‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 5)Chapitre 40 sur 147 · Disl. de la terre an soleil · texte numérisé non relu

Disl. de la terre an soleil

Distance de Saturne au soleil..

Distance de l’a pliélie de la comète au soleii

Distance de Sirius an soleil.,..

Distance de Sirius au point de l’aphélie de la comète , en supposant qu’en remontant du soleil la comète ait pointé directement vers Sirius (supposition qui diminue la distance autant qu’il est possible) .

Moitié de la distance de Sirius au soleil, ou profondeur du système solaire et du système

si rien

Etendue au delà des limites de

l’aphélie des comètes

Ce qui étant divisé par la distance de l’aphélie de la comète donne

millions de lieues.

742 1/2 envir.

On peut encore d’une autre manière se former une idée de cette distance immense de Sirius à nous, en se rappelant que le disque du soleil forme à nos yeux un angle de 3î minutes , tandis que celui de Sirius n’en fait pas un d’une seconde ; et Sirius étant un soleil comme le notre, que nous supposerons d’une égale grandeur, puisqu’il n’y a pas plus de raison de le supposer plus grand que plus petit , il nous paroîtroil aussi grand que le soleil s’il n’étoit qu’à la même distance. Prenant donc deux nombres proportionnels au carré de 32 minutes et au carré d’une seconde, on aura 3,fi86,4oo pour la distance de la terre à Sirius, et 1 pour sa distance au soleil : et comme celte unité* vaut 33 millions de lieues, on voit à combien de milliards de lieues Sirius est loin de nous, puisqu’il faut multiplier ces 33 millions par 3,686,4oo ; fet si no ;s divisons l’espace entre ces deux soleils voisins , quoique si fort éloignés, nous verrons que les comètes pourroient s’éloigner à une distance dix-huit cent mille fois plus grande que celle de la terre au soleil , sans sortir des limites de l’univers solaire, et sans subir par conséquent d’antres lois que celle de notre soleil ; et de là on peut conclure que le système solaire a pour diamètre une étendue qui , quoique prodigieuse , ne fait néanmoins qu’une trèspetite portion des deux . et l’on en doit inférer une vérité peu connue, c’est que de tous les points de l’univers planétaire, c’est-à-dire que du soleil, de la terre, et de toutes les autres planètes, le ciel doit paroitre le même.

Lorsque dans une belle nuit l’on considère tous ccs feux d nt brille la voûte céleste, on imagineroit qu’on se transportant dans une autre planète plus éloignée du soleil que ne l’est la terre, on verroit ccs astres étincelans grandir et répandre une lu-

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