FIN
durée
absolue
DCBKK
à (la(er de ce jour.
De la forma-
De la forma-
tioii (lespla-
lion des
nèles.
planètes.
ans.
ans.
i-’i'' satellite de Saturne . . . .
1 La Lune
Mars
4' satellite de Saturne
A" satellite de Jupiter
Mercure
La Terre
3' satellite de Saturne
2“ satellite de Saturne
1" satellite de Saturne . . . .
1 Vénus
1 Anneau de Saturne . . . .
3“ satellite de Jupiter
Saturne
ji2' satellite de Jupiter
jl" satellite de Jupiter
j JuriTER
^^2 iirSTOIHK wtuuklij:.
D après ce ilernier tableau, (|iii ap|)roclie le plus de la vérité, ou voit :
1“ Que la nature organisée, telle que nous la connaissons, n'est point encore née dans Jupiter, dont la chaleur est trop grande encore aujourd’hui pour pouvoir en toucher la surface j et que ce ne sera que dans quarante mille sept cent quatre-vingt-onze ans que les êtres vivants pourraient y subsister; maisqu ensuite, s ils y étaient établis, ils dureraient trois centsoixantesept mille quatre cent quatre vingt-dix-huit ans dans cette grosse planète;
2° Que la nature vivante, telle que nous la connaissons, est éteinte dans le cinquième satellite de Saturne depuis vingt-sept mille deux cent soixante- (juatorze ans; dans Mars, depuis quatorze mille cinq cent six ans; et dans la Lune, depuis deux mille trois cent dix-huit ans;
3“ Que la nature est prête à s’éteindre dans le quatrième satellite de Saturne, puisqu il n y a plus que seize cent quatre vingt-treize ans pour arriver au point extrême de la plus petite chaleur nécessaire au maintien des êtres organisés ;
4° Que la nature vivante est faible dans le quatrième satellite de Jupiter, quoiquelle puisse y subsister encore pendant vingt-trois mille huit cent soixante-quatre ans;
3° Que sur la planète de Mercure, sur la Terre, sur le troisième, sur le second et sur le premier satellite de Saturne, sur la planète de Vénus, sur 1 anneau de Saturne, sur le troisième satellite de Jupiter, sur la planète de Saturne, sur le second et sur le premier satellite de Jupiter, la nature vivante est actuellement en pleine existence, et que, par conséquent, tous ces corps planétaires peuvent être peuplés comme le globe terrestre.
Voila mon résultat général et le but auquel je me proposais d’atteindre. On jugera par la peine (|uc m ont donnée ces recherches (*), et par le grand nombre d expériences préliminaires qu’elles exigeaient, combien je dois être persuade de la probabilité de mon hypothèse sur la formation des planètes. Lt pour qu on ne me croie pas persuadé sans raison, et môme sans de très-fortes raisons, je vais exposer dans le Mémoire suivant les motifs de ma persuasion, en présentant les faits et les analogies sur lesquels j’ai fondé mes opinions, établi I ordre de mes raisonnements, suivi les inductions que I on en doit déduire, et enfin, tiré la conséquence générale de l’existence réelle des êtres organisés et sensibles dans tous les corps du système solaire , et
( ) Les calculs que supposaietil ces reclierclies sont plus loiiijs que dilHciles. mais assez délicats pourquoi! puisse se tromper. Je ne me suis pas piqué d’une exactitude rigfourcuse, parce qu elle n aurait produit que de légères düTéreuees, et qu’elle m’aurait pris beaucoup de temps que je pouvais mieux employer. Il m’a suffi que la méthode que j’ai suivie fût exacte, et que mes raisonnements fussent clairs et conséquents: c'est là tout ce que j ai prétendu. Mon liypollièsc sur la liquéfaction de la Terre et des planètes m’a paru assez fondée pour prendre la peine d’en évaluer les effets, et j’ai cru devoir donner en détail ces évaluations comme je les ai trouvées, afin que, s’il s’est glissé dans ce long travail
quelques lautes de calcul ou d’inattention, mes lecteurs soient en état de les corriger euxfnême.s.
THÉORIE DE LA TERRE. PARTIE HYPOTHÉTIQUE. 553 1 existence plus que probable de ces mêmes êtres clans tous les autres corps qui composent les systèmes des autres soleils; ce qui augmente et multiplie piesque à 1 infini 1 étendue de la nature vivante, et élève en même temps le plus grand de tous les monuments à la gloire du Créateur.