‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 4)Chapitre 88 sur 103 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

DURÉE absolue.

DURÉE éditer de ce jour.

V* Satellite de Saturne. .

L4 LviiB. ^ .

Mars . .

IV* Satellite de Satarne, .

W Satellite de Jupiter. .

Mebcurs

La Tirrk

HP Satellite de Saturne.

Satellite de Saturne. .

Satellite de Saturne. .

Véhijs

Anneau de Saturne. . . .

IIP Satellite de Jupiter. .

Saturhb

I^ Satellite de Jupiter. .

P' Satellite de Jupiter. .

JvprrsR

Dek forqiatioa

des pUnètft.

D« la

fornation

des planètes.

Am.

D*aprè8 ce dernier tableau, qui approche le plus de la Térité, on voit :

1^ Que la nature organisée, telle que nous la amnoissons, n'est point encore née dans Jupiter, dont la chaleur est trop grande encore aujourd'hui pour pouvoir en toucher la surfooe, et que ce ne sera que dans 40791 ans que les êtres vivants pourroient y subsister, mais qu'ensuite s'iU y étoieot établis, ils dureroient 367498 ans dans cette grosse planète ;

2^ Que la nature vivante , telle que nous la connoissons, est éteinte dans le cinquième satellite de Saturne depuis 27274 ans, dans Mars depuis 14606 ans, et dans la lune depuis 2318 ans;

3^ Que la nature est prête à s'étdndre dans le quatrième satellite de Saturne, puisqu'il n'y a plus que 1693 ans pour arri^

t»ÂRtl£ HYP0THÉT1(}UE: 28â

ver au point extrême de la plus petite chaleur nécessaire an màlnden de» ètr^ organisés ;

4^ Que la nature vivante est foiUe dans le quatrième satellite de Jupiter, quoiqu'elle puisse y subsister encore pendant 23864 ans*

Que sur la planète de Merciire, sur la terre, sur le troisième, sui* le second et sur le premier satellite de Saturne, sur la planète de Venus, sur Tanneau de Saturne, sur le second et sur le premier satellite de Jupiter, la nature vivante est actuellement en pleine existence, et que par conséquent tôùs ces corps planétaires peuvent être peuplés comme le globe terrestre.

. Voilà mon résultat général et le but auquel je me proposois d*atteindfe. On jugera par la peine que m*ont donnée ces recherches', et par le grand nombre d'expériences préliminaires qu'elles exigeôient , comlnen je dois être persuaidé de la probabilité de mon hypothèse sur la formation des planètes : et pour qu'on ne me croie pas persuadé sans raison , et même sans de très fortes raisons , je vais exposer, dans le mémoire suivant ^ les motifs de ma persuasion , en présentant les foits et les analogies sur lesquels j'ai fondé mes opinions, établi Tordre de mes raisonnements , suivi les inductions que Ton en doit déduire , et enfin tiré la conséquence générale de l'existence réelle des êtres organisés et sensibles dans tous les cœ^ps du système solaire, et rextstence plus que probable de ces mêmes êtres dans tous les autres cœ^psqui composent les systèmes des autres soleils ; ce qui augmente et multiplie presque

* Les calcolt que soppotoient ces recherches iont plut k>D^ mil 8Mez délicats poar qu'oD puisse se trooiper. Je ne me suis pâ6 piqué d'une exactitude rigoureuse, parce qu'elle n'auroit produit que de légères diffiéreoces , et qu'elle m'aurolt pris beaucoup de temps que je pouvois mieux employer. Il m'a suffi que la méthode que fai snirie fût exacte, et. que mes raisonnements fussent clairs et conséquents : c'est là tout ce que j'ai préteiidu. Mon hypothèse sur la liquéfaction de la terre et des planètes m'a paru assez fondée pour prendre la peine d*en éraloer les effets, et j'sy cru dévoîr donner ai détail eeséndoations comme je les ai trouvées, atin que,s11 s'est glissé dant œ long traraO qndquas ftwtes de calcul on dluattention , mes lecteurs «Mot en état de les corriger eux-mêmes.

à YisoÊMÂ rétendue de la nature vhraBte, et {ièye en même temps ie plus. grand de toitt les moDoments à la gloire du Gréateur*

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