DES SEUL
frisonne. C'est ainsi que les principes du soufre existent dans les pyrites, et que le soufre se forme par leur combustion; et partout où il y a des pyrites on peut former du soufre ; mais ce n est que dans les contrées où les matières combustibles, bois ou charbons de terre , sont abondantes qu'on trouve quelque bénéfice à tirer le soufre des 'pyrites. On ne fait ce travail en grand que dans quelques endroits de l'Allemagne et de la Suède, où les mines de cuivre se présentent sous la forme de pyrites; on est forcé de les griller plusieurs fois pour en faire exhaler le soufre que Ton recueille comme le premier produit de ces mines. Le point essentiel de cette partie de l'exploitation des mines de cuivre est d'empêcher l'inflammation du soufre en même temps qu'on détermine son écoulement dans les bassins pour j'y recueillir ; cependant il est encore alors impur et mélange, et ce n'est que du soufre hrut qu'il faut purifier en le séparant des parties terreuses ou métalliques qui lui res-
tent «mes. On procède I cette purification en faisant fondre ce soufre brut dans de grands vases à un feu modéré; les parties terreuses se précipitent, et le soufre pur surnage : alors on le verse dans des moules ou lingotières , dans lesquelles il prend la forme de canons ou de pains , sous laquelle on le commit dans le commerce; mais ce soufre, quoique déjà séparé de la plus grande partie de ses impuretés , n'est ni transparent ni aussi pur que celui qui se trouve formé en cristaux sur la plupart des volcans. Ce soufre cristallisé doit sa transparence et sa grande pureté à la sublimation qui s'en est mite dans ces volcans; et, par la même raison, le soufre artificiel le plus pur, ou ce que l'on appelle fleur de soufre , n'est autre chose que au soufre sublimé en vaisseaux dos , et qui se présente en poudre ou fleur . très - nure, qui est un amas de petits cristaux aiguillés et très-fins, que l'oâl , aidé de la loupe , y distingue.