‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 115 sur 304 · PARTIE EXPÉRIMENTALES · texte numérisé non relu

PARTIE EXPÉRIMENTALES

ières comme.

M. le comte d’Angivillers.

qui ont fourni cette platine, et qui, pour en augmenter la quantité, auront sois er avec ces sables crisiallins ; car, je le he, je v’ai point trouvé de ces cristaux dans plus d’une demi-livre de platine que m'a donnée

20, J'ai trouvé, comme M. de Milly, des paillettes d'or dans la platine ; elles sontaisées à reconnaitre par leur couleur, et parce qu'elles ne sont point du tout magnétiques :

mais j'avoue que je n'ai pas aperçu les globules de mereure qu'a vus M. de Milly. Je ne veux pas pour cela nier leur existence ; seulement , il me semble œue les paillettes d'or se trouvant avec ces globules de mercure dans la même matière, elles seraient

pas la couleur jaune de l'or que j'ai remarquée dans toutes les paillettes d'or que j'ai pu trouver dans une demi-livre de platine (1). D'ailleurs les globules transparents , dônt je viens de parler, ressemblent beaucoup à des globules de mercure vif et brillant, en sorte qu'au premier coup d'œil 1l est aisé de s’y tromper. ,

30. Il y avait beaucoup moins de parties ternes et rouillées dans ma Priilatine que dans celle de M. de Milly ; etce nest pas proprement de la rouille qui couvre la surface de ces particules ferrugineuses, mais une substance noire, produite par le feu, et tout-à-fait semblable à celle qui couvre la surface du fer brûlé : mais ma seconde platine, c'est-à-dire celle que j'ai prise au Cabinet du Roi , avait encore de commun avec celle de M. le comte de Milly , d'être mélangée de quelques parties ferrugineuses , qui, sous le marteau, se +! rage en poussière jaune et avaient tous les caractères de la rouille. Ainsi cette platine du Cabinet du Roi , et celle de M..de Milly, se ressemblant à tous égards , il est vraisemblable qu'elles sont venues du mème endroit et par la même voie ; je soupconne même que toutes deux ont été sophistiquées et mélangées de près de moitié avec des matières étrangères, cristallines et ferrugineuses rouillées , qui ne se trouvent pas dans la platine naturelle.

4°, La production dû bleu de Prusse par la platine me parait prouver évidemment la SR RE

(1) ai trouvé depuis dans d'autre platine des pail. dettes d'or qui n'étaient pas jaunes , mais brunes et méme noîres comme le sablon ferrugineux de la plaline, qui probablement leur avait donné cette eou-

leur uvirâtre. pr,

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