‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 3)Chapitre 179 sur 186 · LE LAPIN DE SIBÉRIE · texte numérisé non relu

LE LAPIN DE SIBÉRIE

Cet animal, qui est fort commun dans les terres voisines du lac Baïkal en Tartarie, est un peu plus grand qu'un lapin, auquel il ressemble par la forme du corps, par le poil, par les allures, par la qualité, la saveur, la couleur de la chair, et aussi par l'habitude de creuser de même la terre pour se faire une retraite : il n’en diffère que par la queue, qui est considérablement plus longue que celle du lapin; il est aussi conformé de même à l'intérieur ! : il me parait

* Cuniculus insigniter caudatus coloris leporini..... circa internas partes hæc observavi. Cæcum colo paulo angustius erat sed longius, utyote octo pollicum longitudinem æquans; propè ilei insertionem cærulescens, digiti medii capax, sensimque

decrescens, in extrémitate vix ealamum seriptoriumlatitudine capit, colore....,

HISTOIRE NATURELLE DU LAPIN

donc assez vraisemblable que, n’en différant que par la seule longueur de la queue, il ne fait pas une espèce réellement différente, mais une simple variété dans celle du lapin. Rubruquis en parlant des animaux de Tartarie, dit : « Il « y a des connils à longue queue, qui ont au « bout d’icelle des poils noirs et blancs. point « de cerfs, peu de lièvres, force gazelles, ete. » Ce passage semble indiquer que notre lapin à courte queue ne se trouve point en Tartarie ou plutôt qu'il a subi dans ce climat quelques variétés et notamment celle d'une queue plus allongée ; car le tolai ressemblant au lapin à tous égards, on ne peut guère douter que ce ne soit en effet un lapin à queue longue, et je ne crois pas qu'il soit nécessaire d’en faire une espèce distincte et séparée de celle du lapin,

2mMe ADDITION A L'ARTICLE DU LAPIN.

LE TAPETI.

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