PRIS DE DIVERSE
classes.
Citrate de mei j cure. | j ,
Lignite de cui j oe^ vre. Il Tel
Phosphate 1 plomb.
Formiate d'i tain.
Sébaste martia ;
Muriate antim j®161 niai, ou heur d’antimoine.
Galacte de bi muth.
Borax de zinc j*®
poids
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Ad’t
S Üadoi
DES SELS 373
les animaux dans lesquels il s’est exalté avec la matière du feu par la fermentation putride de leurs corps , et que c’est par ces combinaisons multipliées qu’il a pris tous les ca-
ictères particuliers qui le distinguent des lires acides.
Dans les végétaux, lorsque l’acide aérien trouve mêlé d’huile douce, ou enveloppé î mucilage, sa saveur est agréable et suée : l’acide des fruits, du raisin, par exeme , ne prend de l’aigreur que par la ferentation, et néanmoins tous les sels tirés îs végétaux contiennent de l’acide , et ils î diffèrent entre eux que par les qualités pju’ils acquièrent en fermentant et qu’ils împruntent de l’air en se joignant à l’acide qu’il contient ; et de même que tous les celles végélaux, aigres ou doux, acerbes ou su- ’rés, ne prennent ces saveurs différentes pie par les premiers effets .de la fermentaion, l’acide nitreux n’acquiert ses qualités caustiques et corrosives que par celte même jêrmentalion portée au dernier degré, c’esti-dire à la putréfaction : seulement nous levons observer que l’acide animal entre peut-être autant et plus que le végétal dans Je nitre ; car comme cet acide subit encore le nouvelles modifications en passant du végétal à l’animal, et que tous deux se trouvent réunis dans les matières putréfiées , ils |’y rassemblent , s’exaltent ensemble , et , se Combinant avec l’alcali fixe végétal , ils forment le nitre dont l’acide, malgré toutes ces transformations , n’en est pas moins essentiellement le même que l’acide aérien.
Tous les acides tirent donc leur première origine de l’acide aérien, et il me Semble qu’on ne pourra guère en douter si l’on pèse toutes les raisons que je viens ll’exposer, et auxquelles je n’ajouterai qu’une Considération qui est encore de quelque >oid$. On conserve tous les acides, même es plus forts et les plus concentrés , dans es flacons ou vaisseaux de verre ; ils entaueroient toute autre matière; or, dans les iremiers temps , le globe entier n’étoit [u’une masse de verre sur laquelle les aci- [es minéraux, s’ils eussent existé, n’auroient >u faire aucune impression , puisqu’ils n’en ont aucune sur notre verre : l’acide aérien, u contraire , agit sur le verre et peu à peu 'entame , l’exfolie , le décompose , et le réduit enterre; par conséquent cet acide est e premier et le seul qui ait agi sur la masse itreuse du globe; et comme il étoit alors } idé d’une forte chaleur, son action en étoit l’autant plus prompte et plus pénétrante; l a donc pu , en se mêlant intimement avec
la terre vitrifiée, produire l’acide vitriolique qui n’a plus d’action sur cette même terre , parce qu’il en contient et qu’elle lui sert de base : dès lors cet acide , le plus fort et le plus puissant de tous, n’est néanmoins ni le plus simple de tous ni le premier formé; il est le second dans l’ordre de formation, l’arsenic est le troisième, l’acide marin le quatrième, etc., parce que l’acide primitif aérien n’a d’abord pu saisir que la terre vitrifiée , ensuite la terre métallique r, puis la terre calcaire, eic., à mesure et dans le même ordre que ces matières se sont établies sur la masse du globe vitrifié : je dis à mesure et dans le même ordre, parce que les matières métalliques sont tombées les premières de l’atmosphère où elles étoient reléguées et étendues en vapeurs ; elles ont rempli les interstices et les fentes du quartz et des autres verres primitifs , où l’acide aérien les ayant saisies a produit l’acide arsenical ; ensuite , après la production et la multiplication des coquillages , les matières calcaires formées de leurs débris se sont établies, et l’acide aérien les ayant pénétrées a produit l’acide marin , et successivement les autres acides et les alcalis après la naissance des animaux et des végétaux ; enfin la production des acides et des alcalis a nécessairement précédé la formation des sels, qui tous supposent la combinaison de ces mêmes acides ou alcalis avec une matière terreuse ou métallique, laquelle leur sert de base et contient toujours une certaine quantité d’eau qui entre dans la cristallisation de tous les sels ; en sorte qu’ils sont beaucoup moins simples que les acides ou alcalis , qui seuls sont les principes de leur essence saline.
Ceci étoit écrit, ainsi que la suite de eette histoire naturelle des sels, et j’étois sur le point de livrer cette partie de mon ouvrage à l’impression, lorsque j’ai reçu (au mois de juillet de cette année 1782), de la part de M. le chevalier Marsilw Landriani , de Milan , le troisième volume de ses opuscules physico-chimiques , dans lequel j’ai vu, avec toute satisfaction, que cet illustre et savant physicien a pensé comme moi sur l’acide primitif : il dit expressément « que l’acide universel , élémentaire * primitif, dans lequel peuvent se résoudre tous les acides connus jusqu’à ce jour, est l’acide méphitique , cet acide qui étant combiné avec la chaux vive l’adoucit et la neU-
x. Les mines spathiques et les malachites contiennent notamment une très-grande quantité d’àcide aérien.
MINERAUX
tr alise , qui mêlé avec les eaux les rend acidulés et pétillantes ; c’est X air fixe de Black, le gaz méphitique de Macquer, X acide atmosphérique de Bergman. »
M. le chevalier Landriani prouve son assertion par des expériences ingénieuses; il a pensé avec notre savant académicien, M. Lavoisier, que l’air fixe, ou l’acide méphitique, se forme par la combinaison de l’air et du feu , et il conclut par dire : « U me paroit hors de doute i° que l’air déphlogis tiqué, au moment qu’il s’élève des corps capables de le produire, se change en air fixe, s’il est surpris par le phlogistique dans le moment de sa formation ;
20 Que comme il résulte des expériences que les acides nitreux, vitriolique, marin, phosphorique , arsenical, unis à certaines terres, peuvent se changer en air déphlogistiqué , lequel de son côté peut aisément se convertir en air fixe; et comme d’autre part l’acide du sucre, celui de la crème de tartre, celui du vinaigre, celui des fourmis, etc., peuvent aussi aisément se convertir en air fixe par le moyen de la chaleur, il est assez démontré que tous les acides peuvent être convertis en air fixe, et que cet air fixe est peut-être l’acide universel , comme étant le plus commun et se rencontrant le plus fréquemment dans les diverses productions de la nature. »
Je suis sur tout cela du même avis que M. le chevalier Landriani , et je n’ai d’autre mérite ici que d’avoir reconnu , d’après mon système général sur la formation du globe , que le plus pur et le plus simple des acides avoit dû se former le premier par la combinaison de l’air et du feu, et que par conséquent on devoit le regarder comme l’acide primitif dont tous les autres ont tiré leur origine : mais je n’étois pas en état de démontrer par les faits , comme ce savant physicien
vient de le faire , que tous les acides , de quelque espèce qu’il soient , peuvent être convertis en cet acide primitif, ce qui confirme victorieusement mon opinion; car cette conversion des acides doit être réciproque et commune, en sorte que tous les acides ont pu être formés par l’acide aérien, puisque tous peuvent être ramenés à la nature de cet acide.
II me paroit donc plus certain que jamais, tant par ma théorie que par les expériences de M. Landriani , que l’acide aérien , c’està-dire l’air fixe ou fixé par le feu , est vraiment l’acide primitif, et le premier principe salin dont tous les autres acides et alcalis tirent leur origine ; et cet acide, uniquement composé d’air et de feu , n’a pu former les autres substances salines qu’en se combinant avec la terre et l’eau : aussi tous les autres acides contiennent de la terre et de l’eau; et la quantité de ces deux élémens est plus grande dans tous les sels que celle de l’air et du feu ; ils prennent différentes formes selon les doses respectives d.es quatre élémens, et selon la nature de la terre qui leur sert de base ; et comme la proportion de la quantité des quatre élémens dans les principes salins , et la qualité différente de la terre qui sert de base à chaque sel, peuvent toutes se combiner les unes avec les autres , le nombre des substances salines est si grand, qu’il ne seroit guère possible d’en faire une exacte énumération ; d’ailleurs toutes les combinaisons salines faites par l’art de la chimie ne doivent pas être mises sur le compte de la nature; nos premières considérations doivent donc tomber sur les sels qui se forment naturellement soit à la surface , soit à l’intérieur de la terre : nous les examinerons séparément, et les présenterons successivement en commençant par les sels vitrioliques.
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ACIDE VITRIOLIQUE ET VITRIOLS
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Cet acide est absolument sans odeur et sans couleur ; il ressemble à cet égard parfaitement à l’eau : néanmoins sa substance n’est pas aussi simple, ni même, comme le dit Sthal , uniquement composée des seuls élémens de la terre. et de l’eau ; il a été formé
par l’acide aérien, il en contient une grande quantité , et sa substance est réellemenl
composée d’air et de feu unis à la terre vi trifiable et à une très-petite quantité d’eai qu’on lui enlève aisément par la concentra lion ; car il perd peu à peu sa liquidité pai
ACIDE VITRIOLIQUE ET VITRIOLS
grande chaleur, et peut prendre une forme îcrète 1 par la longue application d’un il violent : mais, dès qu’il est concentré, tüire puissamment l’humidité de l’air, par l’addition de cette eau il acquiert [s de volume; il perd en même temps dque chose de son activité saline : ainsi u ne réside dans cet acide épuré qu’en 5-pelite quantité, et il n’y a de terre autant qu’il en faut pour servir de e à l’air et au feu qui sont fortement et mement unis à celte matière vitrifiable.
^.u reste, cet acide et les autres acides ïéraux ne se trouvent pas dans la nature ls et dégagés, et on ne peut les obtenir en les tirant des substances avec lesquelles se sont combinés, et des corps qui les tiennent. C’est en décomposant les pys, les vitriols, le soufre, l’alun, et les imes, qu’on obtient l’acide vitriolique 2 : tes ces matières en sont plus ou moins «régnées ; toutes peuvent aussi lui servir base ; et il forme avec elles autant de érens sels, desquels on le retire toujours la même forme et sans altération.
>n a donné le nom de 'vitriol à trois sels alliques formés par l’union de l’acide iolique avec le fer, le cuivre, et le zinc; s on pourroit , sans abuser du nom , «ndre à toutes les substances dans leslles la présence de l’acide vitriolique se ùfeste d’une manière sensible. Le vitriol fer est vert, celui du cuivre est bleu , et i du zinc est blanc : tous trois se trou-
Quelqnes chimistes ont donné le nom d ’ huile itriol glaciale à cet acide concentré au point e sous forme concrète. A mesure qu’on le cone, il perd de sa fluidité, il file et paroît gras mcher comme l’huile : on l’a , par cette raison, né huile de vitriol, mais très-improprement ; n’a aucun caractère spécifique des huiles , ni ammabilité. Le toucher gras de ce liquide sem- «rovenir, comme celui du mercure, du grand rochement de ses parties ; et c’est en effet , i le mercure, le liquide le plus dense qui nous :onnu : aussi, lorsqu’il est soumis à la violente n du feu , il prend une chaleur beaucoup plus le que l’eau et que tout autre liquide; et ae il est peu volatil et point inflammable, il a arence d’un corps solide pénétré de feu et [ue en incandescence.
Ce n’est pas que la nature ne puisse faire ses laboratoires tout ce qui s’opère dans les s ; si la vapeur du soufre en combustion se e renfermée sous des voûtes de cavernes , e sulfureux s’y condensera en acide vitriolique. >seph Baldassari nous offre même à ce sujet rès-belle observation. Ce savant a trouvé dans [rotte du territoire de Sienne, au milieu d’une e d’incrustation déposée par les eaux ther- > des bains de Saint-Philippe , «un véritable vitriolique pur, naturellement concret, et sans i mélange de substances étrangères.... »
vent dans le sein de la terre, mais en petite quantité, et il paroît que ce sont les seules matières métalliques que la nature ait combinées avec cet acide ; et quand même on seroit parvenu par notre art à faire d’aulres vitriols métalliques , nous ne devons pas les mettre au nombre des substances naturelles, puisqu’on n’a jamais irouvé de vitriol d’or, d’argent, de plomb, d’étain, ni d’antimoine, de bismuth, de cobalt, etc., dans aucun lieu, soit à la surface, soit à l’intérieur de la terre.
Le vitriol vert ou le vitriol ferrugineux, appelé vulgairement couperose, se présente dans toutes les mines de fer où l’eau chargée d’acide vitriolique a pu pénétrer. C’est sous les glaises ou les plâtres que gisent ordinairement ces mines de vitriol , parce que les terres argileuses et plâtreuses sont imprégnées de cet acide, qui, se mêlant avec l’eau d.es sources souterraines ou même avec l’eau des pluies, descend par stillation sur la matière ferrugineuse , et, se combinant avec elle, forme ce vitriol vert qui se trouve tantôt en masses assez informes , auxquelles on donne le nom de pierres atràmentaires 3 , et tantôt en stalactites plus ou moins opaques, et quelquefois cristallisées. La forme de ces cristaux vitrioliques est rhomboïdale, et assez semblable à celle des cristaux du spath calcaire. C’est donc dans les mines de fer de seconde et de troisième formation , abreuvées par les eaux qui découlent des matières argileuses et plâtreuses , qu’on rencontre ce vitriol natif dont la formation suppose non seulement la décomposition de la matière ferrugineuse, mais encore le mélange de l’acide en assez grande quantité. Toute matière ferrugineuse imprégnée de cet acide donnera du vitriol : aussi le tire -t-011 des pyrites martiales en les décomposant par la calcination ou par l’humidité.
Cette pyrite, qui n’a aucune saveur dans son état naturel, se décompose, lorsqu’elle est exposée long-temps à l’humidité de l’air, en une poudre saline, acerbe, et styplique; en lessivant cette poudre pyriteuse, on en retire du vitriol par l’évaporation et le refroidissement. Lorsqu’on veut en obtenir une grande quantité, on entasse ces pyrites les unes sur les autres à deux ou trois pieds d’épaisseur ; on les laisse exposées aux impressions de l’air pendant trois ou quatre
3. Parce qu’elles serrent, comme le vitriol luimême, à composer les diverses sortes de teintures noires ou d’encre, atramentum. C’est l’étymologie que Pline nous en donné lui-même. Diluendo , dit-il en parlant du vitriol ,fit atramentum tingendis coriiss unde atramenti sutorii nomen.
MINÉRAUX
ans, et jusqu’à ce qu’elles soient réduites en poudre ; on les remue deux fois par an pour accélérer cette décomposition ; on recueille l’eau de la pluie qui les lessive pendant ce temps, et on la conduit dans des chaudières où l’on place des ferrailles qui s’y dissolvent en partie par l’excès de l’acide ; ensuite on fait évaporer cette eau, et le vitriol se présente en cristaux I.
On peut aussi tirer le vitriol des pyrites par le moyen du feu, qui dégage, sous la forme de soufre, une partie de l’acide et du feu fixe qu’elles contiennent ; on lessive ensuite la matière qui reste après cette extraction du soufre ; et pour charger d’acide l’eau de ce résidu , on la fait passer successivement sur d’autres résidus également dessoufrés, après quoi on l’évapore dans des chaudières de plomb. La matière pyriteuse n’est ^as -épuisée de vitriol par cette première opération ; on la reprend pour résoudre à l’air , et au bout de dix-huit mois «HT deux ans elle fournit, par une semblable lessive , de nouveau vitriol.
Il y a, dans quelques endroits, des terres qui sont assez mêlées de pyrites décomposées pour donner du vitriol par une seule lessive. Au reste, on ne se sert que de chaudières de plomb pour la fabrication du vitriol, parce que l’acide rongeroit le fer et le cuivre. Pour fe-cunnoître si la lessive vitriolique est assez chargée, il faut se servir d’un pèseliqueur; dès que cet instrument indiquera que la lessive contient vingt-huit onces de vitriol, on pourra la faire évaporer pour obtenir ce sel en cristaux. Il faut environ quinze jours pour opérer cette cristallisation, et I on a observé qu’elle réussit beaucoup mieux pendant l’hiver qu’en été.
Nous avons en France quelques mines de vitriol naturel. « On en exploite, dit M. Gensanne, une au lieu de La Fonds près Saint- Julien de Val go g ne ; le travail y est conduit avec la plus grande intelligence : le minéral y est riche et en grande abondance, et le vitriol qu’on y fabrique est certainement de la première qualité. « U doit se trouver de semblables mines dans tous les endroits où la terre limoneuse et ferrugineuse se trouve mêlée d’une grande quantité de pyrites décomposées.
Il se produit aussi du vitriol par les eaux sulfureuses qui découlent des volcans ou des solfatares. « La formation de ce vitriol , dit
x. Dans le grand nombre de fabriques de vitriol de fer, celle de Newcastle en Angleterre est remarquable par la grande pureté du vitriol qui s’y produit.
M. l’abbé Mazéas, s’opère de trois façon.' j La première , par les vapeurs qui s’élèven j a des solfatares et des ruisseaux sulfureux U ces vapeurs , en retombant sur les lerre 1 1' ferrugineuses, les recouvrent peu à peu d’un ei efflorescence de vitriol... La seconde se fi1) fl par la filtration des vapeurs à travers 11 ei terres : ces sortes de mines fournissent béai ; coup plus de vitriol que les premières ; élit Jlii se trouvent communément sur le penchai lié des montagnes qui contiennent des mini la de fer, et qui ont des sources d’eau sulfi si reuses. La troisième manière est lorsque j- ci terre ferrugineuse contient beaucoup ( p soufre : on s’aperçoit, dès qu’il a plu , d’ui Ile chaleur sur la surface de la terre, causilra
par une fermentation intestine U jvo
forme du vitriol en plus ou moins gram de quantité dans ces terres. » fai
Le vitriol bleu, dont la base est le cuivre, | fo forme comme le vitriol de fer ; on ne le trou j et que dans les mines secondaires où le cuiv 1 est déjà décomposé , et dont les terres so j < abreuvées d’une eau chargée d’acide vitric que. Ce vitriol cuivreux se présente aussi CÇ masses ou en stalactites, mais rarement cristallisées, et les cristaux sont plus sc A vent dodécaèdres qu’hexaèdres ou rhombi : daux. On peut tirer ce vitriol des pyriipi cuivreuses et des autres minerais de ce mi ,p
tal , qui sont presque tous dans l’état pvj j
teux.
On peut aussi employer des débris rognures de cuivre avec l’alun pour faire
vitriol. On commence par jeter sur ces m ; Jl!l
ceaux de cuivre du soufre pulvérisé ; on met ensemble dans un four, et on les ploi j ensuite dans une eau où l’on a fait dissoui j de l’alun : l’acide de l’alun ronge et détr j les morceaux de cuivre ; on transvase ce eau dans des baquets de plomb lorsqu’t I est suffisamment chargée, et en la fais; évaporer on obtient le vitriol qui se for j en beaux 'cristaux bleus C’est de cette I parence cristalline ou vitreuse que le n même de 'vitriol est dérivé 3.
2. Pline a parfaitement cotnm . cette forma des cristaux du vitriol , et même il en décri I procédé mécanique avec autant d’élégance qui | ^ clarté. «Fit iu Hispaniæ puteis , dit-il, id- g( jj
« aquæ habentibus.... Decoquitur.... et in pisc. I P « ligneas funditur. Immobilibus super has tram 1 péri « dépendent restes ; quibus adhærescens lim |
« vitreis acinis imaginent quamdam uvæ rec « Color est cœruleus perquam spectabili nit(
« vitrumque esse creditur. »
3. Les Grecs , qui apparemment connoisso mieux le vitriol de cuivre que celui de fer, avo donué à ce sel un nom qui désignoit son affi avec ce premier métal ; c’est la remarque de PI
ACIDE VITRIOLIQUE ET VITRIOLS. 377
Le vitriol de zinc est bîanc, et se trouve ' ussi en masses et en stalactites dans les miro ières de pierre calaminaire ou dans les lendes ; il ne se présente que très-rarement n cristaux à facettes : sa cristallisation la lus ordinaire dans le sein de la terre est n filets soyeux et blancs.
On peut ajouter à ces trois vitriols métal-ques, qui tous trois se trouvent dans l’insrieur de la terre , une substance grasse à iquelle on a donné le nom de beurre fosile , et qui suinte des schistes alumineux : 'est une vraie stalactite vitriol ique ferrugieuse , qui contient plus d’acide qu’aucun es aiftres vitriols métalliques; et, par cette laison , M. le baron de Dietrich a cru pouoir avancer que ce beurre fossile n’est que !e l’acide vitriolique concret. Mais si l’on ait attention que cet acide ne prend une orme concrète qu’après une très-forte conentration et par la continuité d’un feu vioent, et qu’au contraire ce beurre vitriolijue se forme , comme les autres stalactites, bar l’intermède de l’eau , il me semble qu’on ie doit pas hésiter à le rapporter aux vi-
Iriols que la nature produit par la voie hunide.
Après ces vitriols à base métallique, on loit placer les vitriols à base terreuse, qui , sris généralement, peuvent se réduire à leux : le premier est l’alun , dont la terre jst argileuse ou vitreuse; et le second est e gypse, que les chimistes ont appelé sélén ite, et dont la base est une terre calcaire. Foutes les argiles sont imprégnées d’acide vitriolique , et les terres qu’on appelle alumineuses ne diffèrent des argiles communes fju’en ce qu’elles contiennent une plus grande quantité de cet acide : l’alun y est toujours en particules éparses , et c’est très-rarement qu’il se présente en filets cristallisés; on le jretire aisément de toutes les terres et pierres argileuses en les faisant calciner et enjsuite lessiver à l’eau.
Le gypse , qu’on peut regarder comme un vitriol calcaire , se présente en stalactites et en grands morceaux cristallisés dans toutes les carrières de plâtre.
Mais lorsque la quantité de terre contenue dans l’argile et dans le plâtre est trèsgrande en comparaison de celle de l’acide , il perd en quelque sorte sa propriété la plus distinctive; il n’est plus corrosif, il n’est pas même sapide : car l’argile et le plâtre n’affectent pas plus nos organes que toute autre matière ; et, sous ce point de vue,
1 Grœci cognalfonem œris nomine fecemnt.,.. Appellant | enim chalcantum.
on doit rejeter du nombre des substances salines ces deux matières, quoiqu’elles contiennent de l’acide.
Nous devons , par la même raison , ne pas compter au nombre des vitriols ou substances vraiment salines toutes les matières où l’acide en petite quantité se trouve non seulement mêlé avec l’une ou l’autre terre argileuse ou calcaire , mais avec toutes deux, comme dans les marnes et dans quelques autres terres et pierres mélangées de parties vitreuses , calcaires , limoneuses , et métalliques : ces sels à double base forment un second ordre de matières salines auxquelles on peut donner le nom à'hépar. Mais toute matière simple , mixte , ou composée de plusieurs substances différentes , dans laquelle l’acide est engagé ou saturé de manière à n’être pas senti ni reconnu par la saveur , ne doit ni ne peut çtre comptée parmi les sels sans abuser du nbm f^ar alors presque toutes les matières du globe serolent des sels, puisque presque toutes contiennent une certaine quantité d’acide aérien.- Nous devons ici fixer nos idées par notre sensa- . tion : toutes les matières insipides ne sont pas des sels; toutes celles, au contraire, dont la saveur offense, irrite, ou flatte le sens du goût, seront des sel^, der quelque nature que soit leur base, et en quelque nombre ou quantité qu’elles puissent être mélangées. Cette propriété est générale , essentielle , et même la seule qui puisse caractériser les substances salines, et les séparer de toutes les autres matières. Je dis le seul caractère distinctif des sels ; car l’autre propriété par laquelle on a voulu les distinguer, c’est-à-dire la solubilité dans l’eau , ne leur appartient pas exclusivement ni généralement , puisque les gommes et même les terres se dissolvent également dans toutes liqueurs aqueuses, et que d’ailleurs on connoît des sels que l’eau ne dissout point , tels que le soufre, qui est vraiment salin, puisqu’il contient l’acide vitriolique en grande quantité.
Suivons donc l’ordre des matières dans lesquelles la saveur saline est sensible ; et, ne considérant d’abord que les composés de l’acide vitriolique , nous aurons , dans les minéraux, les vitriols de fer, de cuivre, et de zinc , auxquels on doit ajouter l’alun , parce que tous sont non seulement sapides , mais même corrosifs.
L’acide vitriolique , qui par lui-même est fixé, devient volatil en s’unissant à la matière du feu libre, sur laquelle il a une action très-marquée , puisqu’il la saisit pour
MINERAUX
former le soufre, et qu’il devient volatil avec lui dans sa combustion. Cet acide sulfureux volatil ne diffère de l’acide vitriolique que par son union avec la vapeur sulfureuse dont il répand l’odeur ; et le mélange de cette vapeur à i’acide vitriolique , au lieu d’augmenter sa force , la diminue beaucoup : car cet acide , devenu volatil et sulfureux , a beaucoup moins de puissance pour dissoudre ; son affinité avec les autres substances est plus foible; tous les autres acides ne peuvent le décomposer , et de lui-même il se décompose par la seule évaporation. La fixité n’est donc point une qualité essentielle à l’acide vitriolique ; il peut se convertir en acide aérien , puisqu’il devient volatil et se laisse emporter en vapeurs sulfureuses.
L’acide sulfureux fait seulement plus d’effet que l’acide vitriolique sur les couleurs tirées des végétaux et des animaux; il les altère et même les fait disparoîlre avec le temps, au lieu que l’acide vitriolique fait reparoître quelques-unes de ces mèmès couleurs et en particulier celle des roses. L’acide sulfureux les détruit toutes ; et c’est d’après cet effet qu’on l’emploie pour donner aux étoffes la plus grande blancheur et le plus beau lustre.
L’acide sulfureux me paroît être l’un< des nuances que la nature a mises entre l’a eide vitriolique et l’acide nitreux ; car touj tes les propriétés de cet acide sulfureux li rapprochent évidemment de l’acide nitreux! et tous deux ne sont au fond que le mèm acide aérien , qui , ayant passé par l’état d’a eide vitriolique , est devenu volatil dans l’q eide sulfureux, et a subi encore plus d’alté ration avant d’être devenu acide nitreux pa la putréfaction des corps organisés. Ce qu fait la principale différence de l’acide sulfr reux et de l’acide nitreux , c’est que le pre mier est beaucoup plus chargé d’eau que 1 second, et que par conséquent il n’est pa aussi fortement uni avec la matière d feu.
Après les vitriols métalliques , nous dé vons considérer les sels que l’acide vitric lique a formés avec les matières terreuses et particulièrement avec la terre argileuse qi; e sert de base à l’alun ; nous verrons que cett terre est la même que celle du quartz, < nous en tirerons une nouvelle démonstraf" tion de la conversion réelle du verre priai: tif en argile.
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