DU NITRE
>posée à la loi commune des affinités ? On peut enlever à tous les sels l’eau qui t entrée dans leur cristallisation, et sans pielle leurs cristaux ne se seroient pas rmés. Cette eau, ni la forme en crisiaux, sont donc point essentielles aux sels, iisque, après en avoir été dépouillés, ils sont point décomposés , et qu’ils consernt toutes leurs propriétés salines. Le niire i\ se décompose lorsqu’on le prive de cette [u de cristallisation ; et cela démontre que au , ainsi que l’acide aérien , entrent dans composition de ce sel, non seulement
tome parties intégrantes de sa masse, is même comme parties constituantes de Isubstance et comme élémens nécessaires à i formation.
ai Le nitre est donc de tous les sels le moins s iple; et quoique les chimistes aient abrégé ni définition en disant que c’est un sel com- ( >é d’acide nitreux et d’alcali fixe végétal, al ne paroît que c’est non seulement un comnj ;é, mais même un surcomposé de l’acide ■ 1 [ien par l’eau , la terre , et le feu fixe des va pstances animales et végétales exaltées i b la fermentation putride : il réunit les ÿ bpriétés des acides minéraux, végétaux, iv animaux; quoique moins fort que l’acide épi riolique par sa qualité dissolvante, il proies t d’autres plus grands effets ; il semble ass me augmenter la force du plus puissant in élémens en donnant au feu plus de vioce et plus d’activité.
L’acide nitreux attaque presque toutes „„ | matières métalliques ; il dissout avec au- ;t de promptitude que d’énergie toutes [substances calcaires et toutes les terres lées des détrimens des végétaux et des maux ; il forme avec presque toutes des I déliquescens ; il agit aussi très-fortement les huiles, et même il les enflamme lorsfer il est bien concentré : mais en l’affoiblisiiis jt avec de l’eau, et l’unissant à l’huile, il f (ne des sels savonneux; et en le mêlant, saut s cet état aqueux, avec l’esprit-de-vin, |iie adoucit au point de perdre presque toute 1 f acidité , et l’on en peut faire une liqueur ivdl îrée semblable à l’éther qui se fait avec e la prit-de-vin et l’acide vitriolique. Ce derlt: sf |- acide peut prendre une forme concrète, ie aj )rce de concentration : l’acide nitreux, ,rc s volatil , reste toujours liquide et s’exhale Irai tinuellement en vapeurs; il attire l’humif.cla : de l’air, mais moins fortement que l’aè$id î vitriolique. Il en est de même de l’effet v cli I ces deux acides produisent en les mê- ]|)0ii ; avec l’eau : la chaleur est plus forte et bouillonnement plus grand par le vitrioli-
[Buffon. II.
que que par le nitreux ; celui-ci est néanmoins très-corrosif, et ce qu’on appelle eau-forte n’est que ce même acide nitreux affoibli par une certaine quantité d’eau.
Cet acide, ainsi que tous les autres, provient originairement de l’acide aérien, et il semble en être plus voisin que les deux autres acides minéraux; car il est évidemment uni à une grande quantité d’air et de feu; la preuve en est que l’acide nitreux ne se trouve que dans les matières imprégnées des déjections ou des débris putréfiés des végétaux et des animaux, qui contiennent certainement plus d’air el de feu qu’aucun des minéraux. Ce n’est qu’en unissant ces acides minéraux avec l’acide aérien , ou avec les subslances qui en contiennent, qu’on peut les amener à la forme d’acide nitreux ; par exemple, on peut faire du. nitre avec de l’acide vitriolique et de l’urine; et de même l’acide sulfureux volatil , qui n’est que l’acide vitriolique uni avec l’air et le feu, approche autant de la nature de l’acide nitreux qu’il s’éloigne de celle de l’acide vitriolique, duquel néanmoins il ne diffère que par ce mélange qui le rend volatil et lui donne l’odeur du soufre qui brûle. De plus, l’acide nitreux et l’acide sulfureux se ressemblent encore, et diffèrent de l’acide vitriolique en ce qu’ils altèrent beaucoup plus les couleurs des végétaux que l’acide viiriolique, et que les cristallisations des sels qu’ils forment avec l’alcali se ressemblent entre elles autant qu’elles diffèrent de celle du tartre vitriolé.
Tout nous porte donc à croire que l’acide nitreux est moins simple et plus surchargé d’air et de feu que tous les autres acides; que même, comme nous l’avons dit, ce sel est un surcomposé de feu et d’air accumulés et concentrés avec une petite portion d’eau et de terre par le travail profond et la chaleur intime de l’organisation animale et végétale; qu’enfin ces mêmes élémens y sont exaltés et développés par la fermentation putride.
De tous les sels, le nitre est celui qui se dissout, se détruit, et s’évanouit le plus complètement et le plus rapidement, et toujours avec une explosion qui démontre le combat intestin et la puissante expansion des fluides élémentaires, qui s’écartent et se fuient à l’instant que leurs liens sont rompus.
En présentant le phlogistique , c’est-àdire le feu animé par l’air , à l’acide vitriolique, le feu, comme nous l’avons dit, se fixe par cet acide, et il en résulte unenou-
4oà MINÉRAUX.
velle substance qui est le soufre. En présentant de même le phlogistique à l’acide du nitre, il devroit, suivant l’ingénieuse idée deStahl, se former un soufre nitreux; mais tel est l’excès du feu renfermé dans cet acide, que le soufre s’y détruit à l’instant même qu’il se forme, la moindre accession d’un nouveau feu suffisant pour le dégager de ses liens et le mettre en explosion.
Cette détonation du nitre est le plus terrible phénomène que la nature , sollicitée par notre art, ait jusqu'ici manifesté. Si le feu de Prométhée fut dérobé aux cieux, celui-ci semble pris au Tartare, portant partout la ruine et la mort; combiné par un génie funeste, ou plutôt soufflé par le démon de la guerre, il est devenu le grand instrument de la destruction des hommes et de la dévastation de la terre.
Ce redoutable effet du nitre enflammé est causé par la propriété cjn’il a de s’allumer en un instant dans toutes les parties de sa masse, dès qu’elles peuvent être atteintes par la flamme. La surabondance de sou propre feu n’attend que le plus léger contact de cet élément pour s’y réunir en rompant ses liens avec une force et une Violence a laquelle rien ne peut résister. L'inflammation de la première particule communiquant son feu à celles qui l'avoisinent, et ainsi de proche en proc.be dans toute la masse, avec une inconcevable rapidité, et dans un instant pour ainsi dire indivisible, la somme de toutes ces explosions simultanées forme la détonation totale, d’autant plus redoutable qu’elle est plus renfermée et que les résistances qu’on lui oppose sont plus grandes ; car c’est encore une des propriétés particulières du nitre, et qui décèle de plus en plus sa nature ignée et aérienne, que de brûler et détoner en vaisseaux clos, et sans avoir besoin , comme toute autre matière combustible, du contact et du ressort de l’air libre.
La plus grande force de la poudre à canon tient donc à ce que tout son nitre s’enflamme, et s’enflamme à la fois, ou dans le plus petit temps possible. Or eet effet dépend d’abord de la pureté du nitre, et ensuite de la proportion ef de l’intimité de son mélange avec le soufre et le charbon destinés à porter l'inflammation sur toutes les parties du nitre. L’expérience a fait ronnoitre que la meilleure proportion de ce mélange pour faire la poudre à canon est de soixante-quinze parties de nitre sur quinze parties et demie de soufre et neuf
parties et demie de charbon. Néanmoins charbon et le soufre ne contribuent pas p eux-mêmes à l’explosion du nitre ; ils servent, dans la composition delà poudi qu’à porter et communiquer subitement feu à toutes les parties de sa masse; même l’on pourroit dans le mélange su primer le charbon; et ne se servir que du sc fre pour porter la flamme sur le nitre; < M. Baume dit avoir fait de très-bonne pc dre à canon par cette seule mixtion du se fre et du nitre.
Comme eet usage du nitre ou salpêi n’est malheureusement que trop univers et que la nature semble s’ètre refusée nous offrir ce sel en grande quantité , o>. cherché des moyens de s’en procurer j l’art , et ce n’est que de nos jours qu’oi tâché de perfectionner la pratiqué de < procédés ; e’est l’objet du prix anuoi pour l’année prochaine 1 par l’Académie t Sciences, sur les nitrierés artificielles. { recherches auront sans doute pour po de vue d’exposer au libre contact de l’a sous le plus de surface possible, et dans degré de température et d’humidité cou nahles à la fermentation , un mélange p portionné de matières végétales et anii les en putréfaction. Les substances anim< produisent, à la vérité, du nitre en | grande abondance que les matières végéj les; mais ee nitre formé par la putré tion des animaux est à hase terreuse) sans ah ali fixe, et les végétaux put! él j ou les résidus de leur combustion, | j vent seuls fournir au nitre celte hase 1 1 cali fixe.
On obtiendra donc du bon nitre to j les fois qu’on exposera au contact t l’impression de l’air des matières végét et animales en putréfaction, soit en !
mêlant avec des pierres et terres porei ! suivant le procédé que nous indique la! turc en nous offrant le nitre produit il les plâtras èt les craies: soit en projetant* matières sur des fagots ou fascines, ainsi ! le proposé M. Marquer; supposé n!
moins que ce mélange soit entretenu * !} le degré de température et d’humidité cessa ires pour soutenir la fermentation j tride; car cette dernière circonstance ! pas moins essentielle que le concointl1 l’air pour la production du nitre, mèn jM celui qui se forme naturellement. | ®
La nature n’a point produit de nitr v masse : il semble qu elle ait, comme it| f
i. Ceci a été écrit dans l’année 1781.
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besoin de tout son art pour former ce sel; c’est par la végétation qu’elle le travaille et le développe dans quelques plantes, telles que les borraginés , les soleils , etc. : et il est à présumer que ces plantes, dans lesquelles le nitre est tout formé, le tirent de la terre et de l’air avec la sève; car l’acide aérien réside dans l’atmosphère et s’étend à la surface de la terre ; il devient acide nitreux en s’unissant aux élémens des matières animales et végétales putréfiées, et il se formeroit du nitre presque partout si les pluies ne le dissolvoient pas à mesure qu’il se produit : aussi l’on ne trouve du nitre en nature et en quantité sensible que dans quelques endroits des climats secs et chauds, comme en Espagne et en Orient, et dans le nouveau co binent, au Pérou, sur des terrains de tout temps incuites, où la putréfaction des corps organisés s’est opérée sans trouble, et a été aidée de la chaleur et maintenue par la sécheresse. Ces terres sont quelquefois couvertes d’une couche de salpêtre de deux ou trois lignes d’épaisseur; il est semblablè à celui que l’on recueille sur les parois des vieux murs , en les balayant légèrement avec un houssoir, d’où lui vient le nom de salpêtre de houssage. C’est par la même raison que l’on trouve des couches de salpêtre naturel sûr la craie et sur le tuf calcaire , dans les endroits caverneux où ces terres sont à l’abri des pluies, et j’en ai jl moi-meme recueilli sous des voûtes et dans des cavités de carrières de pierre calcaire où l’eau avoit pénétré et entraîné ce sel, (pii s’étoil formé à la surface du terrain. Mais 'rien ne prouve mieux la nécessité du concours de l’acide aérien, pour la formation du nitre, que les observations de M. le duc H de la Rochefoucauld , l’un de nos plus il- ’ lustres et plus sa vans académiciens. Il les a faites sur le terrain de la montagne de la I Roche- Guy on , située entre Mantes et Verjt non : cette montagne n’esi qu’une masse de |al m'aie dans laquelle on a pratiqué quelques |S habitations, où l’on a recueilli et trouvé du nitre en efflorescence et quelquefois cristalj lisé. Cela n’a rien d’extraordinaire, pttis- U! que ces lieux éloient habités par les hom- ^ mes et les animaux : aussi M. le duc de La Rochefoucauld s’est ii attaché à reconnoître si la craie de l’intérieur de la montagne contenoit du nitre comme en conlienî nent ses cavités èt sa surface; et il s’est con- ,iî vaincu, par des observations exactes et ap- || puyées d’expériences décisives, que ni le 1 i nitre ni l’acide nitreux n’existent dans la I craie qui,n’a pas été exposée aux impressions
de l’air ; et il prouve, par d’autres expériences que cette seule impression de l’air suffît pour produire l’acide nitreux dans la craie. Voilà donc évidemment l’acide nitreux ramené à l’acide aérien; car l’alcali végétal, qui sert de base au nitre, est tout aussi évidemment produit par la décomposition putride des végétaux , et c’est par cette raison qu’on trouve du nitre tout formé dans la terre végétale et sur la surface spongieuse de la craie, des tufs, et des autres substances calcaires Mais en général le salpêtre naturel n’est nulle part assez abondant pour qu’on puisse en ramasser une grande quantité; et. pour y suppléer, on est obligé d’avoir recours à l’art. Une simple lessive suffit pour le tirer de ces terres où il se forme naturellement. Les matières qui en contiennent le plus sont les terres crétacées, et surtout les débris des mortiers et des plâtres qui ont été employés dans les bâiiuiens, et cependant ou n’en extrait guere qu’une livre par quintal ; et comme il s’èn fait une prodigieuse consommation, on a cherché à combiner les matières et les circonstances nécessaires pour augmenter et accélérer la formation de ce sel.
En Prusse et en Suède on fait du salpêtre en amoncelant, par couches alternatives , du gazon, des cendres, de la chaux et du chaume : on délaie ces trois premières matières avec de l’urine et de reau-mère de salpêtre; on arrose de temps en temps d’urine les couches qui forment ce monceau, qu’on établit sous un hangar, à l’abri de la pluie: le salpêtre se forme et se cristallise à la surface du tas en moins d’un an, et on assure qu’il s’en produit ordinairement pendant dix ans. Nous avons suivi cette méthode en France, et on pourra peut-être la perfectionner *: mais jusqu’à ce jour on a cherché le salpêtre dans Tontes les habitations des hommes et des animaux , dans les raves, les écuries, les étables, et dans les autres lieux humides et couverts . c’est une grande incommodité pour les ha bilans de la campagne, et même pour ceux des villes: et il est fort à désirer (pie les nitrieres artificielles puissent suppléer à cette recherche , plus vexaloire qu’un impôt.
1. En Normandie , du côté d’Evreux , près du château de M le duc de Bouillon , il y a une fabrique de salpêtre entretenue par la lixiviation des raclures delà craie des rochers, que l'on ratisse sept à huit fois par an.
2. Il y a quatorze ou quinze nitrieres artificielles nouvellement établies en Franche-Comté , plusieurs en Bourgogne, et quelques - unes daus d’autres proviuces.
MINERAUX
Après avoir recueilli les débris et les terres où le salpêtre se manifeste, on mêle ces matières avec des cendres, et on lessive ce mélange par une grande quantité d’eau; on fait passer cette eau, déjà chargée de sel, sur de nouvelles terres toujours mêlées de cendres, jusqu’à ce qu’elle contienne douze livres de matière saline sur cent livres d’eau; ensuite on fait bouillir ces eaux pour les réduire par l’évaporation, et on obtient le nitre, qui se cristallise par le refroidissement. Au lieu de cendres on pourroit mêler de la potasse avec les terres nitreuses : car la cendre des végétaux n’agit ici que par son sel , et la potasse n’est que le sel de cette cendre.
Au reste, la matière saline dont les eaux sont chargées jusqu’à douze pour cent est un mélange de plusieurs sels, et particulièrement de sel marin combiné avec différentes bases : mais comme ce sel se précipite et se cristallise le premier, on l’enlève aisément ; et on laisse le nitre, qui est encore en dissolution, se cristalliser lentement; il prend alors une forme concrète, et on le sépare du reste de la liqueur : mais comme, apres cette première cristallisation, elle contient encore du nitre, on la fait évaporer et refroidir une seconde fois pour obtenir le surplus de ce sel, qui se manifeste de même en cristaux; apres quoi il ne reste que \' eau-mère , dont les sels ne peuvent plus se cristalliser. Mais ce nitre n’est pas encore assez pur pour en faire de la poudre à canon; il faut le dissoudre et le faire cristalliser une seconde et même une troisième fois, pour lui donner toute la pureté et la blancheur qu’il doit avoir avant d'être employé à cet usage.
Le nitre s’enflamme sur les charbons ardensavec un bruit de sifllemeut ; et lorsqu’on le fait fondre dans un creuset, il fait explosion et détone dès qu’on lui offre quelque matière inflammable , et particulièrement du charbon réduit en poudre. Ce sel purifié est transparent ; il n’attire que foiblement l’humidité de l’air; il n’a que peu ou point d’odeur : sa saveur est désagréable ; néanmoins on l’emploie dans les salaisons pour donner aux viandes une couleur rouge. La forme de ses cristaux varie beaucoup ; ils se présentent tantôt en prismes rayés dans leur longueur, tantôt en rhombes, tantôt en parallél i pi pèdes rectangles ou obliques. M. le docteur Desmeste a scrupuleusement examiné toutes ces variétés de figure,
et il pense qu’on pourroit les réduire au parallélipipède, qui est, dit-il, la forme primitive de ce sel.
La plupart des sels peuvent perdre leur forme cristallisée, et être privés de leur eau de cristallisation, sans être décomposés et sans que leur essence saline en soit altérée. Le nitre seul se décompose par le concours de l’air, lorsqu’il est en fusion; son eau de cristallisation se réduit en vapeurs et enlève avec elle l’acide, en sorte qu i! ne reste au fond du creuset que de l’alcali fixe ; preuve évidente que l’acide du nitre est le même que l’acide aérien. Au reste comme lë nitre se dissout bien plus parfaitement et en bien plus grande quantité dans l’eau bouillante que dans l’eau froide, il se cristallise plus par le refroidissement que par l’évaporation, et les cristaux seront d’autant plus gros que le refroidissement aura été plus lent.
La saveur du nitre n’est pas agréable comme celle du sel marin; elle est cependant plus fraîche, mais elle laisse ensuite une impression répugnante au goût. Ce sel se conserve à l’air; comme il est chargé d’acide aérien, il n’attire pas celui de l’atmosphère ; il ne perd pas même sa transparence dans un air sec, et ne devient déliquescent que par une surcharge d’humidité. Il se liquéfie très-aisément au feu, et à un degré de chaleur bien inférieur à celui qui est nécessaire pour le faire rougir; il se fond sans un grand mouvement intérieur et sans boursouflement à l’extérieur, lors même qu’on pousse la fonte jusqu’au rouge. En laissant refroidir ce nitre fondu , il forme une masse solide, et demi-transparente, à laquelle on a donné le nom impropre de cristal minéral ; car ce n’est que du nitre qui n’est plus cristallisé, et qui du reste a conservé toutes ses propriétés.
L’acide vitriolique et l’arsenic, qui ont encore plus d’affinité que l’acide nitreux avec l’alcali . décomposent le nitre en lui enlevant l’alcali, sans toucher à son acide; ce qui fournit le moyen de retirer cet acide du nitre par la distillation. L’alcali qui reste retient une certaine quantité d’arsenic, et c’est ce qu’on appelle nitre fixé par l'arsenic. C’est un tres-bon fondant , et duquel on peut se servir avantageusement pour la vitrification. Nous ne parlerons pas des autres combinaisons de l’acide nitreux, et nous nous réservons de les indiquer dans les articles où nous traiterons de la dissolution des métaux.
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