CRISTAUX ET QUARTZ
Cristal de roche de Madagascar.
— de roche du Brésil .
— de roche de l’Europe...,
— de roche irisée .
— jaune ou topaze de Bohê¬
me .
— roux brun ou topaze en¬
fumée .
— noir .
— bleu ou saphir d’eau....
— violet ou améthyste .
— violet pourpré ou amé¬
thyste de vigne ou de Carthagène .
— blanc violet ou améthyste
blanche .
Quartz cristallisé .
— laiteux .
— gras .
— fragile .
doit considérer que la surface plane, peuvent ! puisqu’elle appartient à toute matière non-seuavoir différentes figures dont le triangle est la lement saline, mais pierreuse , ou même métalplus simple, M. Bourguet avait observé avant lique, dès que ces matières sont amenées à l’éuous2que les prismes hexagones, ainsi que les fat fluide, soit par l’eau , soit par le feu, parce pyramides triangulaires du cristal de roche, sont que dans cet état de liquidité les parties simiégalement composés de petites lames triangu- Maires peuvent s’approcher et se réunir par la laires qu’on peut apercevoir à la loupe à l’extré- seule force de l’attraction , et former par leur mité des pyramides , et qui , par leur réunion, agrégation des cristaux dont la forme dépend de forment les grands triangles pyramidaux et la figure primitive de leurs parties constituantes, même les hexagones prismatiques du cristal; et de l’arrangement que prennent entre elles ces car ces lames triangulaires ne se joignent ja- lames minces en vertu de leur affinité mutuelle
et réciproque.
Le cristal de roche se trouve et croît en grosses quilles dans les cavités des rochers quartzeux et graniteux; ces cavités s’annoncent quelquefois onc.gr.gr. à l’extérieur par des éminences ou boursouflu- 5$; res dont on reconnaît le vide en frappant le rosi; cher; l’on juge par le son que l’intérieur en est 55. creux.
Il se trouve en Dauphiné2 plusieurs de ces
‘ Voyez dans ce volume l’article de la Cristallisation.
2 Depuis longtemps, dit M. Gnettard, l'Oisan ;en Dauphiné^ est célèbre par ses mines de cristal ; ses habitants ne cessent pas d'en faire la recherche ou de continuer l’ouverture des eristallières dont l'exploitation est commencée... L’on a découvert plusieurs mines de ce fossile; il y ea a au lac de Brandes, à Maronne, à la Gorde, à Girause, à l'Armentière, précisément au-dessus de la Romanche, à Frenay, à la Grave. ï Cyentorprès d Cliazelle, à Vaujani; le cristal y est nu»-
PESr. POCC. CB»,
Lettres philosophiques sur la foi m sicrdsm, 1720
lion des sels, etc. Am
rochers creux dont les cavités sont garnies de cristaux ; on donne à ces cavités le nom de cris laitières, lorsqu’elles en contiennent une grande quantité. G’esttoujours près du sommetdes montagnes quartzeuses et graniteuses que gisent ces grandes cristallières ou mines de cristal. Plusieurs naturalistes, et entre autres MM . Altmann et Cappeller, ont décrit celles des montagnes de la Suisse1 : elles sont fréquentes dans le mont
geux et peu clair ; au Sautet, paroisse de Mont-de-lau , à Mizoin qui est au-dessus de cet endroit.... les filons de cristallière se font voir assez communément à des hauteurs très-élevées dans les montagnes; quelquefois même, comme à la Grave , ils touchent ou sont à peu de distance des glacières, ce qui en rend l’accès toujours assez difficile et quelquefois dangereux , ce qui sera toujours un obstacle réel à une exploitation régulière. Mémoire sur la minéralogie du Dauphiné , tome II, page 436 et suiv. — De Brandes, dit le même naturaliste , nous avons monté à la petite Herpia , où il y a une cristallière abandonnée. Le cristal en est beau; le rocher est un schiste tendre et dur en quelques parties.
De la petite Herpia on monte à la grande Herpia en deux heures par un chemin très-étroit.... et pour arriver à la grande cristallière , il faut monter par des rochers presque droits.... On y travaille l'hiver, et elle est , dit-on , la mère de toutes les autres cristallières ;'il y a un filon très-considérable de quartz , et le cristal est divisé en poches qui paraissent très-étroites et qui s'élargissent à fur et à mesure qu’on avance ; les mères des cristaux sont attachées au quartz de chaque côté , de sorte que les aiguilles sont tournées les unes contre les autres , et cet entre-deux est rempli d’une terre ocreuse où il y a quelquefois des aiguilles de cristal détachées; on fait jouer la mine dans le quartz pour détacher le rocher par quartiers , et ensuite on sépare avec des marteaux les cristaux de ce quartz. Le rocher est d’un schiste tendre qui se décompose facilement. Mémoires sur la Minéralogie d’Auvergne , tome I , page 17 et suiv. — Ce même savant académicien (M. Guettard) et M. Faujasde Saint-Fond ont parcouru les montagnes de l'Oisan dans les Alpes , dont les mines sont couvertes de glaces permanentes , et ont examiné les mines de cristal des fosses de la Garde , des Mas-sur-lès-clos, de Maronne , de Frenay. Ils ont aussi visité les travaux de la fameuse mine de cristal de la grande Herpia , qu’on a été forcé d’abandonner malgré sa richesse, parce qu'on ne peut y aborder que pendant un mois et demi de l'année , et qu’il faut courir les plus grands risques en y escaladant par des rochers taillés à pic , qui ne présentent (pie quelques saillies qui suffisent à peine pour placer la pointe du pied, et c’est audessus d'un précipice de plus de cinq cents pieds de profondeur qu’on est obligé de voyager de la sorte ; mais on est dédommagé des peines et des dangers en contemplant cette magnifique cristallière qui présente à l'œil un rocher qui n’est presque qu’une masse du plus beau cristal , et c’est pour cette raison que les gens des environs l'ont nommée la grande cristallière. Journal de Physique , mois de décembre 1773 , page 317.
1 Sur les cimes des plus hautes Alpes on trouve des mines de cristaux ; on sait que celle matière se trouve dans les cavités de certaines veines métalliques , et que le quartz leur sert ue matrice. Aux Alpes , les veines de quartz sortent au jour, et indiquent aux mineurs où il faut creuser; cependant il faut souvent beaucoup de temps et de travail pour trouver une cavité qui contienne des cristaux. Dans le Grinselberg , ou découvrit , en 1719 , une mine de cristaux plus riche que toutes celles qu’on avait déjà découvertes. L’un des cristaux de cette mine pesait huit cents livres ; il s'en trouve plusieurs de cinq cents livres. Les cristaux de la Suisse sont en général
NATURELLE
(irimsel , entre le canton de Berne et le Valais, dans le mont Saint-Gothard et autres montagnes voisines ; et c’est toujours dans les cavités du quartz ou dans les fentes des rochers quartzeux que se forme le cristal , et jamais dans les cavités ou fentes des rochers calcaires. Le cristal se produit aussi dans les pierres mixtes, comme on le voit dans presque tous les cailloux creux dont la substance est souvent mêlée de différentes matières vitreuses, métalliques, calcaires et limoneuses : mais il faut toujours que le quartz y soit contenu en plus ou moins grande quantité ; sans cela le cristal ne pourrait se pro- ’ duire, puisque sa substance est un vrai quartz sans mélange apparent d’aucune autre matière, et que quand on y trouve des corps étrangers , ils n’y sont que renfermés , enveloppés par accident, et non intimement et réellement mêlés.
M. Achard , très-habile chimiste, de l’académie de Berlin, ayant fait l’analyse chimique du rubis et d’autres pierres précieuses, et en ayant tiré de la terre alkaline, a pensé que le cristal
fort transparents. On en conserve un de couleur noire dans la bibliothèque de Berne ; on en trouve rarement de couleur jaune ou brune ou rouge. M. Altmann en a un chez lui dont la couleur approche de celle de l'améthyste. Description des montagnes de glace de la Suisse , par M. Altmann. Journal étranger , janvier 1753. — Les indices qui guident les mineurs dans la recherche du cristal de roche sont des bandes ou zones blanches de plusieurs toises d'étendue et de huit à dix pouces de largeur, qui enveloppent en divers sens les blocs des rochers ; ces zones, qu’ils nomment fleurs de mine, sont, dit M. Cappeller, formées par des concrétions brillantes et plus dures que la substance du roc. Les mineurs examinent aussi avec soin sùls ne découvrent pas au bord de ces bandes des suintements d’eau qui transsudent par des espèces de loupes qui excèdent la surface du rocher ; alors ils frappent à grands coups de masse sur ces éminences, et par le son qui résulte de la commotion ils jugent si le rocher est plein ou caverneux. Si ce son est creux , ils conçoivent de l’espérance et mettent la main à l'œuvre. Ils commencent par se frayer une route par la mine avec la poudre ; ils la dirigent en galerie comme les autres mineurs, et ils ont grande attention que leur mine ne coupe pas transversalement les bandes blanches , au moins dans leur plus grande largeur ; ce travail est pénible et souvent de plusieurs années , même incertains s’ils parviendront à la caverne qui recèle le cristal de roche. La longueur de l’exécution est encore prolongée par les neiges qui ne laissent à découvert les travaux que pendant environ trois mois de l’année....
La minière la plus riche que l'on ait trouvée fut celle que l’on découvrit en 1719; la quantité du cristal que Ion en tir.i fut estimée trente mille écus. Les quilles étaient d un volume énorme; il y en avait une qui pesait huit cents livres , plusieurs de cinq cents , et beaucoup de cent livres. L’on voit encore deux de ces belles quilles dans la bibliothèque de Berne- Tous les cristaux de celte riche minière étaient de la plus grande régularité et de la plus belle eau. Il s'eu trouva trèspeu de tannés par ces taches que l'on appelle neiges, ban., le Valais , vers le canton de Berne , dans la vallée de Kletcb . on a trouvé une belle mine de cristal. Voyez les Mémoires de M. Cappeller, médecin à Lucerne.
DES MINÉRAUX
de roche en contenait aussi ; et dans cette idée il a imaginé un appareil très-ingénieux pour former du cristal en faisant passer l’air fixe de la craie à travers du sable quartzeux et des diaphragmes d’argile cuite. M. le prince Galitzin, qui aime les sciences et les cultive avec grand succès, eut la bonté de m’envoyer, au mois de septembre 177 7, un extrait de la lettre que lui avait écrite M. Achard, avec le dessin de son appareil pour faire du cristal. M. Magellan, savant physicien , de la Société royale de Londres , me fit voir quelque temps après un petit morceau de cristal qu’il me dit avoir été produit par l’appareil de M. Achard, et ensuite ii présenta ce même cristal à l’Académie des Sciences. Les commissaires de cette compagnie firent exécuter l’appareil , et essayèrent de vérifier l’expérience de M. Achard; j'engageai M. le duc de Chaulnes et d’autres habiles physiciens a prendre tout le temps et tous les soins nécessaires au succès de cette expérience , et néanmoins aucun n’a réussi : et j’avoue que je n’en fus pas surpris , car d’après les procédés de M. Achard, il me paraît qu’on viendrait plutôt à bout de faire un rubis qu’un cristal de roche : j’en dirai les raisons lorsque je traiterai des pierles précieuses, dont la substance, la formation et l’origine sont, selon moi , très-différentes de celles du cristal de roche. En attendant , je ne puis qu’applaudir aux efforts de M. Achard, &>nt la théorie me parait saine et peut s’appliquer à la cristallisation des pierres précieuses ; mais leur substance diffère de celle des cristaux, tant par la densité que par la dureté et l’homogénéité ; et nous verrons que c’est de la terre limoneuse ou végétale, et non de la matière vitreuse que le diamant et les vraies pierres précieuses tirent leur origine.
Tout cristal, soit en petites aiguilles dans les cailloux creux, soit en grosses et grandes quilles dans les cavités des rochers quartzeux, est donc également un extrait, une stalactite du quartz. Les cristaux plus ou moins arrondis que l’on trouve dans le sable des rivières ou dans les mines de seconde formation , et auxquels on donne les noms impropres de diamants de Cornouailles ou d* Alençon, ne sont que des morceaux de cristal de roche, détachés des rochers et entraînés par le mouvement des eaux courantes; ils sont de la même essence, de la même pesanteur spécifique etdelamême transparence; ils ont de même une double réfraction , et ne h.
diffèrent du cristal des montagnes qu’en ce qu’ils ont été plus ou moins arrondis par les frottements qu ils ont subis. 11 se trouve une grande quantité de ces cristaux arrondis dans les vallées des hautes montagnes et dans tous les torrents et les fleuves qui en découlent : ils ne perdent ni n’acquièrent rien par leur long séjour dans l’eau ; l’intérieur de leur masse n’est point altéré : leur surface est seulement recouverte d’une enveloppe ferrugineuse ou terreuse , qui n est même pas fort adhérente; et lorsque cette croûte est enlevée , les cristaux qu’elle recouvrait présentent le même poli et la mêmetrans-
paience que le cristal tiré de la roche où il se forme.
I ai mi les cristaux même les plus purs et les plus solides, il s’en trouve qui contiennent de l’eau et des bulles d’air ; preuve évidente qu’ils ont été formés par le suintement ou la stillation de l’eau. Tavernier dit avoir vu dans le cabinet du prince de Monaco un morceau de cristal qui contenait près d’un verre d’eau 1 . Ce fait me paraît exagéré ou mal vu; car les pierres qui renferment une grande quantité d’eau ne sont pas de vrais cristaux, mais des espèces de cailloux plus ou moins opaques. On connaît sous le nom d enhydres 2 ceux qui sont à demi transparents et qui contiennent beaucoup d’eau; on en trouve souvent dans les matières rejetées par les volcans 3 : mais j’ai vu plusieurs cristaux de roche bien transparents et régulièrement cristallisés, dans lesquels on apercevait aisément une goutte d’eau surmontée d’une bulle d’air qui la rendait sensible par son mouvement, en s’élevant toujours au-dessus de la goutte d’eau lorsqu’on changeait la position verticale du morceau de cristal; et non-seulement il se trouve quelquefois des gouttes d’eau renfermées dans le cristal de roche, mais on en voit encore plus souvent
‘ Voyage en Turquie, etc. Rouen, 1713, tome I, page 332.
2 Cette pierre fut connue des anciens et sous le même nom. Pline en parle et la décrit bien en ces termes : « Enhydros « semper rotunditatis absolutæ , in candore est levis, sid ad « motuin fluctuât intus in ea veluti in o\is liquor. » Liber XXXVII, cap. xi.
3 Les enhydres ou cailloux creux sont, dit M. Faujas de Saint-Fond, des espèces de pierres caverneuses ou géodes , pleines d’eau. Cette eau est ordinairement limpide, sans goût, sans odeur et de la plus grande pureté. On trouve prés de Vicence, sur une colline volcanique , de petits cailloux creux , d’une espèce de calcédoine ou d’opale , dans lesquels il y a quelquefois de l’eau : ces enhydres peuvent se monter eu bagues , et comme ils sont d’une substance transparente , on y voit très-distinctement l’eau qui s’y trouve renfermée, Recherches sur les volcans éteints, page 230, in-folio.
HISTOIRE NATURELLE
dans les agates et autres pierres vitreuses qui ! souvent il est plus mêlé de schorl et d autres
n’ont qu’une demi-transparence. M. Fougeroux parties hétérogènes. Le second cristal de Mada-
de Bondaroy , de l’Académie des Sciences , a gascar ressemble a celui d Europe. M. abbe
trouvé de l’eau en quantité très-sensible dans de Rochon a rapporte de cette lie «ne grosse
plusieurs agates qu’il a fait casser - . Il est donc et belle aiguille a deux pointes de ce cristal . on
certain que les cristaux , les agates et autres peut la voir au Cabinet du o .
stalactites quartzeuses ont toutes été produites Dans le nouveau continent , e cl;
1 1 che est tout aussi commun que dans 1 ancien ,
par l’intermède de l’eau. >i , , 0 ~ •
Comme les montagnes primitives du globe ne on en a trouve à Saint-Domingue , en V gisont composées que de quartz, de granit et d’au- nie » , au Mexique et au Pérou , ou M- d U ba très matières vitreuses , on trouve partout dans dit en avoir vu des morceaux fort grands et t, esl'intérieur et au pied de ces montagnes du cris- nets ; ce savant naturaliste marque meme sa tal de roche , soit en petits morceaux roulés , surprise de ce qu’on ne le recherche pas, et que
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chers Les hautes montagnes de l’Asie en sont ver de grosses masses 4 *. Enfin, il y a du ci is tal aussi fournies que les Alpes d’Europe .Les voya- dans les pays les plus froids comme dans les geurs parlent du cristal de la Chine % dont on climats tempérés et chauds ; on a recuedl. en
fait de beaux vases et des magots; des cristaux | Laponie et au
de Siam 3 de Camboye, des Moluques*, et par- semblables a ceux de Bustol, et o y
tieulièrement de celui de Ceylan où ils disent très cristaux en aiguilles et en grosses quilles .
qu’il est fort commun •. Ainsi dans tous les pays du monde i se produ
En Afrique, le pays de Congo tire son nom du cristal , soit dans les cavités des roc eis du cristal qui s’y trouve en très-grande ahon- quartzeux , soit dans les ^cs perpendicubi. dance6; il y en a aussi en quantité dans le pays | res qjn l« ; e^lm qu, se presem
de Galam 7 : mais l’île de Madagascar est peutêtre de toute la terre la contrée la plus riche en cristaux 8 ; il y en a de plus et de moins transparents. Le premier est limpide comme l’eau, et se présente , pour ainsi dire, en masses dont nous avons vu des blocs arrondis, de près d’un pied de diamètre en tous sens : cependant quoi qu’il soit plus net et plus diaphane que le cristal d’Europe, il est un peu moins dense9 , et
4 Voyez les Mémoires de l’ Académie des Sciences , année 1776, page 6SI et suiv.
3 Histoire générale des Voyages, tome VI, page 483.
* Idem, tome IX, page 307.
4 Histoire de la Conquête des Moluques , par Argensola ;
Amsterdam, 1 70", tome II, page 54.
8 Histoire générale des Voyages, tome A Iïl , page 5 <9. —
Les Romains tiraient du cristal de l’Inde et en taisaient grande estime, quoiqu’ils sussent bien que les Alpes d’Italie en produisaient de très-beau. « Oriens , dit Pline, cristallum mittit ,
« lndicæ nulla præfertur... sed laudata in Europæ Alpium ju-
u gis. » Lib. XXXVII, cap. II.
« Histoire générale des Voyages, tome IV, page bH.
ndem, tome H, page 64i.
» Il Y a de fort beau cristal à Madagascar, surtout dans la province de Galemboul où on le tire en pièces de six pieds de long et quatre de large sur autant d’épaisseur. Les ncgres n’y travaillent que le soir, apparemment parce qu ils u aiment pas à le voir embarquer sur nos navires. Histoire generale des Voyages, tome VllI, page 620.
y Dans la Table de M.Brisson, la pesanteur spécifique du cristal de Madagascar est de 26530, et celle du aidai Europe de 26548 , relativement à l’eau supposée 10000. Ainsi le cristal d’F.urope est un peu plus dense que celui de Madagascar.
dans les cailloux creux et dans les pierres graniteuses provient aussi du quartz qui fait partie de la substance de ces cailloux et pierres
mixtes.
L’extrait le plus pur du quartz est donc le cristal blanc ; et quoique les cristaux colorés en tirent également leur origine , ils n’en ont pas tiré leurs couleurs; elles leur sont accidentelles, et ils les ont empruntées des terres métalliques qui étaient interposées dans la masse du quartz ou qui se sont trouvées dans le lieu de la formation des cristaux : mais cela n’empêche pas qu'on ne doive mettre au nombre des extraits en stalactites du quartz tous ces cristaux colorés ; la quantité des molécules métalliques dont iis sont imprégnés, et qui leur ont donne des couleuis, ne fait que peu ou point d’augmentation à leur masse; car tous les cristaux, de quelque couleur qu’ils soient, ont à très-peu près la même densité que le cristal blanc. Et comme les améthystes, la topaze de Bohême , la chrysolithe et l’aigue marine , ont la même densité , la meme
1 Histoire générale des Voyages, tome XII page 218.
2 Idem, tome XIV, page 408.
3 Idem, tome XII, page6'<8.
4 Idem , tom XIV, page 408. a„»aIw»s de
s Voyez la relation du père Cbarlevoix , et les Mém
l’Académie des Sciences, année 1732. page 197.
DES MINÉRAUX
Pureté la meme double réfraction , et qu’elles sont également résistantes à l’action du feu, on peut sans Hésiter les regarder comme de vrais ci istaux ; et l’on ne doit pas les élever au rang des pierres précieuses qui n’ont qu’une simple réfraction , et dont la densité, la dureté et l’origine sont très-différentes de celles des cristaux vitreux.