SUR LE VERRE
Ayant fait couler dfu laitier daiis des moule3 très voisins du fourneau, à environ 2 pieds de Touverture calculée, j'ai reconnu , par plusieurs essais, que la surface de ces mcMxeaux de laitier praid sa consistance en moins de temps que la fonte de fer; et que Tintérieur se consolidoit aussi beaucoup plus vite : mais je n'ai pu détermii^er, comme je l'ai fait sur le fer, les temps nécessaires, pour consolider Tintérieur du verre à différenteii épaisseurs ; je ne sais même si Ton en viendroit à bout dans un fourneau de verrerie où Ton auroit le verre en masses fort épaisses : tout ce que je puis assurer, c'est que la consolidation du verre, tant à l'extérieur qu!à l'intérieur^ e^ à peu près trois fois plus prompte que celle de la fonte du for. Et en méitie temps que le premier coup de l'air condense la surface du verre iiquide et lui donne une sorte de consistance solide , il la divise et là fêle en une infinité de petites parties, en sorte que le verre saisi par l'air frais ne prend pas une solidité réelle, et qu'il se brise au moindre choc; atf lien qu'en le laissant recuire dans un four très chaud il acquiert peu à peu la solidité que nous lui connaissons. U parott donc bien difficile de déterminer par l'expérience les rapports chi temps