PARTIE EXPËaiMEMTALE
miottée que celle da verre, que le fea ne peut ccHisamer, ni brftkr, ni Tolatilîser.
Je viens dé dire qu'il en est de toutes les substances métal- Ikpes comme du fèr , e^est-à^dire que toutes perdent quelque diose par ta langue ou b violente action du et je puis le prouver par des expériences incontestables sur Tor et sur Targeot, qui , de tous les métaux, sont leé plus fixes et les moins siyets i èire altérés par le feu. J'ai exposé au foyer du ttiiroir * ardent des pbques d'argent pur , et des morceaux d'or aussi pur; je lésai vus fîimer abondamment et pendant un très long^ temps : il n'est donc pas douteux que ces métatix ne perdent quelque chose de leur substance par l'application du fèu; et j'ai étéinformé, depuis, que cettematière qui s'échappe de ce- ' métaux et s'élève en fumée n'est autre chose que lemétal mèm volatilisé , pais^i^on peut dorer ou argenter à cette fumée métallique les corps qui la reçoivent
Le feu , surtout appliqué loUg-temps, volatilisa donc peu à peu ces jnétaux , qnll semble ne pouvoir brûler ni -détruire d'ancuneautre manière; et en les volatilisant il u'enchange pas la nature , puisque cette fumée <pii s'en échappe est encore du métal qui conservé toutes ses propriétés. Or il ne faut pas un feu bien violent pour produire oette fumée métallique; elle parolt à ito degré de dialeur au-dessous de celui qui est nécessaire pour la fusion de ces métaux. C'est de cette même manière que Tor et Fargent se sont sublimés dans le sein de la terre ; ils ont d'abord été fondus par la chaledr excessive du premier état du globe , où tout étoit en, liquéfaction ; et ensuite la chaleur moins forte, mais constante , de l'intérieur de la terre les a volatilisés , et a poussé ces fomées métalliques jusqu'au sofnmet des plus haiftes montagnes , oû elles se sont accumulées en grains ou attachées en vapeurs aux sables et aux autres matières dans lesquelles on les trouve aujourd'hui. Les paiUettes-d'or que V^u roule avec les sables tirent leur origine soit des. masses d'or fondue» par le feil primitif ; soit des sui:fèca dorées par cette sâbtimation , desquelles l'action de Tair et de l'eau les détache et les Répare.
114 MINÉRAUX iNTAOPOGTKm.
Mais revenons à l'objet immédiat de nos çxpénences. IJ me parott quelles ne laissent aucun doute sur la pesanteur réelle du feu, et qu'on peut assurer, éh conséquence de leur» résultats, que toute matière solide pénétrée de c^ élément autamt qu*elte peut^'étre par Tapplication que nous savons en Faire est au moins d'une sis-centième partie plus pesante que dans fétat de ta température.actuelle) et qu'il faut une livre de matière ignée pour donner à 600 livres de. toute autre matière Tétat d'incandescence jusqu'au rouge couleur de feu, et environ une livre sur 500 pour que rincandescencje soit jusqu'au blanc ou jusqu'à la fusion ; en sorte que lê fer chauffé à blanc , ou le verre en fusion , cimtiennent dans cet état jf* de matière ignée dont leur propre substance est pénétrée.
Mais cette grande vérité , qui parollra nouvelle àux phy^ ciens, et de laquelle on pourra tirer de^ conséquences ^tiies, ne nous apprend pas encore ce qu'il serait cependant important de savoir ; je veux dire le rapport de la pesanteur du feu à la pesanteur de l'air, ou de la matière ignée à celle des autres matières. Cette recherche suppose de nouvelles découvertes auxquelles je ne suis pas parvenu et dont je n'ai donné que quelques indications dans nion Traité dés éléments: car quôiq^ nous sachions par mes expériences qu'il faut une cinq-centièpie pariie de matière ignée pour donner à toute autre matière Té* tat de la plus forte incandescence , nous ne savons pas 4 quel pomt cette matière ignéè y est condensée, comprimée, ni même accumulée , parce que nous n'avons jainais pu |a saUir dans un état constant pour la peser ou la mesurer ; en sorte que nous n'avons point d'unité à laquelle nous puissions rapr porter la mesure de l'état d'incandescence.Tout ce que j'ai donc pu faire à la suite de mes expériences, c'est de rechercher combien il fatloit cpnsojmmer de matière combustible pour faire entrer dans une .masse de matière solide celte quaittité de matière ignée qm est la cinq-centième partie de la masse ea incandescence, ji^'ai trouvé , par des essais réitérés, qu'il faUoit brûler 300 Kvres de charbon au vent de deux soufflets de dix pieds de longueur pour chauffer à blanc une pièce de fonte de
PARTLfi EXPÉRIMENTALE. 115 far de 600 livre» paaot. Mais commatf mesurer, jii même estimer i peu près , la quantité totale defeû produite par ces 300 livres de matière coinl)astibIe?. comment pouvoir comparer la quantité de feu qui se perd dans les airs avec celle qui s^attacbe à la pièce de fer, ét qui pénètre dans toutes les parties de sa substapce? Il faudroit pour cda bien d'autres expériences , ou plutôt il fout un art nouveau dans tecfud je n'ai pu ftire que les premiers pas.