‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 5)Chapitre 116 sur 147 · DES · texte numérisé non relu

DES

l’eau et de la terre , nous présente les opriétés du feu animé par l’air : la corrom par les acides minéraux n’est-elle pas e espèce de brûlure? la saveur acide, 1ère ou âcre de tous les sels , n’est-elle s un indice certain de la présence et de ction d’un feu qui se développe dès qu’il ut, avec l’air, se dégager de la base ueusè ou terreuse à laquelle il est uni? et tte saveur, qui n’est que la mise en liberté l’air et du feu, ne s’opère-t-elle que par contact de l’eau et de toute matière aqueuse, le que la salive, et même par l’humidité la peau? Les sels ne sont donc corrosifs, môme sapides, que par le feu et l’air ’ils contiennent. Cette vérité peut se déni trer encore par la grande chaleur que bduisent tous les acides minéraux dans ir mélange avec l’eau, ainsi que par leur ûstance à l’action de la forte gelée. La ésence du feu et de l’air dans le principe in me paroît donc très-évidemment démtrée par les effets , quand même on re- 'deroit avecStahl l’acide vitriolique comme eide primitif et le premier principe salin;

’ l’air s’en dégage en même temps que le

I par l’intermède de l’eau, comme dans la rite , et cette action de l’humidité produit

II seulement de la chaleur, mais une )èce de flamme intérieure et de feu réelle- :nt actif, qui brûle en corrodant toutes les

H astances auxquelles l’acide peut s’unir; et vp n’est que par le moyen de l’air que le feu et ptracte cette union avec l’eau.

1 1 L’acide aérien altère aussi tous les sucs <1 traits des végétaux ; il produit le vinaigre le tartre ; il forme dans les animaux l’acide ni {quel on a donné le nom d 'acide phosphoiï ue. Ces acides des végétaux et des ani- ,ti lux, ainsi que tous ceux qu’on pourroit de garder comme intermédiaires, tels que Fais e des citrons’, des grenades, de l’oseille, ceux des fourmis, de la moutarde, etc., ; ï mt également leur origine de l’acide aé- >sl fn modifié dans chacune de ces substan-

par la fermentation , ou par le mélange fltline plus ou moins grande quantité d’huile; même les substances dont la saveur est uce , telles que le sucre , le miel, le lait, etc., diffèrent de celles qui sont aigres et pifilantes, comme les citrons, le vinaigre, etc., e par la quantité et la qualité du mucie et de l’huile qui enveloppe l’acide; car r principe salin est le même ; et toutes rs saveurs, quoique si différentes, doit se rapporter à l’acide primitif , et à son on avec l’eau, l’huile, et la terre mucilagillûse des substances animales et végétales.

Buffon. IL

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