‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 5)Chapitre 115 sur 147 · VOLCANIQUES · texte numérisé non relu

VOLCANIQUES

l’eau dissout et dépose en forme de ramifications.

A l’égard de la figure prismatique que prennent les basaltes , notre observateur m’en a remis , pour le Cabinet du Roi, des triangulaires, c’est-à-dire à trois pans, qu’il dit être les plus rares, des quadraugulaires, des pentagones , des hexagones , des heptagones , et des octogones , tous en prismes bien formés; et, après une infinité de recherches, il avoue n’avoir jamais trouvé de basalle à neuf pans, quoique Molineux dise en avoir vu dans le comté d’Antrim.

Dans certaines laves que M. de Saint- Fond appelle basaltes irréguliers , il a reconnu de la zéolithe en noyau , avec du schorl noir. Dans un autre basalte du Yivarais, il a vu un gros noyau de feld-spath blanc à demi transparent, luisant, et ressemblant à du spath calcaire; et ce feldspath renfermoit lui-même une belle aiguille prismatique de schorl noir. « li y a de ces basaltes, dit-il , qui conliennënt des noyaux de pierre calcaire et de pierre vitriliable de la nature de la pierre à rasoir, et d’autres noyaux qui ressemblent à du tripoli. » Il a vu dans d’autres blocs de la chrysolithe verdâtre; dans d’autres, du spath calcaire blanc , cristallisé et à demi transparent : d’autres morceaux sont entremêlés de eouches de basaltes et de petites couches de pierre calcaire; d’autres renferment des fragmens de granité blanc, mêlés de schorl noir : i! y en a même dont le granité est en plaques si intimement jointes et liées au basalte, que, malgré le poli, la ligne de jonction n’esi pas sensible ; enfin dans la cavité d’un autre morceau de basalte , il a reconnu un dépôt ferrugineux sous la forme d’hématite, qui en tapisse tout l’intérieur, et qui est de couleur gorge de pigeon, trèschatoyante. On voit sur cette hématite quelques gros grains d’une espèce de calcédoine blanche et demi transparente; une des faces de ce même morceau est recouverte de dendrites ferrugineuses : et parmi les laves proprement dites, il en a remarqué plusieurs qui sont tendres , friables , et prennent peu à peu la nature d’une terre argileuse.

Il remarque avec raison que la pierre de gallinace , qu’on a nommée agate nuire d’ Islande, n’a aucun rapport avec les agates, et que ce n’est qu’un verre demi transparent , une sorte d’émail , qui se forme dans les volcans , et que nous pouvons même imiter en tenant de la lave à un feu violent et long-temps continué. On trouve de cette

MINERAUX

pierre de gallinace non seulement en Islande, .nais dans les montagnes volcaniques du Pérou. Les anciens Péruviens la travaillôiém pour en faire des miroirs qu’on a trouvés dans leurs tombeaux. Mais il ne faut pas confondre cette pierre de gallinace avec la pierre d’incas , qui est une marcassile dont ils faisoient aussi des miroirs. On rencontre de même sur l’Etna et sur le Vésuve quelques morceaux de gallinace, mais en petite quantité, et M. de Saint-Fond n'en a trouvé qu’en un seul endroit du Vivarais, dans les environs de Rochemaure. Ce morceau est foul-à-fait semblable à la gallinace d’Islande; il est de même très- noir et d une substance dure donnant des étincelles avec l’acier : mais on y voit des bulles de la grosseur de la tète d’une épingle, toutes d’une rondeur exacte; ce qui paroit être une démonstration de plus de sa formation par le feu.

Indépendamment de tonies les variétés dont nofis venons de faire mention, il se trouve tres-fréquemment dans les terrains volcauisés des brècliès et des pomlingues que M. de Saint -.Fond distingue avec raison 1 par la différence des matières dont ils sont composés.

La pouzzolane n’est que le détriment des matières Volcaniques; vue à la loupe, elle présente une multitude de grains irréguliers ; on y voit aussi des points de srhorl noir dé- 'aciiés , et tres-souvent de petites portions de basalte pur ou altéré. On trouve de la pouzzolane dans presque tous les cantons vulcanisés, particulièrement dans les environs des cratères; il y en a plusieurs especes et de différentes couleurs dans le Vivarais, et en plus grande abondance dans le Vélay.

El je crois qu’on pourroit mettre encore au nombre des pouzzolanes cette matière d’un rouge ferrugineux qui se trouve souvent entre les couches des basaltes, quoiqu’elle se présente comme une terre bolaire qui happe à la langue et (pii est grasse au

i. Ors brèches se trouvent souvent en trèsgrandes masses ; l’église cathédrale et la plupart des maisons de la ville du Ptiy en Vélay sont construites d’une brèche volcani<|ue dont il y a de trèsgrands rochers à la montagne de Danis : cette brèche est quelquefois en mas, es irrégulières : mais pour l’ordinaire elle est [Misée par couches fort épaisses qui' ont été produites par les éruptions de l'ancien volcan de Danis. Il y a près du château de Rochemaure des (liasses énormes d’une autre brèche Volcanique formée par une multitude de très-petits éclats irréguliers de basalte noir, dur et sain , de quelques grains de scliorl noir viireus , le tout confondu et mêlé de Iragmeus d’une pierre blanchâtre , et tirant un peu sur la couleur de rose tendre.

toucher. En la regardant attentivement, on y voit beaucoup de paillettes de scliorl noir, et souvent même des portions de lave qui n’ont pas encore été dénaturées, et qui conservent tous les caractères de la lave; mais ce qui prouve sa conformité de nature avec la pouzzolane, c’est qu’en prenant dans celte maticre rouge celle qui est la plus liante, la plus pâteuse, on en fait un ciment avec de la chaux vive, et que, dans ce ciment, le liant de la terre s’évanouit, et qu’il prend consistance dans l’eau comme la plus excellente pouzzolane.

k Les pouzzolanes ne sont donc pas des cendres, comme quelques ailleurs l’ont écrit, mais de vrais déirimeiis des laves et des autres matières volt anisées. Au reste, il me paroit que notre savant observateur assure trop généralement qu’// n’j a point de véritables cendres dans les 'volcans, et qui! n’y existe absolument que la matière de la lave cuite, recuite, calcinée, réduite ou et! scories graveleuses ou en poudre fine. D’abord il me semble que. dans tout le cours de son ouvrage, l’auteur est dans 1 idée (pie la lave se forme dans le gouffre ou foyer même du volcan, et qu’elle est projetée hors du cratère sous sa forme liquide et coulante, tàndis qu’au contraire la lave ne se forme que dans les éminences ou monceaux de matières ardentes rejetées et accumulées, soit au dessus du cratère, comme dans le Vésuve , soit à quelque distance des bouches d’érnptioh, comme dans l’Etiia. La lave ne se forme aon'e que par une vitrification postérieure à ( éjection . et cetlc vinification ne se fait que dans les monceaux de matières rejetées; elle ne sort que du pied de ces éminences ou monceaux, et des lois cette màîiere vitrifiée lie contient en effet point de cendres; mais les mon< eaux eux-mèmes en contenoient en tres-giande quantité; et ce sont ces cendres (pii ont servi de fondant pour former le verre de toutes les laves. Ces cendres sont lancées hors du gouffre des volcans, et proviennent des substances combustibles cpii servent d’aliment à leurs feux; les pyrites, les bitumes, et les charbons de terre , tous les résidus des végétaux et auihüiux, étant les seules malièn s qui puissent entretenir le feu , il est de toute noces silé qu elles se réduisent en cendres dans le foyer même du volcan, et qu elles suivent le torrent de ses projections : aussi plusieurs observateurs, témoins oculaires des éruptions des volcans, ont très-bien reconnu le> cendres projetées, et quelquefois emportées fort loin par les vents; et si, comme le dit M. de

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DES MATIÈRES

jaint-Fond , l’on ne trouve pas de cendres irtbur des anciens volcans éteints, c'est nniuement parce qu’elles ont changé de nature ür le laps de temps et par l’action des éléens humides.

! Nous ajouterons encore ici quelques obirvations de M. de Saint Fond, au sujet de Formation des pouzzolanes. Les laves po- ■iises se réduisent en sable et en poussière; s matières (pii ont subi une forte calcinaon sans se fondre deviennent friables, et irment une excellente pouzzolane : la coulur en est jaunâtre, grise, noire ou roti- “àtre , en raison des différentes altérations .l'a éprouvées la matière ferrugineuse q'u’els contiennent; et il ajoute que c’est unilemen.t à la quantité du fer contenu dans s laves et basaltes qu’on doit attribuer leur sibililé. Cette dernière assertion me paroît op exclusive : ce n’est pas en effet au fer, i moins au fer seul , qu’on, doit attribuer fusibilité des laves : c’est au jàlin contenu ms 1 s cendres r ejetées par le volcan qu’els ont dù leur première vitrification , et lest au mélange des matières vitreuses, câîires et salines, autant et plus qu’aux parjs ferrugineuses , qu’elles doivent la facilité ; se foudre une seconde fois. Les laves se ndent comme nos verres factices et comme rite attire matière vineuse mélangée de irlies calcaires ou salines : et en général ut mélange et toute composition produit fusibilité; car l’on sait (pie plus les maïres soiil pures, et plus elles sont réfracires au feu ; le quartz, le jaspe, l’argile et craie pures y résistent également , tandis îe toutes les matières mixtes s’y fondent sèment: et cette épreuve seroit le meilleur oyeu de distinguer les Substances simples *s matières composées, si la fusibilité ne ’pendoil pas encore plus de la loi ce du feu 1e du mélange des matières; car, selon loi, les stibst nces les plus simples et les us réfractaires ne résisteraient pas à cette }tion du feu si l’on pou voit l’augmenter à 1 degré convenalile.

En comparant toutes les observations que viens de rapporter, et donnant même aux fférenles opinions des observateurs toute valeur qu’elles peuvent avoir, il me pâlît que le feu de- volcans peut ptoduire :s matières assez semblables aux porphyres granités, et dans lesquelles le feld spath, mica et le schorl se reconnoissent sous ur forme propre; et ce fait seul une fois nstaté suffiroit pour qu’on dût regarder mme j » 1 1 j -, ipie vraisemblable l-a formation î porphyre et du granité par le feu pri-

VOLGANIQÜES. 3 $g

mitif, et à plus forte raison celle des matières premières dont ils sont composés.

Mais, dira-t-on, quelque sensibles que soient ces rapports, quelque plausibles que paroissent les conséquences que vous en tirez, n’avez-vous pas annoncé que la figuration d tous les minéraux n’est due qu’au travail des molécules organiques , qui , ne pouvant en pénétrer le fond , par la trop grande résistance de leur substance dure ont seulement tracé sur la superficie les premiers linéainens de l’organisation , c’est-àdire les traits de la figuration? Or il n’y avoit point de corps organisés dans ce premier temps où le feu primitif a réduit le globe en verre; et même est-il croyable que daiis cès fëux de nos fourneaux ardens où nous voyons se former des cristaux, il y ait des molécules organiques qui concourent à la forme régulière qu’ils prennent ? ne suffitil pas d’admettre la puissance de l’attraction et l’exercice de sa force par les'lois de l'affinité, pour concevoir (pie toutes les parties homogènes se réunissant, cl es doivent prendre en conséquence des figures régulières, et se présenter sous dilférentes formés relatives a leur différente nature, telles que nous les voyons dans ces Cristallisations?

Ma réponse à cette importante question est que, pour produire une forme régulière dans un solide, la puissance de l’attraction seule ne suffit pas, et «pie l’affinité n étant que la même puissance d’attra» lion , ses lois ne peuvent varier que par la diversité de figure des particules sur lesquelles elle agit pour les réunir V; sans cela toute matière réduite à l'homogénéité preiuîroit la forme sphérique , comme la prennent les gouttes d eau, de mercure, et de tout au re liquide; dans le temps de leur liquéfaction. Il faut donc nécessairement que tous les corps qui ont des formes régulières avec des faces et des angles reçoivent cette impression de figure de quelque autre cause que de l'affinité; il faut que chaque clame soit déjà figuré avant d’être attiré et réuni par l’affinité; et comme la figuration est le premier trait de l’organisation, et qu aptes l'attraction il n’y a d’autre puissance active dans la nature que celle de la chaleur et des molécules organiques qu’elle produit, il me semble qu’on ne peut attribuer qu'à ces mêmes élémens actifs le travail de la figuration.

L’existence des molécules organiques a précédé celle des êtres organisés; elles sont

T. Voyez. , dans i’histoire naturelle des quadrupèdes , l’article qui a pour titre de la Nature , se~ ccfnde vue.

aussi anciennes que l’élément du feu ; un atome de lumière ou de chaleur est par luimême une molécule active, qui devient organique dès qu’elle a pénétré un autre atome de matière. Ces molécules organiques une fois formées ne peuvent être détruites ; le feu le plus violent ne fait que les disperser sans les anéantir : nous avons prouvé que leur essence étoit inaltérable , leur existence perpétuelle, leur nombre infini, et qu’étant aussi universellement répandues que

MINÉRAUX

les atomes de la lumière, tout concourt à démontrer qu’elles servent également à l’organisation des animaux, des végétaux, et à la figuration des minéraux , puisqy’après avoir pris à la surface de la terre leur organisme tout entier dans l’animal et le végétal , retombant ensuite dans la masse minérale , elles réunissent tous les êtres sous la même loi , et ne font qu’un seul empire de tous les règnes de la nature.

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DU SOUFRE

La nature, indépendamment de ses hautes puissances auxquelles nous ne pouvons atteindre, et qui se déploient par des effets universels , a de plus les facultés de nos arts, qu’elle manifeste par des effets particuliers : comme nous elle sait fondre et sublimer les métaux, cristalliser les sels, tirer le vitriol et le soufre des pyrites, etc. Son mouvement plus que perpétuel, aidé de l'éternité du temps, produit, entraîne, amène toutes les révolutions, toutes les combinaisons possibles. Pour obéir aux lois établies par le souverain Etre, elle n’a besoin ni d’instrumens, ni d adminicules, ni d’une main dirigée par l’intelligence humaine ; tout s’opère parce qu’à force de temps tout se rencontre, et que dans la libre étendue des espaces et dans la succession continue du mouvement toute matière est remuée , toute forme donnée , toute figure imprimée. Ainsi tout se rapproche ou s’éloigne, tout s’unit ou se fuit, tout se combine ou s’oppose, tout se produit ou se détruit par des forces relatives ou contraires, qui seules sont constantes, et, se balançant sans se nuire, animent l’univers et en font un théâtre de scènes toujours nouvelles et d’objets sans cesse renaissans.

Mais en ne considérant la nature que dans ses productions secondaires , qui sont les seules auxquelles nous puissions comparer les produits de notre art, nous la verrons encore bien au dessus de nous ; et pour ne parler que du sujet particulier dont je vais traiter dans cet article, le soufre qu’elle produit au feu de ses volcans est bien plus pur, bien mieux cristallisé, que celui dont nos plus grands chimistes ont ingénieusement trouvé la composition. C’est bien la même substance ; ce soufre artificiel et celui de la nature ne sont également que la matière du

feu rendue fixe par l’acide ; et la démonstra- jj , tion de cette vérité, qui ne porte que supL|e l’imitation par notre art d’un procédé se- y, condaire de la nature, est néanmoins léîL’1( triomphe de la chimie, et le plus beau tro- L phée qu’elle puisse placer au haut du mo- E nument de toutes ses découvertes.

L’élément du feu. qui, dans son état de liberté, ne tend qu’à fuir, et divise toutei matière à laquelle on l’applique , trouve sâprison et des liens dans cet acide qui luimême est formé par l’intermède des autres élémens ; c’est par la combinaison de l’air ej

du feu que l’acide primitif a été produit ; ef dans les acides secondaires les élémens dé

la terre et de l’eau sont tellement combinés

qu’aucune autre substance simple ou comi

posée n’a autant d’affinité avec le feu : auss

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cet élément se saisit de l’acide dès qu’il s<|y) trouve dans son état de pureté naturelle éE’ sans eau superflue; il forme avec lui unnouU

vel être qui est le soufre, uniquement comi

posé de l’acide et du feu. » ^

Pour voir clairement ces rapports imporsL j tans , considérons d’abord le soufre tel qu la nature nous l’offre au sommet de ses vol : , cans ; il se sublime , s’attache et se cristal lise contre les parois des cavernes qui sur montent tous les feux souterrains : ces cha piteaux des fournaises embrasées par le fe des pyrites sont les grands récipiens de cett matière sublimée ; elle ne se trouve null part en aussi grande abondance . parce qu nulle part l’acide et le feu ne se rencontrer en aussi grand volume et n’agissent avec ai tant de puissance.

Après la chute des eaux et la productio de i’acide , la nature a d’abord renfermé un partie de la matière du feu dans les pyrite: c’est-à-dire ‘dans les petites masses ferrugi

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DU SOUFRE

j uses et minérales où l’acide vitriolique, i trouvant en quantité, a saisi cet élément I feu , et le retiendroit à perpétuité si i’ac- 1 n des élémens humides ' ne survenoit lur le dégager et lui rendre sa liberté; j umidité , en agissant sur la matière ter- Iise, et s’unissant en même temps à l’acide, alninue sa force , relâche peu à peu les Ipuds de son union avec le feu, qui reprend ! libeité dès que ses liens sont brisés : dans il incendie , le feu , devenu libre , emporte Ifec sa flamme une portion de l’acide au- | el il étoit uni dans la pyrite; et cet acide r et séparé de la terre , qui reste fixe , me , avec la substance de la flamme , une luvelle matière uniquement composée de il fixé par l’acide, sans mélange de terre

I de fer, ni d’aucune autre matière.

II y a donc une différence essentielle en- | le soufre et la pyrite, quoique tous deux jfitiennent également la substance du feu sie par l’acide, puisque lè soufre n’est p posé que de ces deux substances pures ijisimples, tandis qu’elles sont incorporées lias la pyrite avec une terre fixe de fer ou

litres minéraux. Le mot de soufre miné- I dont on a tant abusé, devroit être banni t la physique, parce qu’il fait équivoque présente une fausse idée ; car ce soufre néral n’est pas du soufre , mais de la pye : et de même toutes les substances méiliques, qu’on dit être minéralisées par le j.ifre, ne sont que des pyrites qui contienne à la vérité, les principes du soufre, iis dans lesquelles il n’est pas formé. Les rites martiales et cuivreuses, la galène de Lmb , etc. , sont autant de pyrites dans leselles la substance du feu et celle de l’acide trouvent plus ou moins intimement unies k parties fixes de ces métaux : ainsi les rites ont été formées par une grande opéion de la nature, après la production de eide et des matières combustibles, renies de la substance du feu; et le soufre ne kl formé que par une opération secondaire, f'identelle, et particulière, en se sublimant ic l’acide par l’action des feux souterrains, s charbons de terre et les bitumes , qui, aime les pyrites , contiennent de l’acide , ivent par leur combustion produire de

L’eau seule ne décompose pas les pyrites : te g des falaises des côtes de Normandie, les bords la mer sont jonchés de pyrites , que les pêcheurs liassent pour en faire du vitriol.

La rivière de Marne, dans la partie de la Chamane crayeuse qu’elle arrose, est jonchée de pyes martiales qui restent intactes tant qu’elles sont us l’eau, mais qui s’effleurissent dès qu’elles sont posées à l’air.

même une grande quantité de soufre : aussi toutes les matières qui servent d’aliment au feu des volcans et à la chaleur des eaux thermales donnent également du soufre dès que, par les circonstances locales, l’acide et le feu qui l’accompagne et l’enleve peuvent être arrêtés et condensés par le refroidissement.

On abuse donc du nom de soufre, lorsqu’on d|t que les métaux sont minéralisés par le soufre; et comme les abus vont toujours en augmentant , on a aussi donné le même nom de soufre à tout ce qui peut brûler. Ces applications équivoques ou faus ses viennent de ce qu’il n’y avoit dans aucune langue une expression qui pût désigner le feu dans son état fixe; le soufre des anciens chimistes représentoit cette idée 1 , le phlogistique la représente dans la chimie récente : et l’on n’a rien gagné à cette substitution de termes ; elle n’a même fait qu’augmenter la confusion des idées, parce qu’on ne s’est pas borné à ne donner au phlogistique que les propriétés du feu fixe. Ainsi le mot ancien de soufre , ou le mol: nouveau de phlogistique , dans la langue des sciences, n’auroient pas fait de mal s’ils n’eussent exprimé que l’idée nette et claire du feu dans son état fixe : cependant feu. fixe est aussi court, aussi aisé à prononcer, que phlogistique ; et feu fixe rappelle l’idée principale de l’élément du feu , et le représente tel qu’il existe dans les corps combustibles, au lieu que phlogistique, qu’on n’a jamais bien défini , qu’on a souvent mal appliqué, n’a fait que brouiller les idées, et rendre obscures les explications des choses les plus claires. La réduction des chaux métalliques en est un exemple frappant ; car elle s’explique , s entend aussi clairement que la précipitation, sans qu’il soit nécessaire d’avoir recours, avec nos chimistes, à l’absence ou à la présence du phlogistique.

Dans la nature, et surtout dans la matière

i. Le soufre des philosophes hermétiques étoit un tout autre être que le soufre commun : ils le regardoient comme le principe de la lumière , comme celui du développement des germes et de la nutrition des corps organisés ; et sous ces rapports il paroît qu’ils considéroient particulièrement dans le soufre son feu fixe, indépendamment de l’acide dans lequel il se trouve engagé. Dans ce point de vue, ce n’est plus du soufre qu’il s’agit, mais du feu même, en tant que fixé dans les différens corps de la nature; il en fait l’activité, le développement, et la vie : et, en ce sens, le soufre des alchimistes peut en effet être regardé comme le principe des phénomènes de la chaleur, de la lumière , du développement, et de la nutrition des corps organisés. (Observation communiquée par M. l’abbé Bexon.)

MINERAUX

brute, il n’y a d’êtres réels et primitifs que les quatre éléhiens; cliacun de res élémens pëtli se trouver eu un état différent de mouvement ou de repos, de liberté ou de contrainte, d’action ou de résistance, etc. : il y adroit donc tout autant de raison de faire un nouveau mot pour l’air fixe; mais heureusement on s’en est abstenu jusqu’ici. Ne vaut-il pas mieux en effet désigner par une épithète l’état d’un clément, que de faire un être nouveau de cet état en lui donnant tm nom particulier? Rien n’a plus retardé le progrès des sciences que la logomachie, et cette création de mots nouveaux a demi fer /iniques , à demi métaphysiques , et qui dès lors ne représentent nettement ni i effet bi la cause : j’ai même -admiré la justesse de discernement des anciens; ils Ont appelé pentes les matières minérales qui contiennent en abondance la substance du feu : avons-nous eu raison de substituer à ce nom celui de soufre, puisque les minerais ne sont en effet que des pyrite ? Et de même les anciens chimistes ont entendu par le mot de soufre la matière du feu contenue dans les huiles, les résines, les esprits ardens, et dans tous les corps des animaux et des végétaux, ainsi que dans la substance des minéraux : avons-nous aujourd'hui raison de lui substituer celui de phlogistique ? Le mieux eût été de n’adopter ni I un ni l’autre ; aussi n’ai -je employé dans le cours de cet ouvrage que l’expression de feu five ait lien de phlogistique , comme je n’emploie ici que celle de pi rite au lieu de so'ùfre minerai.

Au reste, si Ion veut distinguer l'idée du feu fixe d celle du pli-logistique , ii faudra, comme je l’ai dit. appeler phlogistique le feu qui; d'abord étant lixé dans les corps, est en même temps animé par l’air et peut en être séparé, et laisser le nom de feu fixe à la matière propre du feu lixé dans ees mêmes corps , ei qui, sans l’adminicule de l’air auquel il se réunit, ne pourroii s’en dégager.

Le feu fixe est toujours combiné avec l’air fixe, et tous deux sont les principes inflammables de toutes les substances combustibles : c’est en raison de la quantité de ces air et feu fixes qu’elles sont plus ou moins inflammables. Le soufre, qui n’est composé que d’acide pur et de feu lixe, brille en entier et ne laisse aucun résidu apres son inflammation; les autres s distances, qui sont irn lées de terres ou de parties fixes, laissent loutes des cendres ou de résidus charbonneux après leur combustion; et en général toute inflammation, toute

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combustion n’est que la mise en liberté, par le concours de l’air, du feu fixe contenu dans les corps; et c est alors que ce feu animé par 1 air devient phlogistique : or jg feu libre, l’air et l’eau, peuvent égalemeut rendre la liberté au feu fixe contenu daqi les pyrites; et comme, au moment qu’il est libre, le feu reprend sa volatilité, il emporte avec lui l’acide auquel il est uni, et foi me du soufre par la seule condensation de cet||j vapeur.

On petit faire du soufre par la fusion <&| par la sublimation : il faut pour cela choir sir les pyrites qu'on a nommées sulJureusdL et qui contiennent la plus grande quant» de feu lixe et d’acide, avec la moindjl quantité de fer, cuivre, ou de loute autre matière fixe; et selon qu’ou veut extrai» une grande ou petite quantité de soufre, on emploie diflérens moyens, qui néaop moins se réduisent tous à donner du soufre par fusion ou par sublimation.

Cette substance tirée des pyrites par notre art est absolument semblable à celle du soufre que la nature produit par faction di ses leux souterrains; sa couleur est d’uii nr| jaune ci t ri n ; sou odeur est désagréable, e plus forte lorsqu'il est frotté ou échauffé il est électrique comme l’ambre ou la résinq, sa saveur n’est insipide que parce que principe aq eux de son acide y étant sorbe par lexeos du feu, il n’a aucune affl(;,j ni té avec la salive « et qu’en général il i\ pas plus d’action sur les matières aqueuse,' quelles n’eu ont sur lui; sa densité est f peu pi es égale à celle de la pierre calcaire *, |)e il e.xt cassant, presque friable, et se pulvé rise aisément; il ne salière pas par I im près-ion des élémens humides , et mèm 1 action du feu ne le décompose pas lois qu'il est en vaisseaux clos, et piivé de lai nécessaire à toute inflammation. Il se su blime sous sa même forme, au haut d vaisseau clos, en petits cristaux auxquels on a donné le nom de fleurs de soufre celui qu’on obtient par la fusion se cristaj lise de même en le laissant refroidir ti» j, lentement : ces cristaux sont ordinairemer en aiguilles; et cette forme aiguillée, propilA au soufre, se voit dans les pyrites et daiij((/ presque tous les minéraux où le feu fis et l’acide se trouvent combinés en grand quantité avec le métal ; il se cristallise anig0n( en octaèdre dans les grands soupiraux d(| L volcans. IL»

i. Le soufre volatil pèse environ cent quar.intf ^ deux livres le pied cube, el le sout.e eu canon yfij I, {|(| trente-neuf à cent quaianie livres. ij^

DU SOUFRE

e degré de chaleur nécessaire pour foule soufre ne su I lit pas pour l'enflammér : ul , pour qu’il s’allume, porter de la me à sa surface; et dès qu'il aura reçu [animation, il continuera de brûler. Sa me est légère et bleuâtre, et ne peut te communiquer l'inflammation aux au matières combustibles qtie quand on le plus d’activité à la combustion du re en augmentant le degré du feu : alors ammé devient plus lumineuse, plus ine, et peut enflammer les matières seches ombuslibles. Cette flamme du soufre, (pie intense qu’elle puisse être, n’en est moins pure; elle est ardente dans toute distance; elle n’est accompagnée d’au- 1 fumée, et ne produit point de suie ;

■ elle répand une vapeur -suffocante qui î (pie celle de l’acide encore combiné le feu fixe, et à laquelle ou a donné le A' ac'ule sulfureux. Au reste, plus leulut on fait brûler le soufre, plus la va- • est suffocante, et plus1 l’acide qu’elle ient devient pénétrant : c’est , comme sait , avec cet acide sulfureux qu’on cl» il les étoffes, les plumes, et les autres lances animales.

acide tpie le feu libre emporte ne s’éavec lui qu’à une certaine hauteur ; des qu’il est frappé par l’humiilité de , (pii se combine avec I acide, le feu est é de fuir; il quitte l’acide et s’exhale seul : cet acide dégagé dans la coinion du soufre est du pur acide vi rioli- « Si l’on veut le recueillir au moment le feu l’abandon te, il ne faut (pie plaun chapiteau au dessus du vase, avec récaution de U tenir assez éloigné pour net tre l’action de l’air, qui doit entrer la combustion, el de porter dans l’-i iiîur du chapiteau une certaine humidité la vapeur de l’eau chaude; on trouvera > le récipient ajusté au bec du chapiteau de vitrioliqiie connu sous le nom d'esprit vitriol, c’est-à-dire un acide peu conré , et considérablement âffoibli par i. » On concentre cet acide et on le rend en le distillant. « L’eau, comme plus lile, s’élève la première et emporte un d’acide; plus on réitéré la distillation, il y a de déchet, mais aussi plus l’acide reste se concentre; et ce n’est que par noyen qu’on peut lui donner toute sa e et le rendre tout - à fait pur » Au e, on a imaginé depuis peu le moyen fectuer dans des vaisseaux clos la com-

Élemens de Chimie , par M. de Morveau, t. 11,

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bustion du soufre; il suffit pour cela d’y joindre un peu de nitre, qui fournit l’air nécessaire à cette combustion; et d'après ce principe on a construit des appareils de vaisseaux clos, pour tirer l’esprit de vitriol en grand , sans danger et sans perte : c’est ainsi qu’on y procède actuellement dans plusieurs manufactures2, et spécialement dans la belle fabrique de sels minéraux établie à Javelle sous le nom et les auspices de monseigneur le comte d’Artois.

L’eau ne dissout point le soufre et ne fait même aucune impression à sa surface ; cependant si l’on verse du soufre en fusion dans de l’eau , elle Se mêle avec lui , et il reste mou tant qu’on ne le fait pas sécher à l’air : il reprend sa solidité et toute sa ses cherèsse dès que l’eau dont il s’est humecté par force, et avec laquelle il n’a que peu ou point d’adhérence, est enlevée par l’évaporation.

Voilà sur la composition de la substance du soufre et sur ses principales propriétés ee que nos plus habiles chimistes ont reconnu et nous représentent comme choses incontestables < t certaines; cependant elles ont besoin d’être modifiées , et surtout de n’èîre pas prises dans un sens absolu, si I on Veut s’approcher de la vérité en se rapprochant des faits réels de la nature. Le soufre, quoique entièrement composé de feu fixé et d'acide , h’eii coniienl pas moins les quatre élémeus. puisque l’eau, la terre, et l’air, se trouvent unis dans l’acide vitrioliqué-, et que le feu même nè se fixe que par 1 intermède de l’air.

Le phlogistique n’est pas, comme on l’assure , une substance simple , identique, et toujours la même dans tous les corps, puisque la matière du feu y est toujours unie à celle de l’air, el que, sans le concours de ce second élément , le feu fixe ne pourroit ni se dégager ni s'enflammer. On sait que l’air fixe prend souvent la place du feu fixe en s’emparant des matières que celui-ci quitte, (pie l’air est même le seul intermède par lequel on puisse dégager le feu fixe, qui alors devient le phlogistique ; ainsi le soufre , indépendamment de l’air fixe qui est entré dans sa composition, se charge encore de nouvel air dans sou état de fusion; cet air fixe s’unit à 1 acide ; la vapeur

a. C’est à Rouen que l’on a commefi'cë à faire de l’huile de vitriol en grand par le soufre ; il s’en fait annuellement dans cette ville et dans les environs quatorze cents milliers : on en fait à Lyon sans intermède du salpêtre. ( Noie communiquée par M. de Grignon.)

MINÉRAUX

même du soufre fixe l’air et l’absorbe ; et enfin le soufre , quoique contenant le feu fixe en plus grande quantité que toutes les autres substances combustibles , ne peut s’enflammer comme elles et continuer à brûler que par le concours de l’air.

En comparant la combustion du soufre à celle du phosphore , on voit que , dans le soufre, l’air fixe prend la place du feu à mesure qu’il se dégage et s’exhale en flamme, et que, dans le phosphore, c’est l’air fixe qui se dégage le premier, et laisse le feu fixe reprendre sa liberté : cet effet s’opère sans le secours extérieur du feu libre et par le seul eontacl de l’air ; et dans toute matière où il se trouve des acides, l’air s’unit avec eux , et se fixe encore plus aisément que le feu même dans les substances les plus combustibles.

Dans les explications chimiques on attribue tous les effets au phlogistique , c’est-àdire au feu fixe seul, tandis qu’il n’est jamais seul , et que l’air fixe est très - souvent la cause immédiate ou médiate de l’effet. Heureusement que, dans ces dernières années, d’habiles physiciens , ayant suivi les traces du docteur Haies, ont fait entrer cet élément dans l’explication de plusieurs phénomènes , et ont démontré que l’air se fixoit en s’unissant à tous les acides; en sorte qu’il contribue, presque aussi essentiellement que le feu, non seulement à toute combustion, mais même à toute calcination, soit à chaud, soit à froid.

J’ai démontré que la combustion et la calcination sont deux effets du môme ordre, deux produits des mêmes causes ; et lorsque la calcination se fait à froid , comme celle de la céruse par l’acide de l’air, c’est que cet acide contient lui-même une assez grande quantité de feu fixe pour produire une petite combustion intérieure, qui s’annonce par la calcination, de la même maniéré que la combustion intérieure des pyrites humectées se manifeste par l’inflammation.

On ne doit donc pas supposer , avec Stahl et tous les autres chimistes, que le soufre n’est composé que de phlogistique et d’acide, à moins qu’ils ne conviennent avec moi que le phlogistique n’est pas unesubstancesimple, mais composée de feu et d’air , tous deux fixes ; que de plus ce phlogistique ne peut pas être identique et toujours le même, puisque l’air et le feu s’y trouvent combinés en différentes proportions et dans un état de fixité plus ou moins constant : et de même on ne doit pas prononcer dans un sens absolu que le soufre , uniquement composé d’acide et de phlogistique , ne contient point

d’eau, puisque l’acide vitriolique en contient j, et qu’il a même avec cet élément assez d’af

finité pour s’en saisir avidement.

L’eau, l’air, et le feu, peuvent égalemen se fixer dans les corps, et l’on sera forcé \ pour exposer au vrai leur composition L d’admettre une eau fixe, comme l’on a él obligé d’admettre un air fixe après avoir admi le feu fixe , et de même on sera conduit, par de ,( réflexions fondées , et par des observation L, ultérieures , à ne pas regarder l’élément de 1 je terre comme absolument fixe, et on ne cou M dura pas, d’après l’idée que toute terre | L

fixe , qu’il n’existe point de terre dans ] soufre, parce qu’il ne donne ni suie ni résid après sa combustion : cela prouve seulemei que la terre du soufre est volatile , comnj celle du mercure, de l’arsenic, et de pli "j, sieurs autres substances.

Rien ne détourne plus de la route qu’t doit suivre dans la recherche de la vérits que ces principes secondaires dont on fi de petits axiomes absolus , par lesquels < donne l’exclusion à tout ce qui n’y est p compris : assurer que le soufre ne contie^ que le feu fixe et l’acide vitriolique, n’est pas en exclure l’eau, l’air, et la teri puisque, dans la réalité, ces trois éléme s’y trouvent comme celui du feu.

Après ces réflexions, qui serviront de servatif contre l’extension qu’on pourroit ner à ce que nous avons dit et à ce que : dirons encore sur la nature du soufre, pourrons suivre les travaux de nos sav chimistes, et présenter les découvertes q ont faites sur ses autres propriétés. Ils < trouvé moyen de faire du soufre artifii semblable au soufre naturel, en combin l’acide vitriolique avec le phlogistique ou fixe animé par l’air ; ils ont observé qui soufre, qui dissout toutes les matières i talliques, à l’exception de l’or et du zii n’attaque point les pierres ni les autres i tières terreuses , mais qu’étant uni à l’alc il devient, pour ainsi dire, le dissolvant néral de toutes matières : l’or même ne résiste pas 1 ; le zinc seul se refuse à te combinaison avec le foie de soufre.

Les acides n’ont sur le soufre guère d’action que l’eau ; mais tous les alcalis ou volatils et les matières calcaires l’d

! Haiii 1 la»

I » ta

Selon Stahl, ce fut au moyen du foii jîe soj soufre que Moïse réduisit en poudre le veau i |

suivant les paroles de \' Exode, chap. 32 , vers. | «Tulit vitulum quein fecerant, et combussit M ji'ü D tro contrivitque donec in pulverem redegït ; P<^S(^ sparsit in superficiem aquarum , et potavit Israël. » Voyez son Traité intitulé Vitulus aurais j combustus.

DU SOUFRE

le dissolvent, et le rendent dissoluble l’eau. On a donné le nom de foie de au composé artificiel du soufre et de i ; mais ici , comme en tout le reste , art se trouve non seulement devancé, urpassé par la nature. Le foie de soufre effet une de ces combinaisons géné- Iqu’elle a produites et produit même le ontinuellement et le plus universelle- ; car dans tous les lieux où l’acide viue se rencontre avec les détrimens des nces organisées, dont la putréfaction oppe et fournit à la fois l’alcali et le 1 ;islique , il se forme du foie de soufre : j i trouve dans tous les cloaques , dans rres des cimetières et des voiries, au des eaux croupies, dans les terres ferres plâtreuses , etc. ; et la formade ce composé des principes du soufre à l’alcali nous offre la production outre même sous un nouveau point de

i effet , la nature le produit non seule- 1 par le moyen du feu au sommet des Ins et des autres fournaises souterraines, elle en forme incessamment par les /escences particulières de toutes les ma- > qui en contiennent les principes. L’huté est la première cause de cette effernce: ainsi l’eau contribue, quoique d’une ère moins apparente et plus sourde, que le feu peut-être, à la production i développement des principes du sonet ce soufre, produit par la voie hu- !, est de la même essence que le soufre uit par le feu des volcans, parce que use de leurs productions, quoique si rente en apparence, ne laisse pas d’être )nd la même. C’est toujours le feu qui t à l’acide vitriolique, soit par l’inflamon des matières pyriteuses , sort par effervescence occasionnée par l’humicar cette effervescence n’a pour cause le feu renfermé dans l’acide, dont l’aclente et continue équivaut ici à l’action et brusque de la combustion et de l’inmation.

insi le soufre se produit sous nos yeux ne infinité d’endroits où jamais les feux rrains n’ont agi 1 ; et non seulement trouvons ce soufre tout formé partout e sont décomposés les débris des sub-

On trouve en Franche-Comté des géodes sulises qui contiennent un soufre tout formé , et luit, suivant toute apparence, par l’efflorescence lyrites dans des lieux où elles am-ont en même >s éprouvé la chaleur de la putréfaction ou de •mentation.

stances du règne animal et végétal, mais nous sommes forcés d’en reconnoître la présence dans tous les lieux où se manifeste celle du foie de soufre, c’est-à-dire dans une infinité de substances minérales qui ne portent aucune empreinte de l’action des feux souterrains.

Le foie de soufre répand une odeur trèsfétide, et par laquelle on ne peut manquer de le reconnoître ; son action n’est pas moins sensible sur une infinité de substances, et seul il fait autant et peut-être plus de dissolutions, de changemens, et d’altérations dans le règne minéral que tous les acides ensemble. C’est par ce foie de soufre naturel , c’est-àdire par le mélange de la décomposition des pyrites et des matières alcalines , que s’opère souvent la minéralisation des métaux. Il se mêle aussi aux substances terreuses et aux pierres calcaires : plusieurs de ces substances annoncent par leur odeur fétide la présence du foie de soufre ; cependant les chimistes ignorent encore comment il agit sur elles.

Le foie de soufre, ou sa seule vapeur, noircit et altère l’argent ; il précipite en noir tous les métaux blancs , il agit sur toutes les substances métalliques par la voie humide comme par la voie sèche ; lorsqu’il est en liqueur et qu’on y plonge des lames d’argent, il les noircit d’abord et les rend bientôt aigres et cassantes; il convertit en un instant le mercure en éthiops , et la chaux de plomb en galène ; il ternit sensiblement l’étain , il rouille le fer. Mais on n’a pas assez suivi l’ordre de ses combinaisons, soit avec les métaux , soit avec les terres; on sait seulement qu’il aitaque le cuivre, et l’on n’a point examiné la composition qui résulte de leur union : on ne connoît pas mieux l’état dans lequel il réduit le fer par la voie sèche , on ignore quelle est son action sur les demimétaux, et quels peuvent être les résultats de son mélange avec les matières calcaires par la voie humide comme par la voie sèche; néanmoins ces connoissances , que la chimie auroit dû nous donner, seroient nécessaires pour reconnoître clairement l’action du foie de soufre dans le sein de la terre , et ses differentes influences sur les substances tant métalliques que terreuses. On connoît mieux son action sur les substances animales et végétales; il dissout le charbon même par la voie humide, et eette dissolution est de couleur verte.

La nature a de tout temps produit et produit encore tous les jours du foie de soufre par la voie humide : la seule chaleur de la

MINÉRAUX

température de l’air oü de l’intérieur de la terre suffit pour que l’eau se corrompe, surtout l’eau qui se trouve chargée d’acide vitriolique, et cette eau putréfiée produit du vrai foie de soufre : toute autre putréfaction, soit des animaux ou des végétaux, donnera de même du foie de soufre dis qu’elle se trou vera coqt binée avec les sels vit rioliques. Ainsi le foie de soufre est une matière presque aussi commune que le soufre même; ses effets sont aussi plus fréquens, plus nombreux que ceux du soufre, qui 11e peut se mêler avec l’eau (pi an moyen de l’alcali , c’est à-dire en devenant foie de soufre.

Au reste, cejjle matière se décompose aussi facilement qu’elle se compose, et tout foie de soufre fournira du soufre en ie mêlant avec un acide , qui . s’emparant des matières alcalines, en séparera le soufre et le laissera précipiter; On a seulement observé que ce soufre précipité par les acides minéraux est blanc, et que celui qui est précipité par les acides végétaux , et particulièrement par l’acide du vinaigre, est d un jaune presque orangé.

On sépare le soufre de toutes les substances métalliques et de toutes les matières pyriteuses par la simple torréfaction : 1 arsenic et le mercure sont les seuls qui. étant plus volatils que le soufre, se subliment avec lui , et ne peuvent en être séparés par cette opération , qu’il faut modifier et faire alors en va i 'Seaux (dos avec de.' précautions particulières.

L’huile paroît dissoudre le soufre comme l’eau dissout l s sels ; les huiles grasses et par expression agissent plus promptement et plus puissamment que le> huiles essentielles, qui ne peuvent le dissoudre qu’avec le secours d une chaleur assez forte pour le fondre; et malgré cette affinité tres-apparente du soufre avec les huiles, l’analyse chimique» démontré qu’il n’y a point d’huile dans la substance du soufre, et (pie dans aucune huile végétale ou animale il n’y a point d’acide viiriolique ; mais lorsque cet acide se mêle avec les huiles, il forme les bitumes; et comme les charbons de terre et les bitumes en général sont les principaux alimens des feux souterrains, il est évident qu étant décomposés par l'embrasement produit par les pyrites, l’acide yitrioliqne des pyrites et des bitumes s’unit à la substance du feu , et produit le soufre (pii se sublime, se condense, et s’attache au haut de ces fournaises sou et ruines.

Nous donnerons ici une courte indication des différens lieux de la terre où l’on trouve

du soufre en plus grande quantité et de jij ri belle qualité *. ^iti

L’Islande est peut-être la contrée de l'uit. vers où il y en a le plus, parce que cette " n’est pour ainsi dire qu’un faisceau défi lu cens. Le soufre des volcans de Kani'scli.w 1 celui du Japon, de Ceylati, de MindunaP1 de l’île Jermi , a l’entrée du golfe Perswp el dans les mers occidentales celui du Pieji Ténériffe , de Saint-Domingue, etc. , jjii également connus des voyageurs, il se tnjjlii a *'si beaucoup de soufre ali Chili . et enju plus dans les montagnes du Pérou, coi||i dans presque toutes les montagnes à voir; r Le soufre de Quito et celui de la Gttadeluj e passent pour être les plus purs, et I on tt voit des morceaux si beaux et si Ira 11s pal in qu’on les prend roit, au jiremier coup di n pour de be} ambre jaune. Celui qui se< in cueille sur le Vésuve et sur l’Etna est dit 11 meut pur. Il en est de même du soufre,! i| certaines eaux thermales, comme celles d’.t 11 la-Chapelle et de plusieurs sources en Ptlpi gne , déposent en assez grande quantité faut purifier tous ces son lies . qui sont f' jaugés de parties hétérogènes, en le.' faifondre et sublimer pour les séparer de I! ce qu ils oui d impur.

Presque tout le soufre qui est datu commerce vient des volcans, des sulfatai et autres cavernes et grottes qui se t roui ^ ou se sont trouvées ,ui dessus des feux j|s terrains ; et ce n’est guère que dansai11 lieux <pie le soufre se présente en abonda1*’ et tout formé ; mais ses principes exi|l/ en bien d’autres endroits; et l’on peut m p due qu'ils sont universellement répatr!

dans la nature, et produits partout où F eide vitrio ique, rencontrant {es débris P substances organisées, s’e.'i saisi et sure h 'S de leur feu li e, et n’altcnd qjj’une dern i(jt action de cel élément pour se dégager1 mi masses terreuses ou métalliques dans iw quelles il se trouve comme enseveli et h

?| iiil

1. Le passage suivant fie Pline indique quelt un' de' lieux d’où les anciens liroienl le soi |ll! et pr uve que dès lors le territoire de Naples ^ tout volcanique. <> M ra , dit-il. sulphurs n.ii « (juo plurima domantur : uàscitur in msulis d «inter .Siciliam et It.itiatn , quas ardere dixij « sed nobilissimum i n Melo iusula. In llalia qt III « invenitur, in Neapolitano C.ampauoque agro « libus qui Vdcantur Lhivogæi. Ibi è ruireul ^ « fossum perficitur igni. Généra quatuor; vi « qnod Græci apyron vacant , nascitur solidum 1 I «est gleba .. vivum effoditur. translucetqui i II, c* viret. Alteruin genus appellaut glebam , fjujtj ç «tantum officiai.' fauiiliare.... egu/a vocalui . ■ v « genus. Quarto autexn ad ellychnia maxime « cienda. »

sonné. C’est ainsi que les principes du ire existent dans les pyrites, et que le Ire se tonne par leur combustion ; et part où il y a des pyrites ou peut f; riner du fre ; mais ce n’est que dans les contrées les matières combusl d)les, bois ou charîs de terre, sont abondantes qu’on trouve Ique bénéfice à tirer le soufre des pyri- ( >n ne fait ce travail en grand que dans Iques endroits de l’Allemagne et de la de, où les mines de cuivre se présentent s la forme de p. rites; on est forcé de griller plusieurs fois pour en faire exhale soufre 'que Ion recueille comme le mier produit de ces mines, l e point esfiel de cette partie de 1 exploitation des ies de cuivre est d’empôcher l’inflainmaî du soufre en même temps qu’on dét crie son écoulement dans les bassins pour recueillir ; cependant il est encore alors )ttr et mélangé, et ce n’est qué du jou/m t qu’il faut purifier en le séparant des lies terreuses ou métalliques qui lui res-

DES SELS

îent unies. On procède à cette purification en faisant foudre ce soufre brut dans de grands vases à un feu modéré; les parties terreuses se précipitent, et le soufre pur surnage : alors on le verse dans des moules ou lingotières, dans lesquelles il prend la forme de canons ou de pains, sous laquelle on le connoit dans le commerce; mais ce soufre, quoique déjà séparé de la plus grande partie de ses impuretés, n’est ni transparent ni aussi pur que celui qui se trouve formé en cristaux sur la plupart des volcans. Ce soufre cristallisé doit sa transparence et sa grande pureté a la sublimation (pii s en est faite dans ces volcans; et, par la même rai son, le soufre artificiel le plus pur, ou ce que l’on appelle flrur de soufre , n est autre chose que du soufre sublimé en vaisseaux clos , et (pii se présente en poudre ou fleur très- pure, qui est un amas de petits cris taux aiguilles et très-fins, que l’œil, aidé de la loupe , y distingue.

DES SELS

Les matières salines sont celles qui ont de saveur. Mais d où leur vient cette proété qui nous est si sensible, et qui affecte sens du goût , de l’odorat , et même cedu toucher? quel est ce principe salin? nment et quand a-t-il été*" formé ? il étoil fa mentent contenu et relégué dans fatsphère, avec toutes les autres mat iè es aliies, dans le temps de fincaudescence globe; mais, apres la chute des eaux et ^épuration de 1 atmosphère , la première nbinaison qui s’est laite dans, cette sphère ore ardente a été celle de 1’uiiion de l’air lu feu ; cette union a produit l’acide priif ; toutes les matières aqueuses, tenvu- , ou métalliques, avec lesquelles cet acide u se combiner , sont devenues des subaces sali les ; et comme cet acide s’est mé par la seule union de l’air avec le feu, ne paroit que ce premier acide, le plus pie et le plus pur de tous, est I acide jen . auquel les chimistes rérens ont d<>nle nom d 'acidf méphitiijue , qui n’est (pie l’air fixe, c’est-à-dire de l’air fixé par le

Cet acide primitif est le premier principe m; il a produit tous les autres acides et alis ; il n’a pu se combiner d’abord qu’a-

vec les verres primitifs, puisque les autres matières n’cxis oient pas encore; par son union avec cette terre vitrifiée il a pris plus de masse et acquis plus de puissance, et il est devenu acide vitriutifue, qui , étant plus fixe et plus fort , s’est in oi-ppré avec toutes les .substances qu’il a pu pénétrer. L acide aérien, plus volai il, se trouve universellement répandu, et l’acide vitriolique réside principalement dans les argiles et autres détrimens des verres primitifs; il s’y manifeste sous la fi.rme d alun ; ce second acide a aussi saisi dans quelques lieux lès substances calcaires, et a formé les gypses; il a saisi la plupart des minéraux métalliques, et leur a causé de grandes altérations; il en a pour ainsi dire converti quelques-uns dans sa propre substance, en leur donnant la forme du vitriol.

En second lieu, l’acide primitif, que je désignerai dorénavant par le nom d'adde aerien , s est uni avec les matières métallique-. qui , comme les plus pesantes, sont tombées les premières sur le globe vitrifié; et en agissant sur ces minerais métalliques, il a formé l*acide arsenical ou l’arsenic, qui, ayant encore plus de masse que le variolique, a aussi plus de force, et de tous est

MINÉRAUX

le plus corrosif; il se présente dans la plupart des mines dont il a minéralisé et corrompu les substances.

Ensuite, niais plusieurs siècles après, cet acide primitif, en s’unissant à la matière calcaire, a formé Y acide marin , qui est moins fixe et plus léger que l’acide vitriolique, et qui, par cette raison, s’est plus universellement répandu, et se présente sous la forme de sel gemme dans le sein de la terre, et sous celle de sel marin dans l’eau de toutes les mers : cet acide marin n’a pu se former qu’après la naissance des coquillages, puisque la matière calcaire n’existoit pas auparavant.

Peu de temps après, ce même acide aérien et primitif est entré dans la composition de tous les corps organisés ; et se combinant avec leurs principes, il a formé, par la fermentation, tes acides animaux et végétaux, et Yacide nitreux par la putréfaction de leurs détrimens ; car il est certain que cet acide aérien existe dans toutes les substances animales ou végétales, puisqu’il s’y manifeste sous sa forme primitive d’air fixe; et comme on peut le retirer sous cette même forme tant de l’acide nitreux que des acides vitriolique et marin , et même de l’arsenic, on ne peut douter qu’il ne fasse partie constituante de tous ces acides, qui ne sont que secondaires, et qui, comme l’on voit, ne sont pas simples, mais composés de cet acide primitif différemment combiné , tant avec la matière brute qu’avec les substances organisées.

Cet acide primitif réside dans l’atmosphère et y réside en grande quantité sous sa forme active; il est le principe et la cause de toutes les impressions qu’on attribue aux élémens humides ; il produit la rouille du fer, le vert-de-gris du cuivre, la céruse du plomb, etc. , par l’action qu’il donne à l’humidité de l’air : mêlé avec les eaux pures, il les rend acides ou acidulés; il aigrit les liqueurs fermentées; avec le vin il forme le vinaigre : enfin il me paroit être le seul et Vrai principe non seulement de tous les acides, mais de tous les alcalis, tant minéraux que végétaux et animaux.

On peut le retirer du natron , ou alcali qu’on appelle minéral , ainsi que de l’alcali fixe végétal, et encore plus abondamment de l’alcali volatil, en sorte qu’on doit réduire tous les acides et tous les alcalis à un seul principe salin; et ce principe est l’acide aérien, qui a été le premier formé, et qui est le plus simple , le plus pur de tous , et e plus universellement répandu ; cela me

paroit d’autant plus vrai que nous pouvons par notre art, rappeler à cet acide tous le autres acides, ou du moins les rapproche de sa nature, en les dépouillant, par de opérations appropriées, de toutes les matiè res étrangères avec lesquelles ils se trouven combinés dans ces sels; et que de mêmei n’est pas impossible de ramener les alcalis l’état d’acide en les séparant des substanct animales et végétales, avec lesquelles tou alcali se trouve toujours uni; car quoique 1 chimie ne soit pas encore parvenue à fair cette conversion ou ces réductions , elle en assez fait pour qu’on puisse juger par analo gie de leur possibilité. Le plus ingénieu des chimistes, le célèbre Stahl, a regard l’acide vitriolique comme l’acide univerj et comme le seul principe salin; c’est | première idée d’après laquelle il a voli établir sa théorie des sels ; il a jugé qt quoique la chimie n’ait pu jusqu’à ce jacfs ramener démonstrativement les alcalis à lïl r eide, c’est-à-dire résoudre ce que la natur & a combiné, il ne fallait s’en prendre qu l’impuissance de nos moyens Rien n’e mieux vu ; ce grand chimiste a ici consul la simplicité de la nature : il a senti qu’il n avoit qu’un principe salin; et comme l’acit vitriolique est le plus puissant des acides, s’est cru fondé à le regarder comme l’aci< primitif. C’étoit ce qu’il pouvoit penser i mieux dans un temps où on n’avoit que <£ idées confuses de l’acide aérien, qui est nt seulement plus simple , mais plus univers que l’acide vitijolique; mais lorsque cet h bile homme a prétendu que son acide ur

versel et primitif n’est composé que de te et d’eau , il n’a fait que mettre en avant u supposition dénuée de preuves et contrai à tous les phénomènes, puisque de fait IV et le feu entrent peut-être plus que la ter et l’eau dans la substance de tout acide que ces deux élémens constituent seuls IV sence de l’acide primitif.

Des quatre élémens qui sont les vri jrent principes de tous les corps, le feu est se actif; et lorsque l’air, la terre et l’eau, exils cent quelque impression, ils n’agissent q par le feu qu’ils renferment, et qui seul pt leur donner une puissance active ; l’air si tout , dont l’essence est plus voisine de ce du feu que celle des deux derniers élémei lai est aussi plus actif. L’atmosphère est le ipiep ceptacle général de toutes les matières v latiles; c’est aussi le grand magasin del’aci primitif; et d’ailleurs tout acide considé srs en lui-même , surtout lorsqu’il estconcenb tut c’est-à-dire séparé , autant qu’il estpossib

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