DE LA FALA EITE
Celle-ci t'ait communéiueat cinq petits; mais ils deviennent souvent la proie des oiseaux ennemis, surtout des pies-grièches. Les œufs de cette lauNette sont fond blanc verdâtre, et portent "^deux sortes de taches : les unes peu apparentes et presque effacées, répandues également sur la surface; les autres plus foncées et tranchant sur le fond, plus fréquentes au gros bout.
« C’est une chnse inCiiillihle, dit Bclon, qu'elle fait son nid dedans quelque herbe ou buisson par les jardins, comme sur une ciguë ou autre semblable, ou bien derrière quelque muraille de jardin cz villes ou villages. »
Le dedans est garni de crin de cheval : mais le nid dont parle Belon avait le fond percé à claire-voie; sur quoi il attribue une intention à l'oiseau, tandis que ce n’était apparemment que par accident que ce nid était percé, une semblable disposition ne se rencontrant dans aucun des nids, étant même essentiellement contraire au but de la nidification, qui est de recueillir et de concentrer la chaleur.
Le meme naturaliste rencontre mieux lorsqu’il dit que cette petite fauvette esttouted’uneseulecouleur, qui est celle dclaqueuedu rossignol : cette comparaison est juste et nous dispense de faire une description plus, longue du plumage de cet oiseau; nous remarquerons seulement qu’il y a un peu de roux tracé dans les grandes couvertures de l’aile, et plus faiblement sur les petites barbes de scs pennes, avec une teinte très-lavée et très-claire de roussâtre sur le grisdu dos et delà tète,ctsur leblanchâtre des flancs. Ce n’est, comme l’on voit, qu’assez improprement que cette fauvette a été nommée fauvette, rousse, par le peu de traits de cette couleur dont se peignent assez laibleracnt quelques parties de son plumage.
Elle n a que ciualre pouces huit lignes de longueur totale, six pouces dix lignes de vol : c’est une des plus petites, elle est encore moindre que la grisette; mais Belon semble exagérer sa petitesse quand il dit quelle n’est pas plus grosse gue le bout du doigt.