‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 5)Chapitre 56 sur 147 · LES EAUX · texte numérisé non relu

LES EAUX

La terre étoit, les ténèbres couvraient , ! l’esprit de Dieu étoit. Ces expressions par,! l’imparfait du verbe n’indiquent-elles pa; I que c’est pendant un long espace de temp: ! que la terre a été informe et que les té : nèbres ont couvert la face de l’abîme? S j cet éta» informe , si cette face ténébreuse df l’abime, n’eussent existé qu’un jour, si mèraii cet état n’eût pas duré long-temps, X écrivait sacré ou se seroit autrement exprimé , 01 n’auroit fait aucune mention de ce momen des ténèbres; il eût passé de la création dij la matière en général à la production de se j formes particulières, et n’auroit pas fait u repos appuyé, une pause marquée, entre il premier et le second instant des ouvrages d J Dieu. Je vois donc clairement que non set | lement on peut, mais que même l’on doit; pour se conformer au sens du texte c I î’Écriture-Sainte, regarder la création de | matière en général comme plus ancienne qi les productions particulières et successivi de ses différentes formes; et cela se confira encore par la transition qui suit ;

Or , Dieu dit

Ce mot or suppose des choses faites et d choses à faire : c’est le projet d’un nouvei dessein, c'est l’indication d’un décret po changer l’état ancien ou actuel des clîos en un nouvel état.

«Que la lumière soit faite, et

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