‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 93 sur 525 · DU TÉTRAS. -2 IV · texte numérisé non relu

DU TÉTRAS. -2 IV

tr«!s-clia«(l, ils n’ont pu s'habituer dans les pays glacés qui bordent la mer Baltique; aussi n’en esl-il pas question dans la Fauna suecica de M. Linnæus. M. Klein paraît n’en parler que sur le rapport d’autrui ; et nous voyons meme qu’au commencement du siècle ils étaient encore fort rares en Angleterre.

Vai ron nous apprend que de son temps les poules africaines (c'est ainsi qu'il appelle les pintades) se vendaient fort .cher à Rome à cause de leur rareté: elles étaient beaucoup plus communes en Grèce du temps de Pausanias, puisque cet auteur dit positivement que la rnéléagride était, avec l’oie commune, l'offrande ordinaire des personnes peu aisées dans les mystères solennels d'isis. Malgré cela, on ne doit point se persuader que les pintades fussent naturelles à la Grèce, puisque, selon Atbénée,les Étoliens passaient pour être les premiers des Grecs qui eussent eu de ces oiseaux dans leur pays. D'un autre côté, j’aperçois quelque trace de migration régulière dans les combats que ces oiseaux venaient se livrer tous les ans en Béotie, sur le tombeau de Méléagre, et qui ne sont pas moins cités par les naturalistes que par les mylbologistes : c’est de là que leur est venu le nom de méléagrides*, comme celui de pintades leur a été donné moins à cause de la beauté que de l'agréable distribution des couleurs dont leur plumage est peint.

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