de vol. On l'appelle passerme en Provence, et sous cet autre ciel, elle a d’autres habitudes et d’autres mœurs : elle aime à se reposer sur le figuier et l’olivier, se nourrit de leurs fruits, et sa chair devient très-délicate. Son petit cri semble répéter les deux dernières syllabes de son nom de passerine.

M. Gïiys nous a envoyé de Provence une petite espèce de fauvette, sous le nom de bouscarle. L’espèce avec laquelle la bouscarle nous paraît avoir plus de rapport, tant par la forme du bec que par la grandeur, est la grisette; cependant la bouscarle en diflère par le ton de couleur qui esCplutôt fauve et brun que gris.

LA FAUVETFE BABILJ.ARDE.

Cinquième e.spèce.

(le BEC-FIX li VlilLl, VRD.)

Genre hec-fin, sous-genre tauvetle. (Cuvier.)

Cette fauvette est celle que l’on entend le plus souvent et presque incessamment au printemps; on la voit aussi s’élever fréquemment d'un petit vol, droit au-dessus des haies, pirouetter eu l’air, et retomber en chantant une petite reprise de ramage fort vif, fort gai, toujours le même, et qu’elle répète à tout moment ; ce qui lui a fait donner le nom de babillanle. Outre ce refrain, qu’elle chante le plus souvent en l’air, elle a une autre sorte d’accent ou de sifllement fort grave, bjie, bjie, qu’elle fait entendre de l’cpaisseur des buissons, et qu’on n’imaginerait pas sortir d’un oiseau si petit. Ses mouvements sont aussi vifs, aussi fréquents que son babil est continu; c’est la plus remuante et la plus leste des fauvettes. On la voit sans cesse s'agiter, voleter, sortir, rentrer, parcourir les buis- .sons, sans jamais pouvoir la saisir dans un instant de repos. Elle niche dans les haies, le long des grands chemins, dans les endroits fourrés, près de terre, et sur les toulfes meme des herbes engagées dans le pied des buissons : .ses œufs sont vcrdâti'es, pointillés de brun.

Suivant Belon, les Grecs modernes appellent cette fauvette, potamida, oiseau du bord des rivières ou des ruisseaux; c’est sous ce nom qu’il l’a reconnue en Crète; comme si dans un climat plus chaud, elle afiéctait

mSTOIRE NATURELLE

rechercher la proximilé des eaux que dans nos contrées n nfnS P'y® «'S'^menL de la IVaîcheur. Les insectes que

Hanc A •*! ‘1^ ^'^!'/^!'^' (''cJoce loiit Sa principale nourriture. Son nom,

t désigné un oiseau qui cherche sans cesse les vermisseaux ; Lnt rercment cotte fauvette à terre, et ces vermisseaux qui

buissons^^ ‘Chenilles quelle trouve sur les arbustes et les

Belon, qui 1 appelle d’abord fauveJte brune, lui donne ensuite le surnom de plombee qui représenté beaucoup mieux la vraie teinte de son

•run, le de\ant du corps blanc lave de roussâtre; les pennes de l’aile brunes, leur bord intérieur blanchâtre; l’extérieur des grandes pennes est cendre, et celui des moyennes est gris roussùtre; les douze plumes de la queue sont brunes, bordées de gris, excepté les doux plus extérieures qui sont blanclurs en dehors comme dans la fauvette commune; e bec et les pieds sont d un gris plombé. Elle a cinq pouces de longueur

' ^ est celle de la grisette, et en

tout elle lui ressemble beaucoup. '■

C est à cette espèce qiéon doit rapporter, non-seulement le beefique de ihanvre dOlma, qinl dit etre si frequent dans les chènevières de la I^ombardie, mais encore la mnewro/a d’AIdrovande, et la fauvette fft/ïno de Turner. Au reste, cette lauvette se prive aisément; comme elle habite au our de nous dans nos près, nos bosquets, nos jardins, elle est déjà fapour

car elle meurt dans le temps ue la mue si elle n'a pas la laciiiic cie se laigTier : avec cette précaution et les soins nécessaires, on pourra la garder huit a dix ans en cage. |uu.iairt

rc d dcmii Si 1 on veut I elever en cage, ce que l’on fait quelquefois , „ .^aicte de son chant, il laiit, dit Olina, attendre à Tenlever du nid U elle ait pousse scs plumes, et lui donner une baignoire dans sa cage • ar elle meurt dans le temps de la mue si elle n’c^pas la lacilité de sè

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