‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 4)Chapitre 39 sur 103 · PARTIE EXPÉRlMERTALe · texte numérisé non relu

PARTIE EXPÉRlMERTALe

Amt pour consolider le verre à différentes épaisseurs andesseas dé sa sarfoce. Je cH>is seulement qu'on peut , sans Èe tromper , prendre le même rapport pour la consolidation que celui du refroidissement du verre au refroidissement du fer , leqpel rapport est de 133 à 236 par les expériences du second MéQpire , tome n , page 300.

VIL Ayant déterminé , par les eipériences précédentes , les Cemps nécessaires pour la consolidation du fer enfïision, tant è sa Mthce qu'aux ^fifKrcpates profondeurs de son intérieur, Jai cherché à reconnottre, par des observations exactes, quelle étoit la durée de lincandescence dans cette même mati&re.

1. Un renard, c'est-à-dire upe loupe détachée de la gueuse par le feu deia chaufferie , et prête à être portée sous le marteau, a été mise dans un lieu dont Tobscurité était égale à , celle de la nuit quand le del est couvert : cette loupe, qui étoit fort enflammée, n'a cessé de donner de la flamme qu'au bout de 24 minutes ; d'abord la flamme étoit blanche, ensuite rouge et bleuâtre sur la fin : elle ne paroissoit plus alors qu'à la partie inférieure de la loupe qui touchoit la terre, et ne se montroit que par ondulations ou par reprises, comme celle d'une chandelle qui s'étemt. Ainsi la première incandescence , accompagtléedeflamme^a duré 24 minutes; ensuite la loupe, qui éfoit encore bièn.rouge^ a perdu cette couleur peu à peu , et a cessé de parottre rouge au bout de 74 minutes, non compris les 24 premières , ce qui fait en tout 98 ibinutes : mais il n^ avoit que tes surfoces supérieure et létérale qui avoient absolument perdu leur couleur rouge ; la surface inférieure , qui touchoit à^la terré, l'étoit encore aussi bien que l'intérieqr de là loupe, le commençai alors , c'est-à-dire au bout de 98 minutes , à laisser tomber quelques grains dé poudre $ tirer sur la surfoce supérieure ; ils s'eàflammèrent avec explosion. On' continuent de jeter de temps en temps de la pondre sur la kmpe , et ce ne fot qu'an bout de 42 minutes de plus qu'elle cessa de f%iire explosion : à 43, 44 et 45 minutes, la pondre se fondoit et fusoit sans explosion , en donnant seulement une

petite flamme bleae. De là je mis devoir conclure que riocMdescense à.nntérieur de la loupe n'avoit fini qu'alors , c'esi- H^ire 42 minutes après celle de la surface , et qu'en tout elle aToit duié 140 minutes.

Cette loupe étoit de tigart i peu près ovale et aplatie sur deux. faces parallèles; son grand diamètre étoit de 13 pouces et le petit deSpoucesc elle avbit aussi, àtrèspeu près, 8 ponces d'^[>adsseur partout, et elle pesoit 91 livres 4 onces après avmr été refroidie.

%, Un autre renard , mais plus pçtit que le premier , tout aussi blanc de flambe et pétillant de feu , au lieu d'être porté sous le marteau, a été mis dans lé mèmé lieu obscur , où il n'a cessé de donner delà flamme qu'au bout de 22 minutes, ensuite il n'a perdu sa couleur rouge qu'après 43 minutes ; ce qui Ctit 65 minutes pour la durée d^ deux états c^'incandescençe à la surface, sur laquelle ayant ensuite jeté des grains de poudre ils n'ont cessé de s'enflammer avec explosion qu'au bout de 40 minu^tes ; ce qui fait en tout ICÎS minutes pour la durée de llncandescence , tant à l'extérieur qu'à rintérieur.

^ Cette loupe étojt à peu près circulaire, sur 9 ponces de diamètre , et elle avoit environ 6 poijces d'épaisseur partout ; die s'est trouvée du poids de 54 livres après son refroi^ssement.

J*ai,observé que la flamme et là couleur rouge suivent la même marché dans leur dégradation ; elles commencetit par disparottreàla surface supérieure de la loupe, tandis (pî'elles' durént encoré aux sur&ces latérales , et continuent de paroitre assez long-temps autour de la surface inférieure , qui , étant constamment appliquée sur la terre, se refroidit plus lentement que les autr^ suriaces qui sont exposées à l'air.

3. Un troisième renard , tiré du feu très blanc , brûlant et pétillant d^étincelle et de flamme, ayant été porté dans cet état sous le marteab, n'a conservé cette incandescènce enflammée que 6 minutes ; les coups précipités dont il à été frappé pendant ces 6 minutes, ayant comprimé la matière, en ont en même temps réprimé la flamme , qui auroit subsisté plus long-temps sans cette opération , par laquelle on en a fait pne

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