‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 5)Chapitre 122 sur 147 · LIQUEUR DES CAILLOUX · texte numérisé non relu

LIQUEUR DES CAILLOUX

J’ai dit et répété plus d’une fois dans le cours de mes ouvrages que l’argile tiroit son origine de la décomposition des grès et des autres débris du quartz réduits en poudre , et atténués par faction des acides et l’impression de l’eau ; je l’ai même démontré par des expériences faciles à répéter , et par lesquelles on peut convertir en assez peu de temps la poudre de grès en argile par la simple action de l’acide aérien et de l’eau : j’ai rapporté de semblables épreuves sur le verre pulvérisé; j’ai cité les observations réitérées et constantes qui nous ont également prouvé que les laves les plus solides des volcans se convertissent en terre argileuse , en sorte qu’indépendamment des recherches chimiques et des preuves qu’elles peuvent fournir, la conversion des sables vitreux en argile m’étoit bien démontrée. Mais une vérité tirée des analogies générales fait peu d’effet sur les esprits accoutumés

usai

à ne juger que par les résultats de leur nn|in thode particulière ; aussi la plupart des ch mistes doutent encore de cette conversion! et néanmoins les résultats bien entendus c leur propre méthode me semblent confiil mer cette même vérité aussi pleiueniéï qu’ils peuvent le désirer; car, après avo séparé dans l’argile l’acide de sa base te reuse , ils ont reconnu que cette base éto une terre vilrifiable; ils ont ensuite combir par le moyen du feu, le quartz pulvéri; avec l’alcali dissous dans l’eau , et ils 01 vu que cette matière précipitée devient s< lubie comme la terre de l’alun par l’aeic vitriolique; enfin ils en ont formé un con posé fluide qu’ils ont nommé liqueur ch ni pi cailloux. « Une demi-partie d’alcali et ur partie de quartz pulvérisé, fondues ensen ble, dit M. de Morveau, forment un bea ta verre transparent, qui conserve sa solidité fet si on change les proportions , -et que l’o

icid

Page 1