‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 3)Chapitre 64 sur 186 · PAR DAUBENTON · texte numérisé non relu

PAR DAUBENTON

1 faut remonter jusqu'à Aristote pour trouver les principes les plus généraux de la division des animaux. Cet auteur était aussi grand philosophe que grand naturaliste : aussi ne doutait-il pas qu'on ne pût employer plusieurs caractères qui, quoique différents, fussent également bons pour distinguer les animaux les uns des autres, soit par leur manière de se nourrir, soit par leurs actions, soit par leurs mœurs, soit par les parties de leur corps; il observe une différence principale entre les animaux terrestres , en ce que les uns respirent, tel est l’homme, tels sont tous les animaux qui ont des poumons, et que les autres ne respirent pas, quoiqu'ils restent sur la terre et qu'ils y vivent, ce sont les guêpes, les abeilles et tous les insectes. Il y a des animaux qui ont des ailes, il y en a qui n'en ont point; ceux-ci rampent, marchent ou se traînent : la plupart des animaux ont du sang, mais il s’en trouve qui n’en ont point; les uns ne rendent qu'un œuf dont l'animal doit

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