‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 4)Chapitre 47 sur 103 · PARTIE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

PARTIE EXPÉRIMENTALE

mides pour plus d'un mois. Il faut donc des hangars cmiverta pour les déposer ; il fout I» étendre par petites couches de trots, ou quatre pouces d'épaisseur, les remuer, les exposer au soleil eu un nibt , les sécher autant (}u'ilest potôible; sads cela , le Tan ni le crible ne pèuvent faire leur effet. Ce n'est qd'en été qu'on peut y travailler ; et quand il ii'agil de faire passer au crible quinze ou dix-huit cents milliers de mine que Ton brûle au fourneau dans cinq oq six mois, on sent bien (pie le temps doit toujours manquer, et il manque en efiet; car je n'ai pu par chaque été faire traitèr ainsi qu'environ cinq ou six cents miniers : cependant , en augmentant Tespace des hangars , et en doublant les machines et les hommes; on en viendroit à bout; et réconomie qu'bn trouvèrent par la moindre consomiïiation de charbon dédommagerait et au-delà de tous ces frais.

On doit traiter de même les mines qui sont mélangées de graviers calcaires et de petits cailloux ou de sable vitreseible; en séparer le plus que l'on pourra de cette seconde matière, à laquelle la première sert de^fèiidaiit , et^ué, par cette raison , il n^est pas nécessaire d'ôter, à moins quelle ne fûten ti;op grande quantités j'en ai travaillé deux de cette espèce; elles $fmt plus fusibles qué les autres, parcè qu'elles contiennent une bonne quantité de castine, e( qu'il ne leur en faut ajouter que peu ou même point du tout, dans le cas où il n'y auroit que peu ou point de matières vitrescibles.

Lorsque les mines de fer ne ccmtiennent point de matières vibrescibles, et ne sont mélangées quede matières calcaires, il fiiut tâcher de reconnoltre la proportion du fer et de la matière calcaire, en séparant les grains de mine un i un sur une petite quantité, 6u en dissolvant à l'eau-fortc les parties calcaires, comme je l'ai dit ci-devant. Lorsqu'on se sera assuré de cette proportion , on saura tout ce qui est nécessaire pour fondre ces mines avec succès. Par exemple, la mine qui a servi à la première expérience, et qui contenoit 1 g^ros 65 g^ins de sable calcaire, sur 3 gros 66 grains de fer en grains, et dont il s'étoitper do 69 grains dans les lotions et la dissolution ^ étoit par conséquent mélangée d'environ un tiers de castine ou de.ma-

lière ealcurè , $or deux tim de fèr en ^ins. Cette Brine j^é donc naturéllement sa castine; et on ne p;eotque j{*ter Ut fonte si on ajoate encore de la matière calcaire pour ta fondre : il fontv au contré) y itaèler des matièrea vitreacibjea, et chobir celles qui ae fondeu^ te plas aiaénient. Sn mettant un quinzième on même un adzième de terre titreadUe ^ fp^m apyglle m^km^ j'ai fondu cette mine avec m ^fud aœoèa, ei eHe^m'à .donné disxcenent fer; tandk qn'ea ta fondant avec une addition de castine , comme c'étoit fusage dans le pays ayant moi ^ elle ne produisoit qu'une mauvaise fonté qui cassoit par son propre poids sur les rouleaux^ en ta conduisant à raffinerie. Ainsi, toutes les fois «pi^one mine de for se trouve naturellement sudiargée d'une grande quantité de matières calcaires ^ il faut , au beu de castine , employer de Taubue pour ta fondre avec avantage. Chi doit préforer cette terré aubue à toutes les autres matières vitrescibles, parce qu'elle fond plus aisémeût que le caillou, le sable cristallin et les antres matières du genre vitrifiable qai pourrment faire le même effot, mais qui èxigerotentplus de charbon pour se fondre. D'ailleurs cette terre aubue se trouve presque partout, et est Ja terre ta plus commune dans nos campagnes. En se fondant ellesaisit le» sablons, les pénètre, les ramolKt et les foit couler avec elle plus promptement que ne poorroit foire le petit caillou pu le sable vitresqble , auxquels il fout beaucoup plus de fou pour les fondre.

On est dans l'erreur lorsqu'on croit que ta mine de for ne peut se fondre sans castine; on peut la fondre, non-seulement sans castine,, mais même sans aubue et sans aucun autre fondant, lorsqu'elle est nette et pure : mais il est vrai qu^alors il se brûle une quantité assez considérable de mine qui tombe en mauvais laitier, et qui diminue le produit de la fonte« Il s'agit donc, pour fondre le plus avantageusement qu'il est possible , dé trouver d'abord quel est le fondant qui convient à la mine, et ensuite dans quelle proportion il fout lui donner ce fondant pour qu'ellé se convertisse entièrement en fonte de fer, et qu'elle ne brûle pas avant d'entrer en fosion. Si ta mine est mêlée d'un tiers ou d'un quart de matières vitresciUes,^ qu'il

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