‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 4)Chapitre 76 sur 103 · PARTIE HYPOTHÉTIOOK !tOS · texte numérisé non relu

PARTIE HYPOTHÉTIOOK !tOS

QQ^ISC- ^ ajoatant ces deux termes de compensation et^|r do premier et do dernier temps de cette première

période, on a ou 5^^ , qui multipliés par 12 |,

moitié de la somme de tous les termes, donnent ^f^^ pour k compensation totale 4u'a pu Faire la chaleur du soleil pendant cette première période ; et comme la diminution totale de la chaleur est è la compensation totale en même raison que le temps de ta période est au prolongement du refroidissementon aura 25 : : : 13624 f : où : : 13624 ans y : 264 jours environ. Ainsi le prolongement du refroidissement de ce satellite par la chaleur du soleil , au lien d'avoir été de 1 an 204 jours , n'a réellement été que de 264 jours.

Et pour évaluer en totalité la compensation qu'a faite la chaleur du soleil pendant toutes Ces périodes , on trouvera que ta compensation, dans le temps de Tincandescence ayant

été r sera , i la fin de quatre périodes , ^ , puisque ce

n'est qu'après ces quatre périodes que la température de ce satellite sera égale à la température actuelle de la terre. Ajou-

tant ces dedi termes IMI et ^ du premier et du dernier

temps de ces quatre périodes, on a ou ^^^^ qm multipliés par 127, nioitié de la somme de tous les ternies, donnent gG^y^ pour la compensation totale qu'a faite la chaleur du soleil pendant les quatre périodes de 136^4 ans 1 chacune; et comme la diminution totale de la chaleur, est à la compensation en même raison que le temps total de ces périodes est à celui du prolongement du refroidissement , on aura 25 : : : 54498 aus f : 6 ans 87 jours. Ainsi le prolongement toUl que fera la chaleur du soleil sur ce satellite ne sera que de 6 ans 87 jours, qu'il faut ajouter aux 54498 ans f : d'où l'on

M MINÉRAUX. INTRODOGTIOIH.

Yoit que a été dans Taonée 64605 la fonnttioa âm pliK nètes qne èe satellite a joui de la même tempéralm*e dont jook anjoardliui la tenrèi, et qn'il faudra le double de ce tenap», c'est-à-dire que ce né sera que dans ramiée 109010 de la formation des planètes que sa température sera refiroidîe à de la température actuelle de la terre.

' Enfin , faisant le même raisipnnemeat pwHe ciaquitee «htelitte de Saturne , que nous supposerons encore graind oomoie la terre, on irerra qu'il auroit dû se consolider jusqu'au çeotre en 634 ans tI , se refroidir au point d'en toucher la aurftot sans se brûler en 6239 ans et au point de la température actuelle de la terre en 13624 ans f , et Ton trouvera de mèoie que le prolongement du refroidissemient de ce ^tellite parla chaleur du soleil n^a été que de 1 an 204 jours pour la première période de 13624 ans f.

Mais la chaleur de Saturne, qui, dans )e temps de rincan* desçence, étott 25 fois plus grande que la chaleur actudle de la terre, n^avoit encore diminué , au bout de cette période de 13624 f, que de 25 à 22 H ; et comme ce satellite est à 808 mille lieues de Saturne, et h 313 millions 600 mille lieues de distance du soleil, la chaleur envoyée par Saturne, dans le temps de Tincandescence, à ce satellite , auroit été en, raison du carré de 313500000 au csfrré de 808000, si la surface que présente Saturne à son cinquième satellite étoit égale à la aurfacë que lui présente ^e soleil ; mais la surface de Saturne n*étant, dans le réel, que dp celle du séleil, p^rott néanmoins plus grande à ce satellite que celle de cet astre dans la raison inverse du carré des distances. Ainsi Ton aura (808000) * : (313500000) * : : ^ : 1185 f Donc la surface que Saturne présente à ce satellite est 1186 j fois plus grande que celle que lui présente le soleil. Mais nous avons vu que la compensation faite par la chaleur du soleil à la perte de la chaleur propre de

ce satellite n'étoit que ^ , lorsqu'au bout de 13624 ans f il se

seroic refroidi, comme la terre, au point de la température actuelle , et que , dans le temps de rincandesçence , la compen-

PAITtI ftyPOTflÉTiOOB. M

Mâoap4irtadiileiirdaioleiln*aété<iiie M; on auri dôac

1186 7, maltipliés par ^ou^^ pour la compensation iUmi

k tempe de rîBoandescence, et pour la compensation à h in de cetie première période^ si Saturne eût conservé son état d^incandescencé : mais comme sa chaleur propre a dimi- ■uéde^ à 23 H pendant cette période de 136241, la compensation à ta fin de la période, au lieu d'être n'a été que de environ. Ajoutant ces deux termes et du premier et du dernier temps de cette période, on aura^^^^, lesquels étant multipliés par 12^, moitié de la somme de tous les termes, donnent , ou 3 ^ pour la compensation totale qu'a foite la chaleur de Saturne pendant cette pre^nière période; et comme la perte de la chaleur propre est à la compensation en même ràison que le tendps de la période est au prolongement du. refroidissement, on aura 26 : 3 ^ : : 13623 i : 1670 ji. Ainsi le temps dont la dialeur de Saturne a prolongé le refroidissement de ce satellite pendant cette première période de 13624 f a été de 1670 ans fî, tandis que le prolongement du refroidissement par la chaleur du soleil n'a été que de 1 an 204 jours, ^joutant ces deux temps du prolongement du refroidissement au temps de la période, qui est de 13624 ans f, on aura 15297 ans 30 joura environ : d'où l'on voit que ce seroit dans l'année 15298 de la formation des planètes, c'est-i-dire il y a 59534' ans, que ce cinquième satellite de Saturne auroit joui de la même température dont jouit aujourd'hui la terre.

Dans le commencement de la seconde période de 13624 ans V, la chaleur de Saturne a fait compensation de et auroit fait à ia fin de cette même période une compensation de ^p^, si Saturne èùt conservé son même état de chaleur^ ma» comme sa chaleur propre a diminué pendant celte seconde période de 22 20 cette compensation» an lieu d'êire

M M1]NÉRAGX. INTRODUCTION.

*^^> n'est que de environ. Ajoutant ces deux termes îi^et ^^du premier et du dernier temps de celte seconde période, on aura^^^à très pen près, qai multipliés par 12?, moitié de la somme de tous les temie9,idonnent^P oo 71 y; pour la compensation totale qu'a foite la chaleur de Saturnç pendant cette seconde période ; et conune la perte totale delà chaleur propre est à la compensation totaleen même raison que le temps de la période est au prolongement du refroidissement» on aura 25 ; 71 : : 13624 f : 38793 1^. Ainsi le prolongemeut du temps pour le refroidissement de ce satellite par la chaleur de Saturne, ayant été de 1670 ans H pour la première période, a été de 38792 ans rh pour la seconde.

Le moment où la chaleur envoyée par Saturne ^Test trouvée égale à la chaleur propre de ce satellite est à 4 H terme à très peu près de Técoulement du temps dans cette seconde période, qui QiultipKé par 545, nombre des années de chaque terme de ces périodes ^ donne 2320 ans 336 jours , lesquels étant ajoutés aui^ 243 jours de la première période donnent 15945 ans 224 jôurs. Ainsi ç'a été dans Tannée 15946 de la formation des planètes que la chaleur envoyée par Saturne à èe satellite s'est trouvée égale à sa chaleur propre.

Dès-lors on voit que la chaleur propre de ce ss^tellite a été au-dessous de celle que lui envoyoit Saturne dans Tannée 1 6946 de la formation des planètes, et que Saturne ayant été envoyé A ce satellite, dans le temps de Tincandescence, une chaleur 1186} fois iplus grande que celle du soleil, il lui envoyoit encore, à la fin de la première période de 13624 ans f, une chaleur 1058 77 fois plus grande que celle du soleil , parce que la chaleur de Saturne n'avoit diminué que de 25 à 22 H Pédant cette première période ; et au bout d'une seconde période de 13624 lansf, après la déperdition de la chaleur propre de ee satelUtè, jusqu'à de la température actuelle de la terre, Saturne envôyoit encore à ce satellite une chaleur de 929 H fois plus grande que celle du soleil, parce que la chaleur propre de Saturne n'avoit encore diminué que de 22 H & 20 H*

l'ARTiE HYPOTHÉTIQUE. »

£q suivant la même marche , on voit que la chaleur de Saturne, qui d'abord étoU 36, et qui décroît constamment de 3 ^ parchaquepériode de 13634 ansy , diminue par conséquent sur ce satellite de 138 yi pendant chacune de ces périodes.

Mais comme cette chaleur du soleil sur Satiirne et sur ses satellites est à cellé du soléil siir la terre : : 1 ^ 90, à très peu près, et que la chaleur.de la terre est 50' fois ptus grande que celle qu'dle reçoit du soleil, il s'ensuit que jamais Satumb n'a envoyé à ce satellite une chaleur égale à celle du globe de là terre, puisque,- dans lé temps même de Tincandescence, cette chaleur, envoyée par Saturne, n'étoit que 1186 f fois plus grande que celle du soleil sur Saturne, c'est-à-dire ou 13 a fois plus grande que celle de la chaleur du soleil sur la terre , ce qui ne fait que^^ de la chaleur actuelle du globe de la terre; et c'est par cette raison qu^on doit s'en tenir à l'évaluation telle^ue nous l'avons faite ci-dessus dans la première et la seconde période du refroidissement de ce satellite.

Mais l'évaluation de la compen»tion faite par la xhaleur du soleil doit être faite comme celle des autres satellites , parce qu'elle dépend encore beaucoup de celle que la chaleur de Saturne a f|ite sur ce même satellite dans les différents temps. Hl est certain qu'à ne considérer que la dét)erdition de la chaleur propre du satellite, cette chaleur du soleil n'auroit fait corn-

pensation, dans le temps de fincandescence, que ^ qu'à la fin de'cette même période de 13643 ans i cette même chaleur du soleil auroit fait une compensation de ^ , et que dèslors le prolongement du refroidissement par l^accession de cette chaleur du soleil auroit en efiBet été de 1 an^SlM jours : mais la chaleur envoyée par Saturne dans le temps de l'ineandeseence étant à la chaleur propre du satellite : : 13 : 1350, il s'euHÛt que la compensation faite par la chaleur du soleil 4oit être diminuée dans la même raison ; en sorte qu'au Ueu

d'être elle n'a été que de au commeocement de

2n> MINÉRAUX. mmODOCTION.

cettepériôde, et que cette compensaticlD, qiti aurok *M ^ ^

ta fin de cette première période, si l'on ne oonsidéroH que h déperdition de la cbalear propre da satellitè, doit être diminuée dans, la même raison de 11 H à 60, parce que la chaleur envoyée par Satûrne étoit encore plus grande que la ^bal^ propre du Satellite dans cetle même raison. Dès-lors la compensation/A la fin de èétte première période, au lieu d'être

, n'a été que Jg . En ajoutant c^ deux termes de compeftaation "^t" et ~36r du premier et du dernier temps de cette

première période, on a ^^^^9^mè i qu* multipliés par 12 - ,

moitié de la somme de tous les termes, dokment ^-^^ ponr b compensation totale qu'a faite la chaleur du soleil pendan cette première période; et comme la diminutioB totale de la chaleur est à la compensation totale en inèiÉe iinsbn qae le temps de la période est'au prolongement du refroidissèolilllii 'on aura 26 : ^ :: 13624 } : 1 an 186 jours. Ainsi le prolongement du refroidissement de ce satellite par la chaleur du soleil , au lieu d'avoir été de 1 an 204 jours , n'a réellement été que de 1 an 186 jours pendant la première période. Dans la seconde période la compensation, étant au comr

mencement IHI» ^ ^ 1^ de cette même période

parce que la chaleur envoyée par Saturne pendant cette seconde période a diminué dans cette même raison. Ajoutant ces

deux termes et ^ , on a "^l , qpi multipliés par 12

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moitié de la somme de tous les termes, donnent ou

pour la compensation totale qu'a pu l^ire la chaleur du soleil pendant cette seconde période; et cooTihe là diminution totale de la chaleur est à la compénsalion totale en même raison que le tempA de la périocle est au prolongement du refroidisse-

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