‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 5)Chapitre 16 sur 147 · PARTIE HYPOTHÉTIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE HYPOTHÉTIQUE

'qui multipliés par 12 1/2, moitié

3o384oo

de la somme de tous les termes, donnent

-9—° 6— pour la compensation totale qu’a 4038400 r

pu faire la chaleur du soleil pendant cette première période; et, comme la diminution totale de la chaleur est à la compensation totale en même raison que le temps de la période est au prolongement du refroidisigôif

sement, on aura 25 : ■ 3Q - II 0897 :

40jo400

£1547948^ u . . gg am . jours rj/lO.

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Ainsi le prolongement du refroidissement par la chaleur du soleil , au lieu d’avoir été de 2 ans 97 jours, n’a réellement été que 41 jours 7/10.

On trouveroit de la même manière les temps du prolongement du refroidissement par la chaleur du soleil pendant la seconde période et pendant les périodes suivantes ; mais il est plus facile et plus court de l’évaluer en totalité de la manière suivante :

La compensation par la chaleur du soleil dans le temps de l’incandescence , ayant été,

comme nous vénons de le dire , 676 , sera,

à la fin de 37 2/3 périodes, 676 , puisque 5o

ce n’est qu’après ces 37 2/3 périodes que la température du satellite sera égale à la température actuelle de la terre. Ajoutant donc

ces deux termes de compensation 676 et

676 du premier et du dernier temps de ces ~5o

37 2/3 périodes, on a 979

io5

qui multipliés par 12 1/2, moitié de la somme de tous les termes de la diminution , , , ■ , i3r3ii§ i3

de la chaleur, donnent - 0- — — ou — — 139675 1396

environ pour la compensation totale par la chaleur du soleil pendant les 37 2/3 périodes de 5897 ans chacune; et comme la diminution totale de la chaleur est à fa compensation totale en même raison que le temps total est au prolongement du refroi-

dissement, on aura 25 * — ^ 222120 1/2

5o : 82 ans 37/50 environ. Ainsi le prolongement total que fera la chaleur du soleil ne sera que de 82 ans 37/50, qu’il faut ajouter aux 222120 ans i/3 : d’où l’on voit que ce ne sera que dans l’année 222203 de la formation des planètes que ce satellite jouira de la même température dont jouit aujourd’hui la terre , et qu’il faudra le double du temps, c’est-à-dire que ce ne sera que dans l’année 444406 de la formation des planètes qu’il pourra être refroidi à 1/25 de la chaleur actuelle de la terre.

Faisant le même calcul pour le second satellite, que nous avons supposé grand comme Mercure, nous verrons qu’il auroit dû se consolider jusqu’au centre en 1342 ans, perdre de sa chaleur propre en ii3o3 ans i/3 au point de pouvoir le toucher, et se refroidir par la même déperdition de sa chaleur propre, au point de la température actuelle de la terre, en 24682 ans i/3, si sa densité étoit égale à celle de la terre : mais comme la densité du globe . terrestre est à celle de Jupiter ou de ses satellites ;; 1000 T 292 , il s’ensuit que ce second satellite , dont le diamètre est i/3 de celui de la terre, se seroit réellement consolidé jusqu’au centre de 282 ans environ, refroidi au point de pouvoir le toucher en 33oo ans 17/25, et à la température actuelle de la terre en 7283 ans 16/25, si la perte de sa chaleur propre n’eût pas été compensée par la chaleur que le soleil et plus encore par celle que Jupiter ont envoyées à ce satellite. Or, l’action de la chaleur du soleil sur ce satellite étant en raison inverse du carré des distances , la compensation que cette chaleur du soleil a faite à la perle de la chaleur propre du satellite étoit dans le temps de 25 25

l’incandescence 676 , et 676 à la fin de

cette première période de 7283 ans 16/2 5.

Ajoutant ces deux termes 676 et 676 i25o 5o

de la compensation dans le premier et le

dernier temps de cette période, on a 676,

qui multipliés par 12 1/2, moitié de la

somme de tous les termes, donnent 676 ou

MINÉRAUX. INTRODUCTION

■ pour la compensation totale qu’a

faite la chaleur du soleil pendant celte première période de 7283 ans 16/25 ; et comme la perte totale de la chaleur propre est à la compensation totale en même raison que le temps dç la période est au prolongement

du refroidissement, on aura 25 : -

II 7283 ans 16/25 : 2 ans 252 jours. Ainsi le prolongement du refroidissement de ce satellite par la chaleur du soleil pendant cette première période n’a été que de 2 ans 252 jours.

Mais la chaleur de Jupiter, qui , dans le temps de l’incandescence, étoit 25, avoit diminué au bout de 7283 ans 16/25 de 19/23 environ, et elle étoit encore alors 24 4/23 ; et comme ce satellite n’est éloigné de Jupiter que de 9 demi-diamètres de Jupiter, ou 99 demi-diamètres terresires, c’est-à-dire de 141817 lieues 1/2, et qu’il est éloigné du soleil de 17X millions 600 mille lieues , il en résulté que la chaleur envoyée par Jupiier à ce satellite auroil été y. (17 1600000) 2 : (141817 1/2) 2, si la surface que présente Jupiter à ce satellite étoit égale à la surface que lui présente le soleil. Mais la surface de Jupiter, qui, dans le réel, n’est que jt|§j de celle du soleil, paroît néanmoins plus grande à ce satellite dans la raison inverse du carré des distances ; on aura donc (141817 1/2) 2 : (171600000) 2 :: jt— :

ï5473 2/3 environ. Donc la surface que Jupiter présente à ce satellite est 15473 fois 2/0 plus grande que celle que lui présente le soleil. Ainsi upiler, dans le temps de l’incandescence, étoit pour ce satellite un astre de feu 15473 fois 2/3 plus étendu que le soleil. Mais nous avons vu que la compensation faite par la chaleur du soleil à la perte de la chaleur propre de ce satellite n’étoit

que 676, lorsqu’au bout de 7283 ans 16/25 5o

il se serai t refroidi à la température actuelle de la terre, et que, dans le temps de l’incandescence , cette compensation par la

chaleur du soleil n’étoit que 675 : on aura

donc 15473 2/3 , multipliés par 676 ou

- ~5 pour la compensation qu’a faite la

chaleur de Jupiter sur ce satellite dans le commencement de cette première période, et 5"2

— - pour la compensation qu’elle auroit

faite à la fin de cette même période de 7283 ans 16/25, si Jupiier eût conservé son état d’incandescence. Mais comme sa chaleur propre a diminué pendant cette période de 25 à 24 4/a3 , la compensation à la fin de la

période , au lieu d’être — — - — , n’a été que

de — — - environ. Ajoutant ces deux termes 553 j 572 , ,

— — et de la compensation dans le

5o X2ÔO r

premier et dans le dernier temps de cette

premiere période, on a — - environ,

lesquels multipliés par 12 1/2, moitié de la

, , , i8oo68f

somme de tous les termes, donnent = — -

ou 144 7/25 environ pour la compensation totale qu’a faite ia chaleur de Jupiter, pendant cette première période de 7283 ans 16/25; et comme la perte totale de la chaleur propre est à la compensation totale en même raison que le temps de la période est au prolongement du refroidissement , ou aura 2 5 : 144 7/25 ” 7283 jf : 42044^. . Ainsi le temps dont la chaleur de Jupiier a prolongé le refroidissement de ce satellite a élé de 42044 ans 52 jours, tandis que la chaleur du soleil ne l’a prolongé que de 2 ans 252 jours : d'où l’on voit , en ajoutant ces deux temps à celui de la période de 7283 ans 233 jours, que c’a été dans l'année ; 49331 de la formation des planètes, c’est-à- ; dire il y a 255oi ans, que ce second salel- • lile de Jupiier a pu être refroidi au point de la température actuelle de la terre.

Le moment où la chaleur envoyée par Jupiter a été égale à la chaleur propre de ce satellite s’est trouvé au 2 4/21 , terme envi- i ron de lecoulement du temps de cette période de 7283 ans 233 jours, qui multipliés ij par 291 ans 126 jours, nombre des années ;j de chaque terme de cette période, donnent jj

638 ans 67 jours. Ainsi c’a été dès l’année |

639 de la formation des planètes que la I chaleur envoyée par Jupiter à son second satellite s’est trouvée égale à sa chaleur j propre.

Dès lors on voit que la chaleur propre de I ce satellite a toujours été au dessous de celle ? que lui envoyoit Jupiter dès l’année 639 de :i la formation des planètes ; en doit donc éva-

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