‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 4)Chapitre 33 sur 103 · PARTIE EXPÉRIMENTALE tO · texte numérisé non relu

PARTIE EXPÉRIMENTALE tO

ffMa 1 ODce &gim en se refroidimnl; ce qai fût eoYîroB ijj da pcnd$ total de $a masse.

, Une tfoisiènie pièce de fer, prise de même air sortir du fta de raffinerie, apiès la première diaude, et pesée ronge-blaBc; s*est troofée da poids de 45 livres 12 onces 6 gros, et, pêsèe froide, de 4& lims ll oiiees2gros : ainsi die a perdu 1 once 4 gras en se refroidissant; ee qui fidt environ ^ poids touL

Une ^uutrième pièce de fer, prite de. même après la première diaode, et peiée roHge^Uanc, s'est trouvée du poMs de 48 livres 11 onces 6 gros, et, pesée après son refroi&selnent, de48 livres 10 onces joste^: ainsieUe a perdu, en se refroidissait, 14 gros; ce qui jEût environ du poids de la masse totale.

Enfin une cinquième pièce de fier, prise de même après la première diaude, et pesée rouge^blanc, s'est trouvée du poids de 49 liVm 11 onces, ^, pèsée.après son refroidissement, de 49 livres 9 onces 1 gros : ainsi elle a perdUt^ serefroidissant, 15grQs;ce qui frdt du poids total de sa masse.

En réunissant les résultats des dnq expériences pour en ^ prendre la mesure commune, on peut assurer que le fer chauffé à Manc , etquin'a reçu que deux vcrtées^e coups de marteau , perd, en se refrcÂdissant, desa masse.

n. Vne pièce de fer qu|avoit re^n quatre volées de coups de aarteaf, et par conséquént toutes les chaudes nécessaires pour être entièrement et parftitement forgée, et qui pesoit 14 livres 4 gros, ayant été chauffée à blatic, ne pesoit plus que 13 livres 12 onces dans eetétai d'inçandescence, et 13 livres*ll onces 4 gros, après son entier refrmdissement; d*où l!on peut coodure que la quantité de feu dont cette |Mèce de fer.êtt>it pénétrée, faîsoit ^ de son. poids total.

line seconde pièce de fer entièrement t^grgbt, et.de même qDaUtéqueto préqMail^, pesoit froide 131ivreé chaufEée à Manc, 13 livres 6 mices7 gres) et refroidie^ 13^ livres

110 MlNfi^AUX* IMTBODdCTlOff.

6 oQcei S.gro8; oe qnî donne rh ^ très pea prè» dont ék a ditthmé 86 refIroidissaDt.

Une^foitiiinepîiee de fèr, ftn^ de même que ta |ir<cédente$»pç80ît,flrâide^l3 timslgroe^ et d^nfKeaa dernier dégré, en mte qu'dle étoit non-seokmient blante, maW bouûloiuiante et pétilUnte dë feu « s'est trotivée peser 1 3 Kirres 9 onces 7 gros dans cet état dTmaaidesoence; et refroidie à la température actuelle, qui étmt dé 16 degrés au-dessus de ta congélation, die ne pesoit plus que 12 ttvretf 9 onces 3 gros; ce qui donne Vh I très peu près pour la quantité qo'eBe a perdue en se rèfkpoidissant

Prenant le terqie moyen des résoltats de ces trois expériences, on peut assurer que le fer pàrfiûtanent forgé et de la meilleure qualité, chauffé à blanc, perd, en se refroidissant, environ Hi de sa masse.

UL Ui^moroeaadefieraigiMuse^peséManNigejen^ret 30 minutes fq>rès sa coulée, s'est trouvé du poidi de 33 fivM M culees; et loraqu^il a été rcftoidi, fl ne pesoit ptai qae 33 Bvines 9 onces : ainsi il a perdu 1 once, c'est-à-dire Vh de ^ son poid^ ou masse totale en se refroidissant.

Un second morceau de fonte, pris de même très ronge, pesmt 33 Hvres 8 onces S gros; H lorsqu'il a été refroidi, il ne ipeëoit plus que 23 livres 7 onces fi gros; ce qui donne rh poui la quantité qu'il a perdue en se refttÂdissant

Un troisième morceau do Itaite qui pesoit ebaud 16 livires 6 onces 3 gros i ne pesoit qijie 16 Ifrres 6 onces 7. gros? lorsqu'il frit refroidi; ce qui donne ^ pour ta quantité ip'il.a perdue en se refirddissant

Ftenant te ternie moyen des résultats de ces trois expérKàc^ sur ta fome pesée chaude couleur de cerise, on peut assurer qu'elle perd, en serefiroidissant, environ de sa masse, ce qui feit une moindre diminutioaqne cdle du fer fof|;é : mais ta raison en est que le fpr foi^ a été cbauflM à blanc dans toutes nos expériences, au lieu que ta fonte n'étbit que d*im rouge couleur de cerise lorsfi'on l'a pesée^ et que par eon*

PAftTlE KXPÉRIIIENTÀU lU

sAiiMot.eUe a'éloit pM péoéCrte d'autant de foi que le ht;

car on obeerym qu'on ne peot cbaoffier à

sans Tei^nniBer et b biider en panie, ed

déteraÛBé à U làîre pesà* lenleflMnt ftioge, ^

elle vknt de prendre sa connirance dans le moole, au sortir

da ftwoeaa de Airion*

IV* On a juris ser la dame du Ibunieaa des morotaardu laitier le plus pur et qoi focfooit de tris J)ea^ Ycrdfttre* ^

Le premier morceau peacMt cbaud 6 livres 14 onces 2 gros et refroidi, il ne peioit que 6 lims 14 onces 1 gros; ce qui donne rh pour la quantité qu'il a perdue en se rd^roidiisaut.

UnseootidiBorcetti de laitier, semlilable au précédent^ a pesé chaud 6 livres 8 oiice^ 6 gros i; et refroidi, 5 livres 8 onces 5 çrDs;ce qui donne ppurlaquaatitédoni il adiminué en serefipoidissant ^

Un troisième morceau, pris de même sur la dame du foufnean, mais un peu mojjns ardent que le précédei^, a pesé chaud 4 livres 7 onces 4 gros r; et refroidi, 4 livres 7 onces 3 gros t; ce qui dmmeff? pour la quaittité dont il a diminué en ae refroidissaQt

Un qi^rième morceau de laitieryquiétoit de verre solide et pur, et fp pesoit froid 2 livres 14 onces 1 gros, ayant été dianffe jusqu'au ronge couleur fru, s'est trouvé peser 2 livres 14 onces 1 gros f ; ensuite, après son refroidissement, il a pesé, comme ava9t d'avoir été c^iauffé, 2 livres 14 onces 1 gros juste; ce qui donne ^ pour le poids de la quantité de fru dont il étdt pénétré.

Prcnutt le ferme des résultats de ces quatre expériences sur le Terre pesé diand couleur de fta, on p^tàssiju^qu^il perd en se refrmdissant rhfCequiuM parolt être le vrai poids do fim, rtetivement au pdds total des matières qui en sont pénétrées : car ce vierré on laitier ne se brûle ni ne se consuase aû fieu; il ne perd rien de son pmds, et se troute seulement peser rh de jÀus lorsqu'il est pénétré de lien.

112 MlNtaADX. INTRODUCTION.

V. J'ai tdité pliuîettra^eipéi'ieiiGed semblables sur le gris , mut elles n'oot pas si bien réussi. La plupart des espèces de grès s'égrenant aù feu^ on ne peol les chauffer qu'à demi, et ceux qui sout assez durs et d'tine assez b<mne qualité pour supporter^ sans s'égrener/un feu violent, se couvrant d'émail; il y a d'^iileurs dans presse tons des espèces de dous noirs et ferrugineux qui brûlent dans l'opération. Le seul fait certatn que j'ai pu tirer ^ sept expârknces^r différaits morceaux 4e grès dur, c'est qu'il ne gÀgne rien au feq , et qu'il n^'y perd qne très peu. J'avois déjà trouvé la même chose par tes expériences rapportées dans le premier mémoire.

De toutes, ces expérienoea, je crois qu'on doit condnre : ' Que le feu a, comme toute autre matière, une pesanteur réelle, dont on peut connoltre le rapport à I41 baUmoe dans les sid>stances quij comme k verre, ne peuvent être altérées par son action', ^.dans lesquelles il ne fût, pour ainsi dire, que passer, sans y rien laisser et lans en rien enlever. j

3°. Que la quantité de feu nécessaire pour rougir une masse quelconque, et lui donner sa couleur et sa chaleur, pèse rh y ou, SI l'on veqt, une six-centième partie de cette masse; en sorte que si elle pèse froide 600 livres , elle pèsera chaude 601 lorsqu'elle sera rouge coukor de feu.

3^ Que dans les matières qui, cominé le fer, aont suscepti* blea d'un plus grand étgcé de feu, et peavent.èûre chauffees à blanc sans se fDndre, la quantité de feu dont elles sont alors pénétrées est environ d'un sixième plus grande; en sorte que sur 600 livres de fer U se trouve une livre de feu« Nous avons même ^trouvé plus par les expériences précédentes, puisque I leur résultat commun dopne xh ; nuûs il faut obsérver que le

fer, ainsi que toutes les substances métalliques, se consume un peu ease refroidissant^ et qu'il dilmn^e toutes lés fois qu'on y applique le feu : cett^ différence entre rrseixrs provient donc de cette diminution; le fer, qui perd une quantité très sensible dansje feu , continue à perdre un peu tant qiill en est pénétré , et par conséquent s^ masse totale se trouve plus di<*

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