DU QUARTZ
je quartz est le premier des verres priifs; c'est même la matière première dont peut concevoir qu’est formée la roche 'rieure du globe. Ses appendices exteires, qui servent de base et de noyau aux > grandes éminences de la terre, sont si de cette même matière primitive : ces aux des plus hautes montagnes se sont îvés d’abord environnés et couverts des mens décrépités de ce premier verre, ;i que des écailles du jaspe, des paillettes mica , et des petites masses cristallisées feld-spath et du schorl, qui dès loi s ont né par leur réunion les grandes masses ;ranite, de porphyre, et de toutes les es roches vitreuses composées de ces filières matières produites par le feu prijf; les eaux n’ont agi que long-temps ;s sur ces mêmes fragmens et poudres rerre , pour en former les grès, les talcs, :s convertir enfin, par une longue déposition , en argile et en schiste. Il y a c eu d’abord , à la surface du globe , des es décrépités de tous les verres primitifs, 'est de ces premiers sables que les roches ;uses en grande masse ont été compo- ; ensuite ces sables transportés par le ventent des eaux , et réunis par l’intere de cet élément , ont formé les grès et aies ; et enfin ces mêmes sables , par un séjour dans l’eau, se sont atténués, rais, et convertis en argile. Yoilà la suite altérations et les cliangemens successifs es premiers verres : toutes les matières en ont été formées avant que l’eau les pénétrées sont demeurées sèches et îs; celles au contraire qui n’ont été proes que par l’action de l’eau, lorsque ces les verres ont été imbus d’humidité, conservé quelque mollesse ; car tout ce est humide est en même temps mou , 1-à-dire moins dur que ce qui est sec : i n’y a-t-il de parfaitement solide que lui est entièrement sec; les verres primipt les matières qui en sont composées , s que les porphyres , les granités , qui ont été produits par le feu , sont aussi ; que secs ; les métaux , même les plus ; , tels que l’or et l’argent, que je regarde
aussi comme des produits du feu, sont de même d’une sécheresse entière1.
Mais toute matière ne conserve sa sécheresse et sa dureté qu’autant qu’elle est à l’abri de l’action des élémens humides , qui, dans un temps plus ou moins long, la pénètrent , l’altèrent , et semblent quelquefois en changer la nature en lui donnant une forme extérieure toute différente de la première. Les cailloux les plus durs, les laves des volcans , et tous nos verres factices, se convertissent en terre argileuse par la longue impression de l’humidité de l’air; le quartz et tous les autres verres produits par la nature, quelque durs qu’ils soient, doivent subir la même altération, et se convertir à la longue en terre plus ou moins analogue à l’argile.
Ainsi le quartz, comme toute autre matière, doit se présenter dans des états différens : le premier en grandes masses dures et sèches , produites par la vitrification primitive , et telles qu’on les voit au sommet et sur les flancs de plusieurs montagnes; le second de ces états est celui où le quartz se présente en petites masses brisées et décrépitées par le premier refroidissement; et c’est sous cette seconde forme qu’il est entré dans la composition des granités et de plusieurs autres matières vitreuses; le troisième enfin est celui où ces petites masses sont dans un état d’altération ou de décomposi-
i. L’expérience m’a démontré que ces métaux ne contiennent aucune humidité dans leur intérieur.
Ayant exposé au foyer de mon miroir ardent, à quarante et cinquante pieds de distance, des assiettes d’argent et d’assez larges plaques d’or,- je fus d’abord un peu surpris de les voir fumer longtemps avant de se fondre : ‘cette fumée étoit assez épaisse pour faire une ombre très-sensible sur le terrain éclairé, comme le miroir, par la lumière du soleil; elle avoit tout l’air d’une vapeur humide; et, s’en tenant à cette première apparence, on auroit pu penser que ces métaux contiennent une bonne quantité d’eau ; mais ces mêmes vapeurs étant interceptées, reçues, et arrêtées par une plaque d’autre matière , elles l’ont dorée ou argentée. Ce dernier effet démontre donc que ces vapeurs , loin d’être aqueuses , sont purement métalliques , et qu’elles ne se séparent de la masse du métal que par une sublimation causée par la chaleur du foyer auquel il étoit exposé.
MINERAUX
tion , produit par les vapeurs de la terre ou par l’infiltration de l’eau. Le quartz primilif est aride au toucher; celui qui est altéré par les vapeurs de la terre, ou par l’eau, est plus doux ; et celui qui sert de gangue aux métaux est ordinairement onctueux; il y en a aussi qui est cassant, d’autre qui est feuilleté, etc. : mais l’un des caractères généraux du quartz pur, opaque, ou transparent, est d’avoir la cassure vitreuse, c’est-à-dire par ondes convexes et concaves, également polies et luisantes ; et ce caractère très-marque suffiroil pour indiquer que le quartz est un verre, quoiqu’il ne soit pas fusible au feu de nos fourneaux, et qu’il soit moins transparent et beaucoup plus dur que nos verres factices. Indépendamment de sa dureté, de sa résistance au feu, et de sa cassure vitreuse, il prend souvent un quatrième caractère , qui est la cristallisation si connue du cristal de roche : or le quartz dans son premier état, c’est-à-dire en grandes masses produites par le feu, n’est point cristallisé; et ce n’est qu’après avoir été décomposé par l’impression de l’eau, que ses particules prennent, en se réunissant , la forme des prismes du cristal ; ainsi le quartz, dans ce Second état, n’est qu’un extrait formé par stillation de ce qu’il y a de plus homogène dans sa propre substance.
Le cristal est en effet de la même nature que le quartz ; il n’en diffère que par sa forme et par sa transparence : tous deux frottés l’un contre l’autre deviennent lumineux ; tous deux jettent des étincelles par le choc de l’acier; tous deux résistent à l’action des acides, et sont également réfractaires au feu ; enfin tous deux sont à peu près de la même densité, et par conséquent leur substance est la même.
On trouve aussi du quartz de seconde formation en petites masses opaques et non cristallisées, mais seulement feuilletées et trouées , comme si cette matière de quartz eut coulé dans les interstices et les fentes d’une terre molle qui lui auroit servi de moule ; ce quartz feuilleté n’est qu’une stalactite grosssière du quartz en masse, et celte stalactite est composée, comme le grès, de grains quarlzeux qui ont été déposés et réunis par l’intermède de l’eau. Nous verro s, dans la suite, que ce quartz troué sert quelquefois de bases aux agates et à d’autres matières du môme genre.
M. de Gensanne attribue aux vapeurs de la terre l’altération et même la production des quartz qui accompagnent les filons des ipétaux ; il a fait sur cela de bonnes obser-
vations et quelques expériences que je puis citer qu’avec éloge. Il assure que < vapeurs , d’abord condensées en concrétic assez molles, se cristallisent ensuite quartz. « C’est, dit-il, une observation cj j’ai suivie plusieurs années de suite la mine de Cramaillot, à Planches-les-]\ nés en Franche-Comté; les eaux qui sui tenl à travers les roches de cette mine fi ment des stalactites au ciel des travaux et même sur les bois, qui ressemblent a glaçons qui pendent aux toits pendant F ver, et qui sont un véritable quartz. 3 extrémités de ces stalactites, qui n’ont j encore pris une consistance solide, donnt une substance grenue , cristalline , qu’ écrase facilement entre les doigts; et conn c’est un filon de cuivre , il n’est pas rat parmi ces stalactites, d’y en voir quelque unes qui forment de vraies malachites d’ très-beau vert. Lorsque les travaux dV mine ont été abandonnés, et que les pu sont remplis d’eau , il n’est pas rare de ?rc ver, au bout d’un certain temps, la surfi de ces puits plus ou moins couverte d’u espèce de matière blanche cristallisée; c est un véritable quartz , c’est-à-dire un gi, cristallise. J’ai vu de ces concrétions c avoient plus d’un pouce d’épaisseur. »
Je ne suis point du tout éloigné de < idées de M. de Gensanne: jusqu'à lui, physiciens ri’attribuoient aucune formatiij réelle et solide aux vapeurs de la terre ; m ces observations et celles que M. de L! sonne a faites sur l’émail des grès semble l démontrer que, dans plusieurs ci r cons ta ces , les vapeurs minérales prennent n forme solide et même une consistance tr dure.
ï! paroît donc que le quartz , suivant différens degrés de décomposition et d’aî | nuation, se réduit en grains et petites lan j qui se rassemblent en masses feuilletées, j que ses stillations plus épurées produis» j le cristal de roche; il paroît de même qij passe de l’opacité à la transparence g nuances , comme on le voit dans phisiei i montagnes, et particulièrement dans cel des Yosges, où M. l’abbé Bexon nous j sure avoir observé le quartz dans plusiei j états différens : il y a trouvé des quâ I opaques ou laiteux, et d’autres transpal ou demi transparens ; les uns disposés si! veines; et d’autres par blocs, et même ]{ grandes masses , faisant partie des mon, gnes ; et tous ces quartz sont souvent aeco ! pagnés de leurs cristaux colorés, ou non » 1 lorés. M. Guetiard a observé les grands :]
DÜ QUARTZ.
chers de quartz blancs de Chipelu et d’Oursière en Dauphiné, et il fait aussi mention des quartz des environs d’Allevard dans celle même province. M. Bowles rapporte que, dans le terrain de la Nata, en Espagne, il y a une veine de quartz qui sort de la terre, s’étend à plus d’une demi-lieue, et se perd ensuite dans la montagne : il dit avoir coupé un morceau de ce quartz , qui étoit à demi transparent et presque aussi fin que du cristal de roche ; il forme comme une bande ou ruban de quatre doigts de large, entre deux lisières d’un autre quartz plus obscur, et le long de cette même veine 1 se trouve des morceaux de quartz couverts le cristaux réguliers de couleur de lait. VI. Guettard a trouvé de semblables cristaux sur le quartz , en Auvergne ; la plupart de tes cristaux étoient transparens, et quelpies-uns étoient opaques , bruns et jaiinâres , ordinairement très-distingués les uns les autres , souvent hérissés de beaucoup l’autres cristaux très-petits , parmi lesquels 1 y en avoil plusieurs d’un beau rouge de ;renat. Il en a vu de même sur les bancs de ;ranite ; et lorsque ces cristaux sont trans- )arens et violets , on leur donne eu Auver- ;ne le nom d 'améthyste , et celui d 'émeraude orsqu’ils sont verts. Je dois observer ici , tour éviter toute erreur, que l’améthyste st en effet un cristal de roche coloré, mais [ne l’émeraude est une pierre très-différente [u’on ne doit pas mettre au nombre des ristaux , parce qu’elle en diffère essentielsinent dans sa composition , l’émeraude tant formée de lames superposées, au lieu ne le cristal et l’améthyste sont composés je prismes réunis. Et d’ailleurs cette préteniue émeraude ou cristal vert d’Auvergne t’est autre chose qu’un spath fluor qui est
la vérité, une substance vitreuse, mais ifférénte du cristal.
On trouve souvent du quartz en gros blocs, étachés du sommet ou séparés du noyau es montagnes. M. Montel, habile minératgisle , parle de semblables masses qu’il a ues dans les Cévennes , au diocèse d’Alais.
Ces masses de quartz, dit-il, n’affectent h çune figure régulière ; leur couleur est lanche ; et comme ils n’ont que peu de erçures, ils n’ont été pénétrés d’aucune erre colorée: ils sont opaques; et quand il les casse , ils se divisent en morceaux n égaux , anguleux.... La fracture repréente une vitrification : elle est luisante et éfléchit les rayons de lumière, surtout si ’est un quartz cristallin ; car on en trouve quelquefois de cette espèce parmi ces gros
morceaux. On ne voit point de quartz d’une forme ronde dans Ces montagnes; il ne s’en trouve que dans les rivières ou dans les ruisseaux , et il n’a pris cette forme qu’à force de rouler dans le sable. »
Ces quartz en morceaux arrondis et roulés que l’on trouve dans le lit et les vallées des rivières qui descendent des grandes montagnes primitives sont les débris et les restes des veines ou masses de quartz qui sont tombées de la crête et des flancs de ces mêmes montagnes, minées et en partie abattues par le temps; .et non seulement il se trouve une très-grande quantité de quartz en morceaux arrondis dans le lit de ces rivières, mais souvent on voit, sur les collines voisines , des couches entières composées de ces cailloux de quartz arrondis et roulés par les eaux : ces collines ou montagnes inférieures sont évidemment de seconde formation ; et quelquefois ces quartz roulés s’y trouvent mêlés avec la pierre calcaire, et tous deux ont également été transportés et déposés par le mouvement des eaux.
Avant de terminer eet article du quartz , je dois remarquer que j’ai employé partout, dans mes Discours sur la théorie de la terre et dans ceux des Époques de la nature, le mot de roc-vif, pour exprimer la roche quartzeuse de l’intérieur du globe et du noyau des montagnes : j’ai préféré le nom de roc vif h celui de quartz, parce qu’il présente une idée plus familière et plus étendue, et que cette expression , quoique moins précise, suffisoit pour me faire entendre; d ailleurs j’ai souvent compris sous la dénomination de roc vif non seulement le quartz pur, mais aussi le quartz mêlé de mica, les jaspes, porphyres, granités, et toutes les roches vitreuses en grandes masses que le feu ne peut calciner , et qui par leur dureté étincellent avec l’acier. Les rocs vitreux primitifs diffèrent des rochers c'alcaires non < seulement par leur essence, mais aussi pari leur disposition : ils ne sont pas posés par bancs ou par couches horizontales , mais ils sont en pleines masses, comme s’ils étoient fondus d’une seule pièce : autre preuve qu’ils ne tirent pas leur origine du transport et du dépôt des eaux. La dénomination générique de roc vif suffisoit aux objets généraux que j’a vois à traiter; mais aujourd’hui qu’il faut entrer dans un plus grand détail, nous ne parlerons du roc vif que pour le comparer quelquefois à la roche morte , c’est-à-dire à ce même roc quand il a perdu sa dureté et sa consistance par l’impression des éléments humides à la surface de ia terre,
MINÉRAUX
ou lorsqu’il a élé décomposé dans son sein par les vapeurs minérales.
Je dois encore avertir que quand je dis et dirai que le quartz , le jaspe , l’argile pure, la craie , et d’autres matières , sont infusibles , et qu’au contraire le feld-spath , le schorl, la glaise ou argile impure, la terre limoneuse, et d’autres matières, sont fusibles, jè n’entends jamais qu’un degré relatif de fusibilité ou d’infusibilité; car je suis persuadé que tout dans la nature est fusible, puisque tout a été fondu, et que les matières qui, comme le quartz et le jaspe, nous paroissent les plus réfractaires à l’action de nos feux , ne résisteroient pas à celle d’un feu plus violent. Nous ne devons donc pas admettre, en histoire naturelle, ce caractère d’infusibilité dans un sens absolu , puisque cette propriété n’est pas essentielle , mais dépend de notre art , et même de l’imperfection de cet art, qui n’a pu nous fournir encore les moyens d’augmenter assez la puissance du feu pour refondre quelques-unes de ces mêmes matières fondues par la nature.
Nous avons dit ailleurs que le feu s’employoit de trois manières, et que, dans chacune, les effets et le produit de cet élément étoient très-différens : la première de ces manières est d’employer le feu en grand volume, comme dans les fourneaux de réverbère pour la verrerie et pour la porcelaine; la seconde, en plus petit volume, mais avec plus de vitesse au moyen des soufflets ou des tuyaux d’aspiration ; et la troi sième en très-petit volume, mais en masse concentrée au foyer des miroirs. J’ai éprouvé, dans un fourneau de glacerie , que le feu en grand volume ne peut fondre la mine de fer en grains, même en y ajoutant des fondans; et néanmoins le feu , quoiqu’en moindre volume, mais animé par l’air des soufflets, fond cette même mine de fer sans addition d’aucun fondant. La troisième maniéré par laquelle on concentre le volume du feu au foyer des miroirs ardens est la plus puissante et en même temps la plus sûre de toutes, et l’on verra , si je puis achever mes expériences au miroir à échelons , que la plupart des matières regardées jusqu’ici comme infusibles ne l’étoient que par la foiblesse de nos feux. Mais , en attendant cette démonstration , je crois qu’on peut assurer , sans craindre de se tromper, qu’il ne faut qu’un certain degré de feu pour fondre ou brider, sans aucune exception , toutes les matières terrestres , de quelque nature qu’elles puissent être : la seule différence , c’est que les
substances pures et simples sont toujour plus réfractaires au feu que les matières com posé s, parce que, dans tout mixte, il y des parties que le feu saisit et dissout pin aisément que les autres; et ces parties un fois dissoutes servent de fondant pour liqui fier les premières.
Nous exclurons donc de l’histoire natu relie des minéraux ce caractère d’infusibilil absolue , d’autant que nous ne pouvons 1 connoître que d’une manière relative, mêm équivoque , et jusqu’ici trop incertaine pou qu’on puisse l’admettre ; et nous n’emploie rons, i° que celui de la fusibilité relative 2° le caractère de la calcination ou non cal cination avant la fusion , caractère heaucou plus essentiel , et par lequel on doit établi les deux grandes divisions de toutes les ms tières terrestres, dont les unes ne se com vertissent en verre qu’après s’être calcinée} et dont les autres se fondent sans se calci ner auparavant ; 3° le caractère de l’effet veseence avec les acides , qui accompagm ordinairement celui de la calcination ; et ce deux caractères suffisent pour nous faire dû tinguer les matières vitreuses des substar ces calcaires ou gypseuses ; 4° celui d’étir. celer ou faire feu contre l’acier trempé; t ce caractère indique plus qu’aucun autre ] sécheresse et la dureté des corps; 5° la casi sure vitreuse, spathique, terreuse ou gre nue, qui présente à nos yeux la texture ir térieure de chaque substance; 6° enfin ld] couleurs qui démontrent la présence des pai ties métalliques dont les différentes matm res sont imprégnées. Avec ces six caractère nous tâcherons de nous passer de la plupai de ceux que les chimistes ont employés ; i ne serviroient ici qu’à confondre les pr( ductions de la nature avec celles d’un a:, qui quelquefois, au lieu de l’analyser, r fait que la défigurer. Le feu n’est pas u simple instrument dont l’action soit borné à diviser ou à dissoudre les matières ; feu est lui-même une matière qui s’un aux autres, et qui en sépare et enlève 1( : parties les moins fixes; en sorte qu’après travail de cet élément les caractères nature de la plupart des substances sont ou détrui i ou changés , et que souvent même l’essem j de ces substances en est entièrement altéré 1
Le naturaliste, en traitant des minérau.j doit donc se borner aux objets que lui pri j sente la nature , et renvoyer aux artistes toi ce que l’art a produit : par exemple , il d> ; crira les sels qui se trouvent dans le sein c > la terre, et ne parlera des sels formés dai nos laboratoires que comme d’objets acce !
DU QUARTZ. ao3
gloires et presque étrangers à son sujet ; il .traitera de même des terres argileuses, calcaires, gypseuses, et végétales, et non des Q( erres qu’on doit regarder comme artificielles , telles que la terre alumineuse, la terre edlitienne, et nombre d’autres qui ne sont ne les produits de nos combinaisons; car, jl( uoique la nature ait pu former en certaines circonstances tout ce que nos arts sema( lent avoir créé , puisque toutes les substan-
ces , et même les élémens , sont convertibles par ses seules puissances, et que, pourvue de tous les principes , elle ait pu faire tous les mélanges , nous devons d’abord nous borner à la saisir par les objets qu’elle nous présente, et nous en tenir à les exposer tels qu’ils sont , sans vouloir la surcharger de toutes les petites combinaisons secondaires que l’on doit renvoyer à l’histoire de nos arts.